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Loisirs

Ramer debout sur les flots

Sport à l'évolution fulgurante, le stand up paddle (SUP) fait toujours plus d'adeptes sur les lacs suisses. Reportage à Lutry (VD).

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Darrin Vanselow
18 août 2014

Glisser sur les flots debout sur une planche, une grande rame dans les mains. C'est le sport en vogue qui envahit nos lacs et rivières: le stand up paddle (SUP). Au bord du Léman, le Paddle-Center de Lutry–Rolle–Prangins propose locations de planches et cours. A sa tête, le couple aquatique formé par Pascal et Naomi Michelin partage sa passion avec une bonne humeur communicative.   

«J'ai découvert le stand up paddle en 2008, se rappelle Pascal Michelin. D'abord sceptique, j'ai essayé et, en cinq minutes, j'étais convaincu. On est debout, on voit les poissons, il y a ce côté de liberté et ce travail constant d'équilibre, cette sensation de glisse douce. C'est vraiment un sport relax. On recherche plutôt la zénitude que l'adrénaline!»
Le SUP moderne existe depuis le début des années 2000 et a été popularisé par le légendaire
surfeur hawaïen Laird Hamilton. «Il est considéré comme le père de la discipline. C'est le premier à avoir demandé à un fabricant de rame de lui faire une rame assez longue pour pouvoir ramer debout.» Toute l'industrie du surf a commencé à développer des produits avec un succès fulgurant.
Aujourd'hui, ce sport né sur l'océan se pratique partout où il y a un plan d'eau, même dans les canaux de Venise et d'Amsterdam. «Tout le monde s'accorde à dire que, de tous les sports, c'est celui qui a connu la plus forte évolution. Le nombre de pratiquants croît de 30% à 40% chaque année!»

Naomi Michelin, directrice du Paddle-Center, en compagnie de son amie Nathalie Willard et du rédacteur Alain Wey.

Un sport pour tout le monde. «Si tu sais marcher (et nager), tu peux faire du SUP! On peut le pratiquer de 8 à 88 ans. On a des clients réguliers, hommes et femmes, qui ont plus de 80 ans.» Bien sûr, quelques explications sont de mise avant de se lancer dans cette aventure vivifiante. Depuis la rive où il y a peu de fond, il faut se mettre à genoux sur la planche.
Une technique qui vaut aussi lorsque le rameur, ou super (prononcez «seupeur»), rencontre un obstacle ou des vagues qui pourraient lui faire perdre l'équilibre. «Environ 95% des accidents en SUP ont lieu au départ ou à l'arrivée.» Mieux vaut aussi
partir face au vent pour revenir avec lui que le contraire. Et comme c'est un sport de rame, rien de tel que de prendre un cours pour apprendre les bases techniques afin de progresser.
Si le gilet de sauvetage n'est pas obligatoire jusqu'à 300 m du rivage, il est conseillé de s'équiper d'un leash, une sangle de cheville rattachée à la planche, qui reste la meilleure bouée. Et alors, quels muscles travaillent dans cette fière navigation? «Tous, et même ceux dont vous ne soupçonnez pas l'existence. Et bien sûr, les zygomatiques, parce qu'en général, on a le sourire!»
C'est parti. Après à peine une dizaine de coups de rame, le néophyte réalise ce que les aficionados veulent dire. Oui, on a l'impression de «marcher sur l'eau»!

Notre article sur le champion suisse de stand up paddle: Steeve Fleury

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En Suisse romande

Paddle-Center, Lutry–Rolle–Prangins. Cours, location, SUP fitness, yoga et pêche, voyages sur mesure (Aar, Venise, Amsterdam, Nice, Irlande, Maldives, etc.). Tél. 021 546 65 36, www.paddle-center.ch, facebook.com/paddlecenter

Seeland Stand Up, Sugiez (FR). Cours, location, lacs (Morat et Neuchâtel) et rivières (Aar, Doubs, Sarine), école itinérante (sorties à la carte). Tél. 079 204 16 15, www.seelandstandup.com, facebook.com/seelandstandup

SUP Genève. Tél. 076 224 01 88, www.supgeneve.ch

Waterwalk, Villeneuve (VD). Tél. 079 636 94 73, www.waterwalk.ch