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Stop aux ravageurs!

Quand des insectes ou champignons s’attaquent à nos cultures, comment sévir sans polluer ni trop déranger le petit biotope du jardin? Les pistes écolos d’un pro.

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Getty images, dr
23 juillet 2018

La coccinelle et ses larves dévorent des pucerons: une alliée au jardin!

 

Bernard Messerli, journaliste horticulteur 

Le charme du jardin peut se transformer en prise de tête dès l’instant où les plantes cultivées demandent des soins acharnés, car atteintes par le «blanc» du rosier, la rouille du poirier, le ver gris ou simplement des pucerons.

Lutter contre les ravageurs

Considérons la plante comme l’innocente victime d’un ravageur ou d’une maladie, et passons en revue l’artillerie existant pour arrêter les déprédateurs, les saboteurs à pattes. Les jardineries proposent des auxiliaires de deux types pour pratiquer la lutte biologique. Dans la catégorie prédateurs – chasseurs d’indésirables donc – se trouvent les coccinelles, dont le casse-croûte se nomme puceron. Les typhlodromes de leur côté sont des acariens utiles, trucideurs d’araignées rouges, ces suceurs de sève.
Plus vachards car plus discrets, les parasites s’enfilent dans leur hôte pour les ronger de l’intérieur. Voyez les nématodes, vendus en mini-coques de la taille d’une tête d’épingle. Diluées dans l’eau par une météo douce de mai ou de septembre, ces carapaces s’ouvrent pour libérer des vers microscopiques capables de larguer des toxines mortelles dans leur hôte, comme la limace ou l’otiorrhynque (un charançon).
Dans les préparations qui entraînent de graves maladies, on peut se procurer des bacilles contre la teigneuse chenille des buis et des champignons parasites contre les vers du hanneton horticole. Mieux que l’exécution, visons la répulsion! Par exemple en rendant immangeable aux pucerons le rosier via une pulvérisation de neem, extrait naturel d’une plante tropicale. La mouche de la cerise et les aleurodes peuvent être piégés avec des plaques jaunes engluées. Des applications de purin d’armoise, bouillon de rhubarbe et des extraits d’ortie fermentée renforcent les défenses des plantes, décourageant ainsi piqueurs, broyeurs et suceurs à six pattes.

Prévenir les maladies

Du milieu du printemps au début de l’été, les feuilles grandissent en s’exposant aux attaques de champignons parasites, tels l’oïdium, le mildiou ou l’anthracnose. Une fois le pathogène inséré dans le végétal, il se rit des bouillies fongicides. Il faut donc intervenir avant les dégâts, et suivre la croissance végétale avec des produits dédiés. Ainsi, apprécie-t-on le cuivre et le soufre. Mais aussi des préparations faisant office de rempart: bicarbonate de sodium ou de potassium. Apparaissent aussi sur le marché des micro-organismes antagonistes (enrayant l’activité de virus et bactéries), des biostimulants comme des extraits d’algues, certaines essences de plantes... Le choix est bien étoffé pour répondre aux ennuis diversifiés!

Voraces coccinelles
Des larves de coccinelles à deux points peuvent être commandées grâce à ce bulletin, en vente chez Brico+Loisirs (34 fr. 95).
Elles seront ensuite livrées chez vous. Placez-en deux sur les plantes atteintes par les pucerons, et elles les dévoreront.

Retrouvez aussi l’insecticide Oecoplan à base de neem, contre les pucerons et autres parasites, au prix de 16 fr. 95 chez Coop brico+loisirs.

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Lire les instructions avec soin
D’usage fort subtil, le traitement bio contre les ravageurs exige une lecture pointue du mode d’emploi.

Identifier le problème
Bien déterminer son ennemi est primordial pour mieux le combattre. Il faut connaître son talon d’Achille!

Scalp sanitaire
Parfois, il suffit d’ôter la pousse cloquée par un champignon ou la houppe pleine de pucerons pour stopper le dégât.