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INTERVIEW
EN CUISINE

Laure sur un plateau

Laure Brender, aux commandes de la nouvelle émission culinaire «Bon App!», fait ses débuts sur RTS Un. Rencontre mitonnée avant le coup de feu de l’édition spéciale Noël, ce 15 décembre.

TEXTE
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cédric vincensini/RTS - sedrik nemeth
03 décembre 2018

Après Rouge FM, Rhône FM et Couleur 3, Laure Brender (32 ans) anime et épice les plateaux de «Bon App!», sur RTS Un.

La Valaisanne Laure Brender a fait de sa voix son outil de travail. A seulement 32 ans, elle a été animatrice radio pendant 12 ans, à Rouge FM et Rhône FM. Tout en faisant de l’habillage vocal, activité qu’elle continue aujourd’hui pour Couleur 3, des documentaires et des publicités. Son timbre est connu depuis longtemps, maintenant son visage l’est aussi grâce à «Bon App!», sur RTS Un,qui a succédé à «Al dente». Le 15 décembre (à 18h15), la première saison s’achèvera avec une édition spéciale Noël avant de revenir en septembre 2019. Laure Brender fait le point sur ce nouveau chapitre de sa carrière et parle de cuisine, évidemment!

La télé, vous en rêviez depuis longtemps?

Il y a quelques années, quand j’étais à la radio, j’en avais envie, mais je n’ai pas vraiment cherché à en faire. C’est la RTS qui m’a demandé de passer le casting. J’y suis allée très détendue, je pense que ça a fait la différence. Quand j’ai été engagée, je me suis dit: «La vie me fait un cadeau, je le prends, je m’amuse au maximum et je verrai bien.»

Vous aviez envie que l’on voie enfin votre visage?

A la radio, je faisais des vidéos pour le web, j’avais quand même une certaine visibilité, mais c’est clair qu’à la RTS, c’est une autre dimension. Cette aventure me permet aussi d’apprendre un nouveau métier.

«J'adore faire des plats mijotés pour mes proches»

Laure Brender

On vous reconnaît dans la rue?

Oui, parfois, ça me fait plaisir. Les gens sont gentils et bienveillants. Surtout, ça montre que «Bon App!» est regardée.

Vous étiez stressée par ce nouveau challenge?

L’environnement télévisuel ne m’impressionne pas, puisque mon père (ndlr: le journaliste sportif Laurent Bastardoz) a travaillé 15 ans à la RTS, où je l’accompagnais souvent.

La RTS aurait pu engager une personne expérimentée en télé, mais elle a parié sur moi. J’avais surtout envie de bien faire, j’avais la pression d’arriver à entourer les candidats ainsi que Ben, Léo et Gilles (les cuisiniers et l’œnologue de l’émission), de faire en sorte que la mécanique fonctionne.

Vous ne portez plus le nom Bastardoz accolé au patronyme de votre mari. Pour vous démarquer de votre papa?

Maintenant, la plupart des gens savent qui est mon père. Mais j’arrive à me faire ma propre identité.

Je suis allée au casting de «Bon App!» un peu incognito, puisqu’une partie de l’équipe seulement savait pour mon père. J’ai été d’autant plus fière d’être engagée.

Vous craigniez que l’on vous croie pistonnée?

Les gens le pensent forcément, mais je m’en fiche. Mon papa est un professionnel incroyable dans son domaine. Ça fait trois ans qu’il est revenu à la radio, mais il a laissé une empreinte forte à la télé. Il était très aimé, est toujours resté lui-même. Je suis fière d’être sa fille.

Comment réagissent vos proches en vous voyant à l’écran?

Mon fils a 4 ans et demi, il a regardé la première émission pendant une minute, il a trouvé ça rigolo, mais il s’en fiche un peu! (rires) Mon mari est très détaché de ça, ce n’est pas un monde qu’il connaît bien. Mes parents sont très fiers; mon père regarde tout, c’est son côté professionnel. Je compte beaucoup sur mes proches pour qu’ils me donnent un avis objectif et sincère.

Vous avez d’autres projets à la télé?

Je n’y suis pas du tout fermée, mais je pense qu’il faut que la RTS prenne du recul sur l’aventure «Bon App!», et je dois faire mes armes et évoluer, ce n’est que le début, il y a beaucoup de choses à corriger et à apprendre.

Quelques questions culinaires: vous préférez le salé ou le sucré?

Le salé, à 100%!

Le vin blanc ou rouge?

Les deux, mais je dirais le rouge.

La raclette ou les sushis?

Les sushis!

Je vous pose la question parce que votre mari a un restaurant de sushis…

Il est pâtissier-chocolatier-confiseur- glacier de métier, il s’est reconverti il y a un peu plus de dix ans. J’ai répondu que je préférais les sushis également parce que j’ai une intolérance à la caséine, qui m’oblige à bannir de mon alimentation cette protéine de lait. Donc, la raclette, c’est terminé pour moi. C’est dur pour une Valaisanne! Je ne peux plus cuisiner au beurre, seulement au ghee, beurre clarifié sans protéines de lait.

Vous baignez vraiment dans l’univers culinaire!

Complètement! J’aide mon mari dans son métier depuis dix ans, je fais le service dans son restaurant. Je pense que cela a plu à la production de l’émission.

Votre mari cuisine à la maison?

Non, parce qu’il est très peu présent, il a des horaires de restauration, donc c’est moi qui cuisine.

Vous invitez souvent des amis à votre table?

J’adore ça. Ce que je préfère manger, ce sont les plats mijotés. J’en fais pour mes proches, j’aime les réunir autour d’un repas avec un bon vin, poser la grosse cocotte au milieu de la table. On ne peut le faire que le dimanche, puisque mon mari a congé ce jour-là et le lundi.

Le plat qui est la madeleine de Proust de votre enfance?

Ma mère est à moitié Italienne, je dirais les pâtes et les gnocchis, mais surtout le bouilli de bœuf, que j’adorais enfant et que j’adore toujours. Ma mère le fait très bien.

Les fêtes de fin d’année sont importantes pour vous?

Les réunions de famille le sont, c’est bien de se rassembler. Ma sœur a cinq enfants, ce n’est pas de tout repos! Mon mari travaille pendant les Fêtes, donc c’est la course pour nous, ce sont de bons moments, mais on est assez fatigués.

Votre papa vous a-t-il transmis sa passion pour le sport?

J’ai fait de l’équitation pendant plusieurs années, j’ai mon brevet. J’ai aussi beaucoup pratiqué le basket. En ce moment, je fais du fitness trois ou quatre fois par semaine.

Avez-vous d’autres loisirs?

La musique, que j’aime beaucoup. Je n’en fais pas, mais j’ai toujours baigné dedans à travers la radio. Je m’occupe du booking de l’artiste pop lausannoise Mané. Sinon, mon fils me prend pas mal de temps!

Il paraît que vous vouliez être actrice. Une ambition que vous avez toujours?

J’ai fait du théâtre et un peu d’improvisation, c’était en effet mon rêve. Mais avec la matinale à la radio, je n’avais plus le temps pour les répétitions le soir. Aujourd’hui, si j’avais l’opportunité de jouer dans un film ou une série, j’adorerais. J’ai fait de la figuration dans des films, et j’ai passé le casting de «Home», d’Ursula Meier, quand j’étais ado.

Je sais que vous avez un grand tatouage sur votre bras droit. Que représente-t-il?

C’est une pin-up avec un gouvernail, des barrettes d’officier et une étoile. J’ai sur le pied gauche une ancre avec le prénom de mon fils et je viens de me faire la rose des vents sur le pied droit. Je pense que je pourrais partir naviguer des mois sur un bateau, parfois j’en rêve, l’eau est un endroit où je me sens bien. L’ancre et la rose des vents symbolisent la force d’avancer dans les projets.

Vous êtes quelqu’un de volontaire?

Je suis très entreprenante, je sais où je vais. J’ai toujours fait des tatouages qui me plaisaient sans connaître leurs significations. Quand je les ai apprises, je me suis rendu compte qu’elles correspondaient à ce que je suis. J’agis par instinct, et celui-ci se révèle assez juste.

Un endroit où vous rêvez d’aller manger?

Au Japon, je trouve qu’ils ont une cuisine saine. Mais c’est un voyage qui doit se préparer. Il faut rester trois semaines ou un mois sur place, et mon fils est encore petit.

Et à propos, votre père cuisine?

Il nous faisait des pâtes au jambon et aux petits pois. Il cuisine peu, mais quand il le fait, c’est bien riche! (Rires) 

 

Laure Brender, animatrice de l'émission «Bon App!»: «J'ai fait du théâtre et un peu d'improvisation. C'était mon rêve. Jouer dans un film? J'adorerais.»

 


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Vous avez eu peur que l’émission ne soit pas renouvelée?

J’ai plus eu peur de la comparaison, inévitable, avec «Al dente», qui avait duré 13 ans et qui avait été un succès. Il y a malgré tout une continuité, d’autant plus que les mêmes personnes qu’avant sont à la production. J’aurais été triste que l’aventure humaine s’arrête, car, avec l’équipe, on est amis, on se contacte régulièrement.

Avant d’animer «Bon app!», vous regardiez les émissions du style «MasterChef»?

Oui, même si je n’ai pas vu la saison à laquelle Ben et Léo ont participé. J’aime beaucoup «Top Chef». Mais je préfère les émissions culinaires de terroir, comme «Les carnets de Julie» ou «Les escapades de Petitrenaud».

Vous aimeriez lancer une version romande?

Ça serait génial! Surtout avec l’équipe de «Bon app!». Avoir Ben, Léo et Gilles dans une espèce de dérivé de «Bon app!» sur le terrain, ça serait exceptionnel, car ils connaissent les produits et savent en parler mieux que personne.

Vous aimeriez revenir à la radio en tant qu’animatrice?

J’ai le sentiment d’en avoir fait le tour, c’est aussi pour ça que j’ai arrêté. Mais si on me propose un projet qui me plaît, pourquoi pas. Pour l’instant, ce n’est pas forcément un manque et j’apprécie d’avoir encore un pied à la radio par le biais de Couleur 3, une chaîne que j’adore!

Un endroit où vous rêvez d’aller manger?

Au Japon, je trouve qu’ils ont une cuisine saine. Mais c’est un voyage qui doit se préparer, il faut rester trois semaines ou un mois sur place, et mon fils est encore petit.

Vous aimez les restaurants gastronomiques?

Je suis allée dans quelques-uns, mais je préfère la cuisine des bistrots, j’aime beaucoup le poisson, les spécialités portugaises, espagnoles et italiennes.

Une recette de Laure Brender, la terrine de féra

«Il faut acheter de la féra du lac, fumée. Je suis d’avis d’utiliser les produits que l’on a dans la région. Il faut 200 grammes de filet, deux cuillères à soupe de séré maigre, une cuillère à soupe de mayonnaise, du persil, de la ciboulette, du poivre et du sel. On inclut un sachet de gelée dilué dans de l’eau. On laisse reposer 24 heures au frigo et on obtient une terrine qui peut être servie avec une salade ou sur des toasts pour un apéritif. Sans gelée, cela donne une mousse que l’on peut tartiner sur du pain.»

Toutes les émissions «Bon App!» sur TSR Un:

https://www.rts.ch/play/tv/emission/bon-app-?id=9731888&station=a9e7621504c6959e35c3ecbe7f6bed0446cdf8da