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Œil sauvage

Le photographe brésilien Sebastião Salgado traque les espaces vierges restant sur terre.

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Keystone, DR
19 novembre 2018

Salgado, qui avait fui la dictature militaire au Brésil, y a créé en 1998 la fondation Instituto Terra active dans la reforestation.

De par leur travail, certains photographes connaissent le monde et les hommes mieux que n’importe qui. Sebastião Salgado (74 ans) est de ceux- là. Economiste de formation, il a appris la photo en autodidacte. Dès 1973, il use ses semelles à parcourir la planète, et réalise des reportages au long cours, les étalant parfois sur plusieurs années. Entre 1977 et 1984, il explore l’Amérique latine à la recherche des cultures paysannes et indiennes. Entre 1986 et 1992, il part à la rencontre des ouvriers de 26 pays, décortiquant les rouages du système de production mondial.

Il réalise ensuite 36 reportages entre 1994 et 1999 sur l’exil et la migration. Dans le film réalisé par son fils et Wim Wenders (Le sel de la terre), Salgado explique que ce dernier travail lui a fait voir le pire dont l’être humain soit capable.

En 2004, il débute un nouveau projet: Genesis. Il ne photographie plus que les espaces naturels préservés de la main de l’homme, et parfois leurs habitants. Cet appel à la sauvegarde et la réforme est à voir (ou à revoir) à Zurich jusqu’en juin prochain. gm

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