X

Recherches fréquentes

Mon rêve de gosse

Alan Roura

Le skipper genevois ne voulait pas d’un travail sur la terre ferme. Tout petit, il a ressenti l’appel du large.

PHOTO
Keystone, DR
09 octobre 2018

Le marin retentera sa chance au prochain Vendée Globe, en 2020.

Plus jeune participant de l’histoire de la célèbre course autour du monde le Vendée Globe, où il a fini douzième en 2017, Alan Roura (25 ans) s’apprête à retourner sur les flots. Le 4 novembre, il prendra le départ de la compétition transatlantique la Route du Rhum. Avant cela, il revient sur son passé.

Une ambition tenace

«A l’âge de 8 ans déjà, j’espérais participer un jour au Vendée Globe. Ce rêve a toujours été dans ma tête ensuite. Mais il paraissait inatteignable et impossible, parce que c’est un défi immense, notamment sur le plan humain, et qui fait peur. Les rêves sont souvent ainsi: on les croit intouchables et ils sont effrayants. J’ai vogué sur les mers avec ma famille, mais c’est aussi la navigatrice Ellen MacArthur qui m’a donné envie de faire le Vendée Globe. Elle avait 24 ans lorsqu’elle a pris le départ de cette course, dont elle est arrivée deuxième, en 2001. Elle m’a montré qu’y participer était possible. J’ai pu y parvenir moi aussi à force de travailler dur, d’imaginer ce rêve et de faire en sorte qu’il se réalise. Il était comme je l’avais imaginé: difficile mais magique. Sur l’eau, je me demandais à chaque minute s’il n’allait pas s’arrêter ou tourner au cauchemar. Le Vendée Globe était mon plus grand souhait, que j’ai toujours, car je veux reprendre le départ de cette course. Très peu de personnes, finalement, ont la chance de pouvoir réaliser leur rêve. C’est rare de se fixer un objectif étant gamin et l’atteindre. C’est formidable que j’aie pu le faire.»