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Interview
Lorie Pester

Lorie, toujours en positive attitude

Elle a été la «Meilleure amie» des adolescentes et c’est une battante: la chanteuse et comédienne Lorie Pester joue, a sorti un album et un livre, part en tournée. Elle sera en concert à Genève le 11 mai, 5 billets sont à gagner!  

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Darrin Vanselow
14 avril 2019

Lorie (de son vrai nom Laure Pester) fêtera ses 37 ans le 2 mai. Elle sera en concert au Théâtre du Léman à Genève le 11 mai.

Concours

Des billets à gagner

Gagnez 1 × 3 billets et 1 × 2 billets pour le concert de Lorie au Théâtre du Léman à Genève, le 11 mai. Jouez ici.

Célèbre dès son premier single en 2001 qui caracolait en tête des classements, Lorie n’en a pourtant pas pris la grosse tête. Malgré une longue carrière, des ventes impressionnantes, des disques d’or et d’argent, sa participation aux Enfoirés, et le fait que Jean-Pierre Raffarin ait cité un de ses titres, «La Positive attitude», dans un discours, et sans parler des épreuves qui ont jalonné sa vie, la chanteuse a gardé un sourire radieux et avenant. Depuis deux ans, Lorie joue dans la série «Demain nous appartient». L’automne dernier, elle a publié un livre, «Les choses de ma vie», et part en tournée ce printemps.

Votre dernier album, «Les choses de la vie», vous tient particulièrement à cœur?

Oui, comme tous les albums. Mais c’est aussi le plus personnel, avec des thèmes beaucoup plus intimes, plus profonds, et des arrangements plus coulants.

Une chanson préférée?

Non. Mais ce sont des choses que j’avais envie de dire. Quand j’ai commencé à faire des albums, j’avais 18 ans. Si on regarde mon premier album et celui-là, les thèmes ne sont pas les mêmes, les textes non plus. Aujourd’hui c’est l’album d’une jeune femme de 36 ans.

Vous travaillez avec votre père…

Avant, il me suivait partout où j’allais, parce que je le lui avais demandé. Ça me rassurait. Aujourd’hui, j’ai envie qu’il profite de sa retraite, même s’il est encore très présent. Il vient me voir aux concerts. Je suis très famille.

Au début, c’est lui qui vous protégeait, et maintenant, c’est vous qui le protégez?

Oui, mais je pense que c’est pareil pour chaque famille. Nos parents prennent soin de nous quand on est enfant, et après ils font plus attention à eux.

Vous parlez volontiers de votre désir d’enfant.

Oui, je pense que passé un certain âge, on a toutes une envie plus ou moins présente.

Vous parlez aussi volontiers de votre maladie, l’endométriose, qui a posé cette question de la maternité.

Oui, avant, la question de la maternité, c’est surtout que je n’étais pas du tout prête. Puis les médecins ont détecté cette maladie qui peut poser des problèmes pour avoir des enfants. Depuis plusieurs années, je subis des interventions, je dois aller congeler mes ovocytes, faire certaines choses pour mettre toutes les chances de mon côté dans le futur.

Lorie lors de notre interview à Genève: «Je suis très famille.»

Qu’est-ce que les gens ne savent pas sur l’endométriose qu’il faudrait savoir?

C’est une maladie trop peu connue par les patients, et par les médecins. Elle touche une femme sur dix, ce qui est énorme, et les conséquences peuvent être très graves. L’infertilité, par exemple. Et la maladie peut toucher d’autres organes. Aujourd’hui, il faut parler et dire aux jeunes filles que si elles ont des règles très douloureuses, il faut qu’elles consultent un gynécologue, qu’elles fassent une IRM, pour éviter que ça se propage trop et que ça devienne compliqué.

Pour vous, le diagnostic est arrivé à temps?

Pour moi, c’était un peu trop tard, j’ai dû me faire opérer, on a dû me couper des bouts du tube digestif, des bouts de l’utérus, j’ai encore aujourd’hui des nodules au niveau du diaphragme.

Vous avez eu un autre moment difficile. Quand vous faisiez du patinage, vous vous êtes cassé le genou plusieurs fois. Mais vous avez continué quand même. Qu’est-ce qui vous poussait à ce moment-là?

Déjà, la douleur et moi, on a une relation un peu particulière. Mais je crois que c’est de famille. Quand on dit: «J ’ai un petit peu mal», c’est qu’on est prêt à tomber dans les pommes. J’avais des douleurs et je n’arrêtais pas, alors qu’il faut savoir s’écouter et s’arrêter.

Est-ce qu’on peut dire que le patinage vous a amenée là où vous êtes?

Ça m’a appris tellement de choses, le patin: la danse, la gestion du corps dans l’espace, mais aussi la persévérance, l’hygiène de vie, le respect des professeurs, et à toujours se remettre en question. Ce n’est pas parce qu’on est sur les podiums une fois qu’on peut se reposer sur ses lauriers. Il faut vraiment bosser tout le temps.

Quelles sont les choses qui vous aident à vous relever?

Je suis bien entourée, c’est important, par ma famille, mes amis. Et puis mes parents m’ont appris à voir le bon côté des choses. C’est plus facile pour se relever dans certaines situations.

Une jeune femme vient la saluer. Elles se connaissent.

Vous avez une amie à Genève?

En fait, c’est l’amie de ma meilleure amie qui est installée à Londres. On s’est rencontrées là-bas. Elle habite Paris.

La meilleure amie de votre chanson «Ta meilleure amie»?

Non, j’ai plusieurs meilleures amies. J’ai gardé celle de la chanson, et celle de Londres est aussi une très bonne amie.

Aujourd’hui, vous sentez-vous plus chanteuse ou comédienne?

J’aime les deux. J’ai fait le choix de ne pas choisir. Les deux m’apportent énormément. C’est une bouffée d’air frais dans mon quotidien.

Vous arrêtez la série. Pourquoi?

Parce que ça fait deux ans que je la fais. J’ai des partenaires de «ouf», on rigole beaucoup, même si on travaille dur. Une quotidienne, c’est un rythme de folie. J’avais besoin d’être plus sur Paris. La série est à Sète, donc j’y suis toute la semaine, et je ne remonte à Paris que les week-ends. Je voulais aussi entamer cette tournée plus sereinement.

Aujourd’hui, quelle est votre plus grande fierté?

Que mes parents soient fiers de moi.

Aimez-vous cuisiner?

Malheureusement je n’ai pas le temps quand je joue pour la série, d’autant plus que je suis toute seule dans l’appartement. A ce moment-là, c’est plus de la survie, je prends un bout de fromage, un yaourt, et c’est bon. Mais quand je reçois, j’aime cuisiner.

Vous êtes en couple depuis un an et demi.

Oui, tout va bien, et je préfère ne pas dire qui c’est.

Vous avez raconté que vos histoires d’amour n’ont pas dépassé les deux ou trois ans jusqu’à présent. Vous avez une explication?

Non, franchement. La vie, à chaque fois, a fait que... Quand on lit le livre de Beigbeder (ndlr: «L’amour dure trois ans»), on se rend compte que c’est un peu la même chose pour plein de gens, donc ça m’a rassurée, de me dire que je n’étais pas la seule dans cette situation.

Et dans votre livre, qu’est-ce qui était important pour vous?

J’ai repris les thèmes de l’album. Je voulais montrer que je ne suis pas que la petite fille de la «Positive attitude», et que moi aussi j’ai des problèmes. Que je suis comme tout le monde, en fait.