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Celle de Corin

Il y a 40 ans disparaissait la poétesse valaisanne S. Corinna Bille. Un festival lui rend hommage.

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RDB/ATP, DR
03 avril 2019

Appelée Stéphanie, la poétesse s'est rebaptisée Corinna en rappel du village d'origine de sa mère, Corin (près de Sierre).

Née en 1912, S. Corinna Bille est partie à 20 ans, «sur un coup de tête» comme elle le dit, à Paris. Après trois années dans la capitale et quelques voyages en Espagne, en Italie, elle revient vers ce Valais qui l’a vue grandir, et où elle s’est éteinte en octobre 1979. Ses premiers poèmes paraissent en 1939, suivis de Théoda en 1944, premier roman.

Tout au long de son œuvre, la poétesse évoque son pays de montagnes, la beauté et la violence, parfois la sauvagerie de la nature et des hommes. Les chapitres se teintent de fantastique quand sa plume s’aventure dans ce qu’elle nomme son «pays intérieur».

Baptisée Stéphanie, le «S.» devant Corinna, elle s’était choisi ce prénom en rappel du village de sa mère, paysanne à Corin, au-dessus de Sierre. Son père, le peintre neuchâtelois Edmond Bille, était venu habiter le Valais comme aimanté par lui. Elle a épousé l’écrivain du val de Bagnes Maurice Chappaz. Ils ont eu trois enfants.

Le souffle de l’auteure traversera le festival Cellules poétiques du 3 au 10 avril à Martigny (lectures, concerts, conférence). Il fait la fête plus largement à la poésie contemporaine et ses auteurs.

www.cellulespoetiques.ch