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Les vacances de vos poissons

Emmener votre poisson rouge en villégiature? Vous n'y pensez pas! Sous certaines conditions, les nageurs peuvent survivre jusqu'à deux semaines en autonomie.

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Getty Images
21 juillet 2014

Il faut bien expliquer la marche à suivre à la personne qui soccupera des poissons.


Avec la mode des NAC (nouveaux animaux de compagnie), la Société suisse de la protection animale à Bâle note une aggravation de l'abandon de poissons. En période estivale, il est difficile de recommander aux propriétaires de nageurs de les emmener avec eux! A Lausanne, le comédien Renaud Berger a trouvé une solution, à condition que l'aquarium soit de dimensions modestes: «J'emmène la famille à nageoires chez ma sœur pour l'été. Je transporte l'aquarium quasi plein, ainsi le sable du fond n'est pas trop remué. Le matériel, pompes, lampes, est démonté et remonté chez la fish-sitter.» Pour un bac de 25 litres, le déménagement est délicat mais possible. Par contre, dès que l'aquariophile a vu plus grand, fût-ce un contenant de 50 litres, le transport s'avère trop compliqué.

Notre spécialiste Jean-Bernard Borruat apporte quelques éclaircissements concernant la vie des poissons durant l'absence des «maîtres»: «Dans un aquarium bien entretenu, qui accueille des bêtes convenablement nourries et de manière variée, c'est-à-dire du congelé, des paillettes, de la gelée, des granules et des menus vivants, elles peuvent parfaitement passer une, voire deux semaines privées d'alimentation. Dans la nature, les poissons doivent chercher à manger, le frichti n'apparaît pas toujours en abondance. Mais je le répète: le biotope doit être parfaitement propre, et ses habitants toujours bien nourris.» Si un voisin ou un ami s'occupe des poissons durant les vacances, il faut insister sur le mode d'emploi de l'aquarium: «Gare à ne pas trop nourrir les poissons, ils peuvent en mourir. Et surtout, il faut bien expliquer le rôle de la pompe et du chauffe-eau, de la lumière, afin que l'ami ne débranche pas les prises.»

Enfin, il existe des distributeurs automatiques de nourriture, à régler avant le départ. Ou encore des aliments de vacances, sous forme de bâtonnets, croquettes qui se désagrègent peu à peu dans l'eau ou des tablettes qui se dissolvent sur le fond. «Mon expérience avec ce type d'aliments, souligne Jean-Bernard Borruat, est l'apparition d'algues.»

Des chatons cherchent un nouveau foyer

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«Le chagrin des animaux»

Bouleversant, surprenant, édifiant, éducatif, tels sont quelques-uns des termes qui viennent à l'esprit à la lecture de l'ouvrage de l'anthropologue américaine Barbara J. King (Ed. de Fallois), qui a notamment étudié le comportement des singes dans différentes réserves africaines. Dans ce livre qui vient de paraître, elle relate, sous forme de récits, des expériences vécues par elle-même ou rapportées par des scientifiques ou des proches, la manière dont les animaux expriment leur chagrin, leur compassion, leur compréhension instinctive de diverses situations. Chevaux, chats, singes, bisons, éléphants, lapins, ours, tortues, l'auteure a longuement observé, discuté avec des chercheurs et des particuliers et noté scrupuleusement le comportement des bêtes. Loin de tout anthropomorphisme, elle conclut à la sensibilité, à l'amour et au chagrin de nos amis privés de parole. Elle complète son ouvrage par un historique du chagrin. Emouvant.