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Mon rêve de gosse

Didier Défago

Le skieur médaillé d’or aux Jeux olympiques de Vancouver en 2010 avait un parcours tracé depuis son enfance.

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keystone, dr
22 avril 2019

Retiré de la compétition en 2015, le champion de 41 ans aux nombreux trophées se consacre, entre autres, au développement du matériel de la marque de skis Rossignol et au design de la piste de descente des JO de Pékin 2022. Pas question pour lui de s’éloigner de la neige, sur laquelle il a fait ses premiers pas. «J’ai mis les skis à 18 mois. Il faut dire que je viens de la station de Morgins et que mon père était médaillé handisport de ski. Et, dans mon enfance, il y avait moins de possibilités de s’occuper qu’aujourd’hui: l’hiver, on était sur les pistes, l’été, on jouait au football ou au tennis. J’ai donc très vite voulu devenir skieur et participer aux JO. Plus tard, j’ai hésité entre ce sport et le foot, mais choisir la glisse a été une décision facile à prendre. J’ai commencé par le ski-club, passé toutes les étapes, avec les résultats qui ont suivi. C’est formidable de réaliser son rêve, on ressent des émotions fantastiques!»

Agir sur le destin

Lorsqu’on lui dit qu’il a eu de la chance, le Valaisan répond que celle-ci «se provoque» en fournissant des efforts: «J’ai fait des sacrifices et travaillé, il m’a fallu une grande discipline. Quand j’étais petit, les vacances tournaient autour du ski, on n’allait pas forcément à la mer, et mes premières sorties avec les copains ont eu lieu plus tard. J’ai fait en parallèle un apprentissage de dessinateur en bâtiment. J’arrivais au bureau vers six heures, je prenais des pauses courtes à midi afin de sortir tôt pour aller m’entraîner. C’était dur, mais ça en valait la peine.»