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«Le showbiz, milieu de vautours»

La superstar du r'n'b Mary J. Blige campe la tenancière d'une boîte de strip-tease dans la comédie musicale eighties «Rock Forever». Elle évoque son rôle, ses combats et ce qui l'a poussée à réussir.

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SP
16 juillet 2012
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Mary J. Blidge (41 ans).

Coopération.  Vous venez d'une scène musicale très différente de celle du film. Vous aimez le rock?
Mary J. Blige. Je n'ai pas de problème avec cette musique parce que je l'ai découverte sur MTV pendant mon adolescence. C'était la seule chaîne musicale disponible à l'époque aux Etats-Unis. Je connaissais toutes les chansons diffusées à la télé et chez moi on entendait du r'n'b, du hip-hop et de la soul mais aussi du rock'n'roll.

Vous êtes-vous rendue dans des boîtes de strip-tease pour vous documenter sur votre rôle?
Oui, pour parler aux femmes qui supervisent les strip-teaseuses et comprendre pourquoi elles font ce boulot, comment elles bougent et pensent. J'ai découvert que j'ai beaucoup de fans dans ces boîtes. J'y suis allée avec mon mari, mais les strip-teaseuses faisaient la queue pour venir me parler et m'étreindre dans le plus simple appareil!

Votre personnage est un mentor pour la jeune héroïne du film, qui débarque à Hollywood en quête de gloire. Avez-vous eu un mentor dans votre vie?
Absolument. J'étais une ado rebelle et j'ai rencontré deux femmes qui m'ont guidée à mes débuts. Elles m'ont offert un toit, donné de nombreux conseils et encouragée à ne pas finir comme elles. Lorsque je n'avais pas le moral, elles me disaient que j'étais intelligente, belle et que j'allais réussir.

C'est pour les remercier que vous avez lancé votre fondation pour les femmes?
J'ai mis sur pied ma fondation parce que j'ai vu tellement de femmes de mon milieu être victimes d'abus de la part des hommes. Elles finissent par se détester, abandonner leurs études, haïr leur vie et puis maltraiter leurs enfants. Je voulais bâtir un lieu où elles puissent parler de leurs problèmes, finir leur éducation, avoir une deuxième chance. J'ai vu ma mère souffrir énormément et je me suis juré de faire quelque chose pour que cela ne se reproduise plus.

Quels conseils donneriez-vous à Julianne Hough, la jeune vedette du film?
De bien connaître le show-business parce que c'est un milieu de vautours, de managers qui tentent de vous faire croire que vous n'êtes pas à la hauteur. Ils essaient de vous maintenir accro à la drogue et à l'alcool pour vous manipuler et vous convaincre que vous ne valez rien. Je lui dirais de croire en elle et d'apprendre à s'aimer pour éviter de tomber dans ce piège.

Qu'est-ce qui vous a aidée à surmonter les moments difficiles?
J'ai toujours cru que j'allais m'en sortir. Adolescente, j'adorais ma mère et je voulais nous sortir des banlieues infernales où nous vivions. C'est beaucoup pour elle que j'ai voulu devenir une superstar.


Le dieu du rock Stacee Jaxx, c'est Tom Cruise. Génial!

En 1987, Sherrie (Julianne Hough) débarque de sa province à Hollywood en quête de gloire. Elle tombe vite amoureuse de Drew qui lui trouve un job de serveuse au Bourbon Room, une salle de concert rock légendaire tenue par Dennis Dupree (Alec Baldwin) et son assistant (Russell Brand). Alors que le dieu du rock Stacee Jaxx (Tom Cruise, génial) doit s'y produire, la femme du maire (Catherine Zeta-Jones) entend bien fermer ce lieu de débauche.


Catherine Zeta-Jones (ici au premier plan) fait aussi partie de la distribution.

Après une dispute avec Drew, Sherrie se retrouve à la rue et est recueillie par Justice (Mary J.Blige), la tenancière d'un club de strip-tease. Avec sa BO rock FM et ses looks eighties décoiffants, cette adaptation au cinéma de la comédie musicale de Broadway «Rock of Ages» ne se prend pas trop au sérieux.

Rock Forever, actuellement dans les salles romandes.

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www.rockofages.ch Site français du film