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Chronique

Choc culturel

18 mars 2019

J’ai vécu dix ans à Paris. Je connaissais le plan du métro comme ma poche. Matin et soir, le même métronome: 12 min à pied jusqu’à ma station. 10 min sur la ligne 11. Debout, coincée comme une saucisse entre deux tranches de pain, le nez dans l’aisselle nauséabonde d’un autre usager. 8 min de marche dans les longs couloirs de Châtelet. Le pas vif et rythmé: 1, je slalome. 2, je double. 3, je bouscule. 4, j’accélère. Changement de rame. 10 min sur la ligne 8, sortie Odéon, 8 min sur la ligne 10. Sortie La Motte-Picquet-Grenelle. Autant dire que vous pouvez oublier les escarpins! Mon astuce de Parisienne: porter des chaussures confortables pour aller au bureau et glisser mes talons hauts dans un sac. C’est un tout autre code de la chaussure que j’ai découvert en travaillant en Suisse alémanique. Certains de mes collègues les ôtent aussi quand ils arrivent au bureau mais pour enfiler des Crocs, des Birkenstock, des ballerines ou... des pantoufles! Mais pourquoi? Un choc culturel qui a soulevé en moi une question fondamentale: se sentir bien au travail passerait-il avant tout par le confort des pieds? Je n’ai pas encore eu la réponse à cette énigme.