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INTERVIEW
ROBBIE WILLIAMS

«J'ai inventé une tradition de Noël»

La superstar Robbie Williams (45 ans) se confie sur son dernier CD intitulé «The Christmas Present», ses duos avec son père, avec Rod Stewart ou Jamie Cullum, la tradition de Noël ainsi que son amour pour la boxe et… le karaté.

16 décembre 2019

Robbie Williams, 45 ans: «J'ai pris beaucoup de plaisir à chanter avec mon père.»

L’ancien chanteur des Take That vit en Californie avec sa femme, l’actrice américaine Ayda Field (40 ans) et leurs enfants âgés de 7, 5 et 1 an(s). Lors de nos entretiens téléphoniques, les questions à propos des enfants étaient exclues, sans doute parce que des tabloïds anglais lui avaient demandé pourquoi sa femme et lui avaient eu recours à une mère porteuse pour leur fille, née en 2018.

Robbie Williams, quelles sont vos activités du moment?

Je viens juste de rentrer chez moi après une partie de golf. Sinon je fais beaucoup d’émissions de télévision et j’ai donné de nombreuses interviews.

Que signifie pour vous votre premier album de Noël?

Je suis très heureux et très enthousiaste. J’ai l’impression qu’il tombe vraiment au bon moment. Tout s’est bien passé et le résultat me plaît. J’ai déjà reçu plusieurs retours très positifs à son sujet.

De quel cadeau de Noël de votre enfance vous souvenez-vous?

Je suis un enfant des années 1980. A l’époque, les BMX étaient à la mode. Et j’ai donc réussi plusieurs fois à me faire offrir un nouveau vélo dont j’ai pu profiter ensuite pendant une année entière.

«Ma mère travaillait dur pour améliorer un peu notre quotidien»

 

Comment fêtiez-vous Noël à l’époque dans votre famille?

(Il avale une gorgée de café.) Ma mère travaillait dur pour améliorer un peu notre quotidien et nous offrir des souvenirs durables. Elle y parvenait très bien. Chez nous, Noël était toujours très spécial.

A quoi ressemblait-il?

Aux traditions habituelles avec décorations de Noël, sapin, cadeaux (la petite d’1 an babille derrière lui), famille, amis et alcool... Mais pas pour moi! Du moins, pas avant mes 13 ans... (Il rit.)

Perpétuez-vous ces traditions aujourd’hui avec votre famille en Californie?

Non, mais j’en ai inventé une: «Break the bread» (rompre le pain). J’ai fait croire à ma famille et à mes amis américains qu’il s’agissait d’une tradition anglaise. Tout le monde doit tenir une baguette de pain et il faut la découper avec le tranchant de la main, à la manière d’un karatéka. Et ils y ont vraiment cru...

Avec la chanson «Let’s Not Go Shopping», voulez-vous insinuer qu’il existe des choses plus importantes dans la vie que les cadeaux luxueux?

Pas vraiment. Ce n’est pas une prise de position! C’est juste une chanson...

Parmi les classiques de Noël que vous avez réenregistrés, lequel vous rappelle une histoire particulière en lien avec Noël?

Chacun d’entre eux est une machine à remonter le temps! Ils occupent tous une place particulière dans les souvenirs musicaux de chacun. Pour cette raison, les classiques de Noël me ramènent aussi dans le passé.

Vous n’avez pas une chanson préférée à propos de laquelle vous pourriez nous raconter quelque chose?

En fait non, mais ma préférée, c’est «Fairytales» que j’interprète avec Rod Stewart.

Comment vous êtes-vous senti émotionnellement parlant en chantant «It’s A Wonderful Life» en duo avec votre père Peter Conway?

Je me suis senti très bien et c’était un moment très particulier. J’adore travailler avec mon père, être en sa compagnie et blaguer avec lui.

C’était un défi particulier sur le plan musical?

(Il sirote une gorgée et fait tinter sa tasse.) Non, mon père est très charismatique et charmant. Il a une voix superbe, même pour un enregistrement en studio. Pour cette raison, nous y avons pris beaucoup de plaisir.

Les titres phares de l’album sont notamment les deux duos avec le chanteur de jazz Jamie Cullum et Bryan Adams. «Merry Xmas Everybody» swingue énormément et «Christmas (Baby Please Come Home)» est plutôt R&B. Comment ont-ils vu le jour?

L’idée m’est venue quand nous nous sommes rencontrés. Je le leur ai demandé parce que je les apprécie, je les respecte et je les trouve très talentueux. Bryan et moi étions en vacances au même endroit. J’ai passé un peu de temps avec lui là-bas. Et je suis un grand fan de Jamie, parce qu’il joue le genre de musique que j’aimais enfant.

Que dirait votre femme si Helene Fischer descendait dans votre cheminée en «Santa Baby», comme dans son duo avec vous?

(Il éclate de rire.) Aucun doute qu’elle y parviendrait. Hélène est très mince et svelte. Ma femme trouverait certainement ce genre de visite amusant. (Il rit.)

A quel point aimez-vous la neige dont vous parlez dans votre titre «Snowflakes»?

Je l’adore! (Il rit.) J’adore mes flocons de neige et ceux de dehors.

Et qui sont «vos» flocons?

C’est ma famille.

Vous rendez-vous parfois en Suisse pour y skier?

Ça fait un moment que je n’en ai pas eu l’occasion, mais j’en ai de nouveau envie. Ayda n’a jamais fait de ski en dehors des Etats-Unis et j’aimerais bien lui faire découvrir les domaines skiables européens dont je lui ai tellement parlé.

Où êtes-vous déjà allé?

A Zermatt, plusieurs fois.

Quel serait votre vœu si le Père Noël pouvait l’exaucer?

La paix dans le monde, bien sûr, ce serait super! Mais si ce n’est pas possible, je serais déjà ravi que mon album de Noël se classe n° 1 des ventes. (Il rit.)

Sur le titre «Bad Sharon», vous chantez avec Tyson Fury, le champion de boxe anglais catégorie poids lourds. Vous a-t-il entraîné pour votre combat contre Liam Gallagher?

(Il rit.) Non, mais je suis sûr qu’il serait d’une grande aide. Malheureusement, Liam Gallagher ne m’a pas encore répondu. Je suppose qu’il a peur de moi.

Avez-vous plus de talent en tant que boxeur que Tyson Fury en tant que chanteur?

Oh, il chante définitivement mieux que je ne boxe. (Il rit.)

Avez-vous déjà choisi les cadeaux de Noël de vos enfants?

Non, c’est ma femme qui s’en occupe.

De bad boy à superstar

Robbie Williams est né le 13 février 1974 en Angleterre. Il n’a que 3 ans quand son père quitte la famille. En 1989, il participe à un casting pour remplacer un membre de Take That. En 1995, Robbie doit quitter le boys band à la suite de divers excès. Puis il se lance dans une carrière solo couronnée de succès (80 millions d’albums vendus). Son opus actuel «The Christmas Present» (Sony Music) est composé des CD «Christmas Past» et «Christmas Future». Avec ses reprises et ses compositions originales, il constitue un ensemble éclectique ponctué de morceaux pop et jazz romantiques.