X

Recherches fréquentes

Mon rêve de gosse

Henri Dès

Avant la musique, le chanteur pour enfants était fasciné par les automobiles. Mais pas par les voitures de sport. ​

PHOTO
DR
17 août 2018

«Je pensais que ce serait formidable d’être facteur»: Henri Dès (78 ans).​

«Quand j’étais petit, j’habitais à la rue Centrale, à Lausanne. A l’époque, il y avait là-bas une très grande place, avec un bac à sable. D’un côté se trouvait un quartier bourgeois, dans lequel je vivais avec mes parents, de l’autre un quartier pauvre. J’avais des amis dans ce dernier, c’étaient des sortes de petits caïds. J’avais également sympathisé avec un des facteurs qui faisaient le tour de la place pour effectuer leur distribution. Ils avaient déjà des voitures électriques à l’époque, ils étaient précoces! L’employé postal avec qui je m’étais lié m’invitait de temps en temps à monter dans sa petite automobile. Elle roulait au pas, à environ 4 km/h, je tenais le volant sur 100 mètres. Je rêvais d’être facteur parce que je trouvais extraordinaire de pouvoir conduire cette voiturette. Pour moi, c’était le summum! C’était un rêve d’enfant tout simple, mais c’était le mien.»

Souvenir sur disque​

«J’avais 7 ou 8 ans à cette époque et j’ai gardé ce souhait d’avenir assez longtemps. Chaque fois que je voyais ce facteur, que je connaissais très peu, mais qui était un gentil monsieur, je pensais que ce serait formidable d’exercer son métier. Et puis, avec le temps, j’ai mûri, je me suis rendu compte qu’il y avait d’autres choses dans la vie. Bien des années plus tard, j’ai composé une chanson qui s’appelle «Le facteur». Les paroles commencent comme ça: «C’est un gentil facteur/Sur son vélomoteur/Qui porte le courrier/Chez les gens du quartier.» Il y a bien des chances que ce morceau m’ait été inspiré par mon enfance.»