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DES PAROLES AUX ACTES

Des colonies d'abeilles bio

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MARKUS LAMPRECHT, Samuel Bortolato, shutterstock
17 septembre 2019

Robert Mayr (61 ans) examine ses ruches à Kradolf (TG). Il s'est converti au bio en 2015, après avoir perdu toute sa production.

Robert Mayr (61 ans) est l’homme qui murmure à l’oreille des abeilles. Il s’est lancé dans l’apiculture pour le plaisir en 1988, avec trois colonies. Aujourd’hui, il possède plus de 200 ruches et est copropriétaire de l’exploitation apicole Imkerei Mayr, à Kradolf (TG). «Mon associée et moi vivons de l’apiculture», annonce-t-il avec une certaine fierté. Depuis quatre ans, ils ont adopté les directives strictes de Bio Suisse. Une conversion qu’ils doivent à l’origine à une catastrophe: en juin 2015, de fortes intempéries inondent les caves et réduisent à néant toute leur production. L’apiculteur songe alors à tout arrêter. Mais les choses se sont passées différemment: «La possibilité de livrer du miel bio à Coop nous a motivés à réinstaller de nouvelles ruches», raconte-t-il.

La production de miel bio est soumise à des exigences élevées: «La moitié au moins des surfaces se trouvant dans un rayon de trois kilomètres autour d’un rucher doivent être exploitées biologiquement, nous explique Robert Mayr. En Thurgovie, où l’agriculture conventionnelle est très répandue, il n’est pas évident de trouver de bons emplacements.» Fin mai, au plus tard, la plupart des fleurs sont fanées; il n’y a alors plus grand-chose à butiner. «C’est pourquoi nous nous rendons avec une partie de nos colonies aux Grisons et au Tessin, où les abeilles trouvent suffisamment de nectar et de pollen durant l’été.»

L’organe de contrôle de l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL) vérifie régulièrement les emplacements des ruches et d’autres critères. «Nous devons en outre faire analyser le miel, le pollen et la cire d’abeille pour s’assurer qu’ils sont exempts de résidus de pesticides.» Le miel est aussi testé afin d’y détecter, par exemple, des traces d’antibiotiques, utilisés dans l’agriculture conventionnelle pour lutter contre le feu bactérien. «Mais notre miel a toujours été irréprochable», se félicite l’apiculteur.

 


Acte N° 20

Le Bourgeon rencontre les abeilles

En 2013, nous avons été les premiers à lancer un miel de fleurs bio suisse portant le label Bourgeon. Les abeilles doivent parcourir près de 80000 km pour produire 1 kg de miel.

Plus d’infos sur cet acte sur www.des-paroles-aux-actes.ch/20