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Chronique

Au travail!

16 septembre 2019

Poutrelles, hourdi, dalles, béton, laine de verre ou polystyrène, plâtre et cloison, gaine de 16 ou de 20, on en cache des choses dans les murs d’une maison, un vrai réseau sanguin, avec hypoderme, derme, épiderme. Le courant passe, les eaux s’écoulent, la pression monte. Les couches se superposent. C’est devenu notre chez-nous, notre terrier où l’on se réfugie, notre château lorsqu’on reçoit, notre bistro quand les copains passent à l’improviste. La maison respire, tousse, rit. Elle se dessine à notre image, se tache à notre maladresse, se remplit de notre bazar. Les forfaits sont divers, prêt à décorer, clé en main, occasion. Il est aussi un forfait qui vous laisse totalement libre. Libre de vous mettre au travail. Celui de prendre vos mains et de les tremper, non pas dans le cambouis mais dans le ciment, dans les entrailles de vos murs. Chouette, bravo aux démesurés qui se lancent dans l’aventure. Mais a-t-on un jour seulement pensé que ces petites mimines qui deviendront celles d’un bûcheron, que ces épaules qui arboreront un bronzage t-shirt et que ces jambes irritées par le ciment seront les nôtres? Quel chantier!