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Chronique

Gruyères, l'été d'un regard

22 juillet 2019

Qui sommes-nous dans les images que nous regardons? Dans le clair après-midi de juillet, rien ne presse quand vous allez la Grand-Rue de cette bonne ville de Gruyères, où l’on croise tous les visages du monde, dans une polyphonie d’étonnements, de charmes et de langues. Au rythme des pavés vous remontez le temps, celui qui va en légendes jusqu’au Moyen Age, vous grimpez vers le Château. C’est là que font escale les images d’un étonnant et stimulant photographe, David Gagnebin-de Bons. On le découvre d’abord, seul, dans deux pièces – dans l’une, son regard s’interroge sur des objets familiers, dans l’autre, une installation fait apparaître simultanément, dans une méditation sur le passage du temps, des images de son père et notamment un texte qui l’évoque. Puis d’autres images (et par exemple ces lucarnes aux paysages de rêve) sont dispersées dans les salles du Château où elles dialoguent avec le temps des chevaliers ou les peintures de Corot. Le passé, le présent. La fenêtre de l’été. Qui devenons-nous dans les images que nous apercevons?

David Gagnebin-de Bons, «Index du fantographe», au Château de Gruyères (FR), jusqu’au 20.10.19