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Des paroles aux actes

Légumes au chaud grâce aux déchets

Cultures Une serre située à Hinwil (ZH) consomme de l'énergie à tour de bras. Les rejets thermiques issus de l'incinération des déchets servent à la chauffer.

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Christoph Kaminski, DR
15 mai 2017

Thomas Beerstecher produit des poivrons neutres en CO2 dans une serre chauffée par les rejets thermiques dune usine dincinération des déchets.


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Autre façon de chauffer

L'usine Kezo brûle des déchets et produit de l'électricité. À la fin de ce processus, il reste de la vapeur d'eau à 45 °C que personne ne peut utiliser. Avant, l'usine rejetait cette énergie dans l'environnement à l'aide de ventilateurs. Depuis 2015, la serre de Thomas Beerstecher assure le refroidissement nécessaire. Plus celle-ci utilise d'énergie, moins la Kezo doit en éliminer. «Nous avons signé un contrat énergétique pour 25 ans à un prix fixe, peu importe notre consommation», explique le maraîcher. Maximiser et non minimiser la consommation d'énergie s'avère bénéfique pour ses poivrons, concombres et tomates. «Ainsi, nous pouvons chauffer la partie inférieure et expulser par ventilation l'humidité s'accumulant en hauteur. Les conditions que l'on obtient alors sont parfaites pour la santé des plantes», précise Thomas Beerstecher. Les tomates, par exemple, qui croissent sur un substrat de fibre de coco, ne nécessitent aucun traitement. Sa serre est déjà la deuxième à être exploitée à proximité de l'usine Kezo. Elle fait figure d'exemple en matière de culture de légumes neutre en CO2. «Depuis longtemps, nous sensibilisons nos fournisseurs à une production économe en énergie et à des méthodes de chauffage alternatives», déclare Bruno Cabernard, membre de la division Développement durable de Coop. Mais le détaillant a conscience qu'une telle mutation nécessite du temps. «Ce sont des investissements sur trente à quarante ans. Mais ils en valent la peine.»

Serre neutre en CO2

À Hinwil, la serre du producteur s'étend sur une surface de production de 35  000 mètres carrés. S'il devait la chauffer à l'aide d'énergies fossiles, il consommerait 1,5 million de litres de mazout par année. L'empreinte écologique de ses poivrons et de ses tomates serait alors décuplée.
Menée par l'École polytechnique fédérale de Zurich sur mandat du WWF, une étude ayant examiné à la loupe les conséquences environnementales de la culture de diverses variétés de fruits et de légumes arrive à la même conclusion. Les résultats des chercheurs révèlent que les concombres ou les tomates qui sont cultivés sans énergie fossile n'ont qu'un impact minime sur l'environnement. Mais, si ces légumes sont produits dans une serre chauffée aux énergies fossiles, au contraire de ceux cultivés dans une serre neutre en CO2, leur culture pollue trente fois plus environ durant l'hiver. Selon Claudio Beretta, directeur de recherche, nous pouvons partir du principe que l'ordre de grandeur est le même pour les poivrons.

Production neutre en CO2

Source Coop société coopérative

Acte N° 276

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