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Famille

Tout schuss avec Didier Défago aux Portes du Soleil

Reconversion Plus de deux ans après avoir mis un terme à sa carrière de skieur professionnel, Didier Défago est toujours actif dans le monde du ski. Rencontre sur les pistes avec le Valaisan et sa famille à Champéry (VS).

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Sedrik Nemeth
11 décembre 2017

Didier Défago (40 ans) nous a donné rendez-vous sur les pistes de ski. Sur «ses» pistes, à quelques kilomètres de Morgins (VS) où il a grandi et où il vit. Nous sommes à Champéry, sur le domaine des Portes du Soleil qui porte bien son nom ce samedi 2 décembre. C'est la première journée de la saison en famille sur les skis pour les Défago. Alexane (10 ans) et Timeo (8 ans) semblent impatients de retrouver les joies de la glisse et le mercure en dessous de 0 degré ne freine en rien leur enthousiasme. «Je peux profiter un peu plus de la famille et c'est vraiment agréable de skier tous ensemble, sans avoir besoin d'amener une performance, sans l'arrière-pensée de s'entraîner pour être au top», se réjouit leur papa, qui découvre le «ski plaisir».
Le champion olympique de descente 2010 est désormais apprenti «architecte des pistes» – clin d'œil au métier de dessinateur en bâtiment qu'il a appris – et a comme formateur l'ancienne gloire du ski Bernhard Russi. Tous les deux esquissent depuis plus d'un an la descente des Jeux olympiques 2022 à Pékin et le skieur retraité revient à peine d'un séjour en Chine. «Ça me plaît énormément. J'avais adoré la combinaison entre dessin et technique lors de ma formation. Visualiser un objet, le dessiner et le réaliser. Avec la construction des pistes, la différence principale est de pouvoir se représenter le ressenti de l'athlète qui descend la pente. Où est-ce qu'on peut créer les sauts? À quelle vitesse on va arriver? Il faut encore avoir un petit instinct d'athlète et le feeling... et là je peux aider Bernhard!», raconte avec passion l'homme aux cinq victoires en Coupe du monde. «Mais j'ai encore beaucoup à apprendre au niveau administratif.»

Dans la peau d'un athlète

Un peu plus de deux ans après avoir quitté le Cirque blanc qui l'a vu briller durant près de vingt ans, Didier Défago est encore un brin nostalgique. «Ce qui m'a manqué directement, c'est cette tension, cette nervosité qu'on ressent dans une aire de départ et l'adrénaline.» Mais le Valaisan n'a pas tout à fait décroché avec le sport d'élite, puisqu'il développe le matériel de compétition pour la marque Rossignol et assure le suivi du «team» de celle-ci en Coupe d'Europe, un mandat qui l'occupe de 60 à 70 jours par saison. «Ça me donne l'occasion de me remettre dans la peau de l'athlète et de rester au contact avec le milieu du ski, un souhait que j'avais lorsque j'ai arrêté.» Cela permet aussi au Morginois de garder la forme et il en faut pour suivre les deux bolides Alexane et Timeo qui dévalent les pistes à vive allure!

Derniers Mondiaux en famille

Avant d'entamer sa seconde carrière, Didier Défago passait 200 jours par an environ avec l'équipe nationale de ski. Alors, forcément, il lui est difficile de retenir un seul souvenir. «Une grosse connaissance de soi-même, déjà. Les Jeux, Kitzbühel, c'est de la performance pure, avec de l'émotion derrière, bien évidemment. Mais gagner devant son public à Wengen, c'est une vraie émotion avec le résultat en second plan», image celui qui comptabilise 402 départs en Coupe du monde, dont plusieurs partagés avec sa famille une fois la ligne d'arrivée franchie. «Il y avait toujours une ambiance vraiment particulière à Adelboden», se souvient Sabine, sa femme. Pour ses derniers Mondiaux à Beaver Creek, en 2015, toute la famille s'est déplacée dans le Colorado. «On a même pris l'avion, c'était trop cool!», tient à préciser Alexane en dégustant son chocolat chaud, avant d'avouer qu'elle préfère l'équitation au ski. Assis en face de sa sœur, Timeo a, quant à lui, visiblement opté pour le tennis et le football. «Je suis déçu que Neymar ne joue plus au Barça, mon équipe préférée», confie le jeune défenseur du FC Troistorrents. «Je l'ai emmené quelques fois à la pêche, ça permet de passer des moments sympathiques tous les deux», confie son papa. «Pour le golf par contre, il va falloir encore attendre un peu…». La cote de popularité de l'ancien descendeur est intacte: les salutations et accolades s'enchaînent sur les pistes, aux remontées mécaniques ou au restaurant. Si le jeune skieur retraité n'a pas encore rangé les lattes et «est beaucoup plus au contact du milieu du ski que ce qu'il aurait imaginé», le public se rappelle lui aussi au bon souvenir du coureur qui avait l'art de gagner quand on ne l'attendait pas.

Le 7 janvier prochain, Didier Défago sera présent à la Coupe du monde de ski à Adelboden. Nous vous donnons l'occasion de le rencontrer!

Didier Défago participe aussi à des événements mis en place par des sponsors. «C'est important pour moi de revoir le public et ces journées permettent le partage d'expériences.» Le Valaisan participera ainsi à la 4e édition du Family Day (dont Coop est partenaire), dans le cadre de la Coupe du monde de ski à Adelboden le dimanche 7 janvier 2018. Un concours (voir en page 26) vous permet de rencontrer l'ancien champion de ski au Family Day. L'événement propose aussi des offres attractives pour les familles avec une zone qui leur est réservée, plusieurs activités amusantes, des repas et collations, ainsi qu'un cadeau surprise pour chaque enfant. Et bien sûr, ce sera l'occasion de suivre les deux manches du slalom de la Coupe du monde au cœur de l'événement. La promesse d'une journée inoubliable pour tous!

www.weltcup-adelboden.ch/fr

Gagnez 2 × 1 package (un adulte et un enfant, 109 fr.) pour le Family Day 2018 à Adelboden du dimanche 7 janvier 2018.

Participez au concours