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Des bouquins sous le sapin

Les livres restent une valeur sûre à offrir à ses proches pour les Fêtes. La rédaction de «Coopération» a sélectionné ses favoris, à glisser dans la hotte du Père Noël.

02 décembre 2019

Version courte

Un classique illustré

Voici une bonne idée pour intéresser les jeunes (et les moins jeunes) à la littérature classique. Que ce soit «Les Hauts de Hurle-Vent» d’Emily Brontë ou «Les Quatre Filles du docteur March» de Louisa May Alcott, cette collection en propose une version abrégée et illustrée. 

Il ne s’agit pas d’un résumé, mais du texte original, réduit pour le rendre moins intimidant. Pour chaque volume, un illustrateur contemporain propose en dix images son regard sur le titre. Une façon de mettre un premier pied dans une œuvre, avant de peut-être vouloir la lire dans son intégralité!

«Les Hauts de Hurle-Vent», Emily Brontë, illustré par Charlotte Gastaut, Ed. L’Ecole des loisirs

 

Pour les petits

Album poétique

A quoi servent ces onze ours qui sont dans ma chambre, questionne la petite héroïne? De chiffon ou de papier, ils lui semblent bien inutiles lorsque la peur pousse sa porte et la poursuit dans la nuit, et même le jour. C’est avec simplicité, tendresse et poésie que la Vaudoise Nathalie Wyss s’aventure dans l’univers de l’enfance. Sa plume alliée aux illustrations de Pascale Breysse converse avec les jeunes lecteurs, comme un parent le ferait pour consoler son enfant.

«Onze Ours», Nathalie Wyss, illustré par Pascale Breysse, Ed. L’initiale

 

EMMA et les autres

Un siècle de lutte

Emma est née avec le siècle. Elle sera un témoin clé de toutes les luttes sociales qui ont secoué la Suisse: de la mort de son fiancé sous les balles de l’armée durant la grève générale de 1918, au déchirement de sa famille pendant la Deuxième Guerre mondiale, puis les tensions autour des immigrés italiens. Au travers de la grande histoire, c’est ici la petite histoire des gens simples qui est racontée. Emma n’existe pas, mais il y a un peu d’elle dans toutes nos mères et grands-mères.

«Le siècle d’Emma», scénario d’Eric Burnand, illustré par Fanny Vaucher, Ed. Antipodes

 

Polar

Règlement de comptes

Angelo Chiesa travaille à la voirie de Neuchâtel. Il vient de Sardaigne, où la mafia a massacré sa famille. Après l’avoir dénoncée, il a rendu justice lui-même. Pierre-Alain Dolder s’est fait dérober les comptes falsifiés de son entreprise. Il engage Angelo pour retrouver le voleur. La police poursuit également ce dernier, à cause de documents disparus destinés au Service de renseignement de la Confédération. 
Au nez et à la barbe de tout ce petit monde, un mystérieux homme surnommé le Serpent mène la danse. Ce polar trépidant est signé Fabio Benoit, commissaire à la police judiciaire neuchâteloise. Les pièces du puzzle se rassemblent au fil des pages, au bout desquelles le lecteur en sait plus que les enquêteurs. Ames sensibles s’abstenir.

«Mauvaise conscience», Fabio Benoit, Ed. Favre

 

Roman Pétillant

Comédie de mœurs

Avant le rush de Noël, des vendeuses aux personnalités totalement opposées se côtoient au rayon confection d’un grand magasin de Sydney. Nous sommes en 1959: Lisa, jeune fille gauche, vient de passer son bac et est engagée en renfort. Elle rêve d’entrer à l’université, contre l’avis de son père. L’élégante et exubérante Magda, responsable des robes de cocktail, la prend sous son aile. A cause de ses manières affectées, les autres vendeuses la craignent. 
Fay cherche le grand amour, alors que Patty tait la disparition de son mari… Traduit pour la première fois en français, ce classique anglo-saxon couple une critique sociale subtile à une galerie de personnages attachants, dont l’auteure se moque doucement. Un roman charmant, idéal pour la période des Fêtes!

«Les petites robes noires», Madeleine St John, Ed. Albin Michel

 

Musique des êtres

Méditation à deux voix

«Au fond, les vrais voyages sont immobiles, silencieux, infinis. Ils commencent devant un paysage qu’on voit chaque jour, et dont la lumière, la vibration de l’air ou celle de notre âme le font autre. Infini.» C’est ici, dans l’air de ces «Arpèges», que résonne un dialogue entre les textes de Jocelyne Gagliardi et les aquarelles de la peintre Isabelle Tabin-Darbellay. 
De l’amie en allée, la peintre a prélevé des passages d’une longue correspondance et c’est un monde, l’amitié d’un monde partagé, qui grimpe dans l’échange de ces pages. Découvrant les jours à la lumière des saisons, interrogeant le geste de la peinture dans le regard des mots, questionnant le vertige de l’automne et de la perte, cette vie qui fuit et qui vibre sur la corde du temps, accordé.

«Arpèges», Isabelle Tabin-Darbellay et Jocelyne Gagliardi, Ed. Slatkine

 

Fonds Marins

Aventure humaine

«Rencontres profondes» célèbre avec délicatesse l’aventure dans le sens noble du terme. Le photographe Michel Juvet, économiste de formation, s’est lié d’amitié avec Ghislain Bardout, initiateur du projet «Under the Pole» voué à l’étude de l’impact du réchauffement climatique sur les fonds marins. 
Il a suivi l’explorateur en Polynésie française lors d’une mission scientifique. Ce livre rend compte de cette épopée avec des photos spectaculaires, d’une émouvante humanité et emplies de tendresse pour la nature. Mais Michel Juvet n’oublie pas les Polynésiens, à l’image de Huri, le vieil homme entièrement tatoué rencontré sur l’atoll.

«Rencontres profondes», Michel Juvet, Ed. Slatkine