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Princes du Grand Nord

Les chiens de traîneau ont gardé le goût des grands espaces et de la liberté. C’est au maître de s’adapter. Prêt pour une glisse façon Yukon? Allez, mush!

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11 février 2019

Les chiens de traîneau gardent un côté sauvage. Il faut bien les encadrer, car l'effet de meute peut reprendre le dessus.

S’ils restent indissociables de la vie des tribus du Grand Nord, les chiens polaires ont peu à peu su se faire une place dans nos sociétés. A condition que soient respectés leurs besoins spécifiques. Huskys de Sibérie, malamutes d’Alaska, samoyèdes de Laponie ou groenlandais détestent la solitude. Ils aiment la meute et ont un grand besoin d’espace et d’exercice.

Dans le Jura bernois, Danièle Tock, professeur de gymnase, et Thierry Maurer, informaticien, partagent leur temps avec 15 huskys adultes (ventdunord.ch). Ces «mushers» (ou meneurs de chiens) pratiquent la randonnée en traîneau et participent à des compétitions. «Nos chiens vivent avec nous. Ils ont droit au canapé», lance Danièle Tock. Côté sportif, elle programme les exercices en fonction de l’animal: «On peut les atteler assez longtemps, à condition d’adapter la difficulté et la longueur du parcours, explique la musher. On entraîne les plus jeunes pour la compétition et on se réserve les plus âgés pour des promenades plus tranquilles. Mais il faut que tous les chiens puissent courir.»

De leurs origines, les chiens polaires ont gardé de folles envies de liberté et un fort instinct de prédation. Si plusieurs de ses huskys ont un bon rappel, Danièle Tock opte néanmoins pour la prudence: «Je ne prends pas vraiment le risque de lâcher mes chiens, car de nombreux animaux de ferme vivent à proximité. Le husky reste quand même un chasseur et l’effet de meute complique encore les choses.» Un chien ayant un rapport individuel avec son maître peut être dressé au rappel, mais il reste cependant moins fiable que d’autres races!

Des futurs maîtres sélectionnés

Danièle Tock ouvre l’œil quand il s’agit de voir partir ses chiots vers de futurs maîtres: «Nous avons eu une portée de sept chiots en décembre. Ils s’en vont ces jours. La plupart étaient réservés par des mushers, les autres vont chez des personnes qui ont déjà possédé un husky.» Autant dire que les demandes saugrenues restent sans réponse. «On veut savoir si les gens ont la possibilité de faire du sport pour que le chien puisse avoir suffisamment de mouvement, indique-t-elle. Car il nous est arrivé de recevoir une demande de chiot accompagnée de la photo d’un balcon…»

Prochaine course

Les Mosses – La Lécherette (VD)

Du sprint au ski-jöring, la Course internationale de chiens de traîneau «Les Mosses – La Lécherette» se déroulera les 2 et 3 mars 2019, de 9h à 16h. Un spectacle gratuit à découvrir en famille.

C’est aussi le samedi 2 mars 2019 que sera donné bien loin de chez nous le départ de l’Iditarod. La plus célèbre course de chiens de traîneau au monde rassemble des attelages de 16 chiens qui doivent parcourir les 1757 km de taïga reliant Anchorage à Nome en Alaska.