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DES PAROLES AUX ACTES

La fine fleur des huiles

Difficile de rester insensible devant l’étendue d’un champ de tournesols à la fin de l’été…

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Fibl | David Birri
02 avril 2019

L'huile de tournesol est issue des graines de ces grandes fleurs. La variété HO est même adaptée aux fritures.

Pour obtenir un litre d’huile, qui se retrouvera dans notre cuisine, il faut trois kilos de graines de ces fleurs. En Suisse, les agriculteurs plantent non seulement des variétés communes, mais aussi de plus en plus de tournesols bio High Oleic (HO).

Leur culture est similaire à celle des variétés non bio, comme le raconte André Meier, agriculteur en Argovie: «Comme les graines habituelles, je les sème à la mi-avril, car le sol est un peu plus chaud. Je laisse ensuite les plantes pousser et fleurir jusqu’à la récolte en septembre ou octobre.»

A l’intérieur des précieuses graines se niche cependant une différence: «Les graines des tournesols HO contiennent plus d’acides oléiques. Grâce à cela, l’huile HO est très résistante à la chaleur.» Cette nouvelle variété a ainsi été sélectionnée car elle est idéale pour cuisiner et rôtir à feu vif et convient également très bien à la friture. Comme elle est pressée à froid, l’huile de tournesol HO conserve des nutriments précieux pour l’organisme, qui peuvent être détruits par le pressage à chaud. Un processus qui garantit aussi de préserver tout son goût.

Acte N° 111

Une longueur d’avance en bio
En 1993, nous avons lancé avec Naturaplan la première marque bio du commerce de détail suisse, une initiative qui a permis aux produits bio de percer dans notre pays. Chez Coop, la part du bio dépasse les 10%.Autres informations ici: www.des-paroles-aux-actes.ch/111

Encourager la biodiversité des zones humides

La plaine de la Linth abrite une riche faune et flore, qui doit être préservée.

La plaine de la Linth, une région s’étendant entre les lacs de Zurich et de Walenstadt, était autrefois un grand marécage d’un seul tenant. Depuis son assèchement à la fin des années 1930, elle accueille une activité agricole intensive. Résultat: presque toutes ses zones humides ont disparu, des habitats pourtant essentiels pour la biodiversité. 

Une fondation nommée «Lebensraum Linthebene» souhaite revaloriser cette région au profit des animaux, des plantes et des humains. Pour que tous trois cohabitent de manière plus harmonieuse, elle protège les milieux et les relie afin que la faune puisse se déplacer, tout en soutenant les agriculteurs et en favorisant la diversité des espèces. 

A l’occasion des 30 ans d’Oecoplan, Coop et le WWF soutiennent financièrement dix projets, dont celui-ci. Parmi les autres projets, il y a la protection d’un marais forestier dans le canton de Schwytz, ainsi que la création de frayères pour les amphibiens. Ces actions bénéficient également à d’autres espèces, comme le martin-pêcheur ou le lézard agile, devenu rare.

Les paysans de montagne, champions du bio

Le bio suscite l'engouement chez les paysans de montagne.

Si le nombre d’exploitations agricoles en Suisse est en baisse, ce n’est pas le cas sur le segment de l’agriculture biologique! En 2017, il y avait sept fois plus d’exploitations bio qu’en 1990, comme le montre une étude récente de l’Office fédéral de la statistique. Entre 1990 et 2017, la proportion de terres cultivées en bio dans les zones de montagne est passée de 1 à 27%. Sur la même période, en plaine, elle a évolué plus modestement de 1 à 9%. La plupart des fermes dédiées à l’agriculture bio sont donc implantées en zone de montagne.