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Maître et chien ne font qu'un

Très populaire en Europe du Nord, l’obédience est une discipline aussi exigeante pour le maître que pour son chien.

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01 octobre 2018

La Jurassienne Nathalie Krattiger et son Border Collie, Tao, au Championnat du monde d'obédience en Hollande, en juin dernier.

Membre de la Société cynologique jurassienne de Delémont, Nathalie Krattiger a de quoi se réjouir. Avec Tao, son Border Collie de 4 ans, elle vient de décrocher la médaille d’argent au tout récent Championnat suisse d’obédience à Berne. Dans sa ligne de mire, une participation au Championnat du monde 2019 en Tchéquie. Avec Tao, elle a déjà participé à deux Championnats du monde, en Hollande cette année et en Belgique en 2017. «J’étais d’ailleurs la première Romande à faire partie de l’équipe suisse.»

Déceler le potentiel du chiot

Moins physique que l’agility (parcours d’obstacles), l’obédience est un programme basé sur la relation et la complicité entre le maître et son chien. Une discipline qui convient très bien à la Jurassienne: «L’obédience, c’est dix exercices d’obéissance. Il faut un chien attaché à son maître, aimant partager cette activité avec l’homme et possédant une très grande écoute et une grande volonté de plaire. A quoi s’ajoutent de la rapidité et de la précision.» Tout cela s’acquiert évidemment avec beaucoup de travail. Mais au fait, comment déceler le potentiel d’un chiot? «Si on a un chien de 2 mois qui aime manger et jouer, on a toutes les chances de faire un bon bout de chemin avec lui. On peut travailler avec n’importe quel chien; les résultats dépendent de son talent.» Si la discipline est ouverte à toutes les races, les Border Collies représentent à eux seuls 90% des concurrents.

Le programme nécessite aussi des exigences côté humain. «Il faut être un peu fou pour faire un tel sport», rigole Nathalie Krattiger. La Jurassienne doit réussir à comprendre les réactions de Tao. Autrement dit: se mettre à sa place pour savoir ce qu’elle doit faire et ce qu’elle peut faire. «Mais comment deviner à quoi pense un chien?», sourit-elle. Son coéquipier est cependant sur une très bonne voie. «Il connaît très bien son travail. Je soigne encore le maintien et finalise les 10% qui me manquent pour être au top.» Soit, environ 30 minutes d’entraînement par jour, à quoi s’ajoutent les promenades. «Mais ce ne sont pas de vraies balades, car Tao veut toujours faire quelque chose. C’est à moi de dire stop, on se promène…» Par contre, une fois arrivé à la maison, il devient un vrai pantouflard qui dort sur le canapé et quémande à table. Bref, un vrai chien de famille tout comme les autres!

 

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