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Chronique

Bosse, bichon!

18 février 2019

Les mots doux étaient à la fête, jeudi dernier. Vous avez déjà oublié? C’était la Saint-Valentin. Au théâtre du Reflet de Vevey, les spectateurs ont applaudi «Mange moi», où gastronomie et littérature érotique se sont entremêlées. A Neuchâtel, les couples d’un atelier Choco emotionS ont créé un bijou et l’ont caché dans un cœur en chocolat maison.

Oui, l’amour passe par l’estomac. A table, il a plu des «chéri», «cœur», «chouchou», «loulou»… Chaque année à cette date, je repense à «Mon cœur, mon amour» de la chanteuse française Anaïs. Une sorte de coup de gueule drolatique sur l’attitude des amoureux. «Ça dégouline d’amour, c’est beau mais c’est insupportable (…) Et ça se fait des mamours, se donne la becquée à table»…

Parmi les nombreux petits noms attribués aux moitiés, celui de «bichon», un mot qui fait référence à un joli petit chien, m’a toujours déconcertée. Surprise l’autre jour dans le train, lorsque j’ai découvert qu’on l’utilise également dans le cadre professionnel. Après avoir poliment mais fermement confié plusieurs tâches par téléphone à un collaborateur, un homme l’a gratifié d’un «merci, bichon» avant de raccrocher. Hum, intéressant. Et quoi encore?!