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Quand l'esthétique est éthique

En coulisse Dans sa publicité, The Body Shop déclare faire de bonnes actions pour les êtres humains, les animaux et l'environnement. Juste des mots ou des actions concrètes?

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Heiner H. Schmitt, SP
15 février 2016

Anita Roddick, la fondatrice charismatique de The Body Shop est décédée en 2007.

Cette question fait éclater de rire Angelika Lanen, responsable de The Body Shop Switzerland AG. Et ce n'est pas de l'arrogance, mais en matière d'engagement, l'entreprise ne manque pas d'arguments. «Nous nous engageons fortement depuis sa création pour des causes sociales et environnementales. Il nous arrive même de descendre dans la rue pour attirer l'attention des gens sur nos revendications.» The Body Shop, une équipe combative? «Absolument! répond Angelika Lanen. Nous sommes de l'avis que business et engagement social ne sont pas contradictoires.»

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Pas d'expérimentation animale

Depuis qu'Anita Roddick a ouvert son premier magasin en 1976 à Brighton (GB) en le baptisant The Body Shop, l'engagement pour des causes nobles constitue le fil rouge de l'histoire de l'entreprise spécialisée en cosmétiques. «Anita Roddick était une femme hors norme, avec du cœur et des idées bien à elle», commente la responsable de The Body Shop Switzerland AG. Au fil du temps, les préoccupations de cette pionnière ont suscité de plus en plus d'intérêt. Et cela à une époque où l'expression «développement durable» n'était pas mise à toutes les sauces. Droits de l'homme au Nigéria, orangs-outans menacés à Sumatra: Anita Roddick a mis en évidence de nombreuses plaies dont souffre la planète.
Qu'une commerçante de cosmétiques fasse preuve d'un tel engagement a été extrêmement bien accueilli, surtout par la clientèle féminine. D'autant que l'entreprise britannique se distinguait par des produits innovants et abordables tout en renonçant systématiquement à l'expérimentation animale. Aujourd'hui, The Body Shop compte 2500 succursales dans plus de 60 pays. La Suisse en recense une cinquantaine, la première ayant été inaugurée à Zurich en 1983.

Engagement renforcé

En 2006, une année avant le décès d'Anita Roddick, l'Oréal a racheté l'entreprise. Depuis 2010, les succursales suisses appartiennent au groupe Coop. Ce qui n'a en rien altéré l'engagement de la marque. «Au contraire, par notre nouveau slogan Enrich not exploit – it's in our hands, (s'enrichir sans exploiter – la décision nous appartient), nous allons encore renforcer notre engagement en faveur d'un monde plus juste, souligne Angelika Lanen. On va entendre parler de nous!» Promis? «Promis!»

  • 1942 Naissance d'Anita Roddick.
  • 1976 Inauguration du premier The Body Shop à Brighton (GB).
  • 1978 Première succursale à Bruxelles.
  • 1983 Première succursale en Suisse, fondée par Sheela et Ivan Levy.
  • 1990 Création de The Body Shop Foundation pour soutenir des projets liés aux droits de l'homme et à la protection de l'environnement.
  • 2006 The Body Shop est racheté par le groupe l'Oréal.
  • 2010 L'entreprise compte 37 succursales en Suisse rattachées au groupe Coop.
  • 2016 The Body Shop a 50 succursales en Suisse et redéfinit ses valeurs par le slogan «Enrich not exploit – it's in our hands».

Le 20 février, dès 14 h, The Body Shop présentera ses nouvelles valeurs lors d'une manifestation chez Rhyner Logistik, à Zurich. La recette de cette action sera versée en faveur du Parrainage Coop pour les régions de montagne. Plus d'infos sur: www.thebodyshop.ch