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Des paroles aux actes

Un poisson au paradis

Assortiment Coop a renoncé depuis plusieurs années à de nombreuses espèces de poissons. L'enseigne rehausse ainsi son profil en matière de développement durable. Bilan des dix années du Seafood Group.

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Getty Images, Keystone, Heiner H. Schmitt
05 juin 2017

Pêche au cabillaud MSC en Norvège.


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Le saint-pierre de Nouvelle-Zélande

Connaissez-vous le saint-pierre de Nouvelle-Zélande? Non? Dommage, car c'est un poisson délicieux. Toutefois, vous ne pourrez pas en acheter pour le moment chez Coop, car le détaillant prend le développement durable très au sérieux. L'exemple du saint-pierre de Nouvelle-Zélande en témoigne. Auparavant, ce poisson qui mesure 60 cm et pèse quatre kilos atterrissait par tonnes sur les étals des magasins. Jusqu'au jour où le WWF a dit stop!
En 2007, Coop a fondé le WWF Seafood Group en collaboration avec l'organisation écologiste et s'est engagée à retirer de son assortiment les espèces surexploitées ou ne provenant pas d'une pêche durable. Or le saint-pierre de Nouvelle-Zélande figure encore sur la liste rouge. Pas question donc d'y toucher. En cessant de vendre du saint-pierre de Nouvelle-Zélande à partir de 2008, Coop a renoncé à une partie de son chiffre d'affaires.
Pour le moment, Gerhard Zurlutter, acheteur de poisson, ne pense pas qu'il va réapparaître dans l'assortiment. «Nous ne trouvons pas d'entreprise qui le pêche de manière durable.» Selon lui, tant que d'autres gros clients achètent leur marchandise, les pêcheurs ne se sentent pas forcés de changer leur mode de fonctionnement.

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Une grande performance

Le sébaste

En dix ans, depuis la création du WWF Seafood Group, Coop a beaucoup évolué. Depuis la fin 2016, elle alimente son assortiment de poissons et de fruits de mer avec des produits issus exclusivement d'une pêche durable, dont l'origine doit être jugée recommandable ou acceptable par le WWF.
Un happy end pour le Seafood Group? «Très happy, mais pas encore end, déclare Marianne Breu, spécialiste des poissons au WWF et responsable du Seafood Group depuis dix ans. Coop a réalisé une grande performance et posé des jalons essentiels.»
L'objectif est maintenant d'augmenter la part de poissons jugés «recommandables» et d'étendre l'assortiment estampillé bio ou MSC. Cela signifie à l'échelle internationale que Coop et le WWF doivent soutenir les pêcheurs et les pisciculteurs dans leur reconversion et ajuster continuellement les normes liées aux labels sur la base des dernières connaissances scientifiques.
«L'assortiment ne cesse de s'élargir», affirme Gerhard Zurlutter. En effet, Coop ne s'est pas contentée de retirer certaines espèces, elle les a aussi remplacées. Le sébaste fait figure d'exemple. Ce poisson très prisé avait disparu du rayon poissonnerie, car il était surexploité. Mais l'enseigne a réussi entre-temps à trouver des entreprises de pêche certifiées MSC qui appliquent des directives strictes pour la pêche au sébaste.
Même si la Suisse est un acteur mineur sur le marché international du poisson, le WWF Seafood Group a eu un impact important. «Il a tiré la sonnette d'alarme en Suisse, si bien qu'en peu de temps, d'autres partenaires nous ont rejoint, explique Marianne Breu. Dans d'autres pays, Coop est toujours citée comme exemple d'entreprise ayant réussi à mettre en place un assortiment durable.»

Taux des prises trop élevé

Source MSC; infographie Caroline Koella

Acte N° 39

Des actes pour le bien-être de tous

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