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Des paroles aux actes

Des lunettes noires dans la vallée

Slow Food Sauver le mouton à lunettes: c'est la mission que se sont fixée un aubergiste et un éleveur de la vallée de Funes, dans le Tyrol du Sud (IT).

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Pino Covino, Véronique Hoegger
01 mai 2017

Les pères dune renaissance: Günther Pernthaler (à g.) et Oskar Messner.


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Bêtes choyées

Préserver la biodiversité, lutter contre l'exode rural dans les vallées, créer une valeur ajoutée dans la région en réintroduisant des méthodes de production traditionnelles et des prix équitables: tels sont les objectifs de l'association à but non lucratif Slow Food, soutenue par Coop. Oskar Messner en fait partie: «Nous souhaitons que notre vallée – et toute la région alpine – offre un avenir à nos enfants et promeuve une approche touristique respectueuse de l'environnement et des animaux.» Le bien-être des bêtes lui tient tout particulièrement à cœur. «Les moutons reçoivent du foin de la vallée et leur nourriture, qui vient d'un moulin du Tyrol du Sud, ne contient aucune plante génétiquement modifiée. Elle est entièrement naturelle», souligne le restaurateur de 43 ans.
Il est rejoint par Günther Pernthaler, président de l'association des éleveurs de moutons à lunettes du Tyrol du Sud, qui regroupe près de 80 agriculteurs. L'éleveur de 46 ans revient tout juste de l'abattoir de Bressanone, où il a fait abattre 30 agneaux. «L'abattage se fait lorsque les bêtes pèsent 30 à 35 kilos. Elles ont alors entre 4 et 6 mois.»
Günther Pernthaler assure que les moutons n'ont pas passé l'hiver dans l'étable, mais à l'extérieur. «Ce fut une expérience réussie. Les bêtes n'ont pas cherché à se réfugier dans la cabane et sont restées dehors, même par –12 °C.» Cette approche leur a permis d'avoir plus d'espace et d'air frais. «La lumière du soleil, qui est essentielle pour la production de vitamine D, a eu un effet positif sur leur santé et sur la capacité de reproduction du bélier. Et la viande est encore plus tendre et meilleure.»
Günther Pernthaler a trouvé des acheteurs aussi bien en Bavière et en Autriche qu'à Saint-Gall. «Sans la collaboration avec Coop, qui soutient notre projet et achète notre ragoût d'agneau, il aurait été bien plus difficile d'accomplir cette avancée», insiste toutefois Oskar Messner.

Source Johann Messner

Acte N° 6

Des actes pour le bien-être de tous

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