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C'est du propre: le succès par l'innovation

En coulisse Schulthess fabrique en Suisse des appareils ménagers depuis plus de 170 ans. L'entreprise a écrit l'histoire du lavage. Et continue à l'écrire.

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08 janvier 2018

Schulthess fabrique en 1931 déjà des tambours pour des machines à laver manuelles.

Piler, battre, frotter, essorer au bord de la rivière toute proche, puis faire bouillir et étuver dans la buanderie: c'est de cette façon que nos aïeux ont lavé, plus ou moins proprement d'ailleurs, le linge durant des siècles. Hormis des bâtons, des pierres et un peu de savon à base de graisse animale et de cendre de bois, il n'existait pas d'auxiliaires; force musculaire, sueur et surtout beaucoup de temps étaient nécessaires pour la lessive.
Un battement de cils plus tard dans l'Histoire, nous remplissons une grande boîte blanche de linge et appuyons sur un bouton. Peu de temps après, nous le retirons et toutes les taches ont disparu. Pendant que le lave-linge fonctionnait, nous avons pu aller boire un café ou faire des courses. Schulthess, un pionnier suisse des appareils ménagers, a considérablement contribué à cette évolution galopante. Les premières tentatives de construire des machines à laver pour les grandes blanchisseries remontent au XVIIIe siècle. Mais ce n'est qu'au milieu du XXe siècle que se sont imposés les lave-linge pour les ménages.

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L'avènement des cartes perforées

À compter des années 1960, la femme moderne pilote le lavage du linge à laide de cartes perforées. 

En 1951, le fabricant zurichois est le premier en Europe à lancer un lave-linge entièrement automatique sur le marché. Fini le travail manuel, la machine effectue de façon autonome un programme complet de lavage, du trempage, de la rotation et du chauffage jusqu'à l'essorage. Mais le fabricant n'en reste pas là. Il développe un système à cartes perforées: selon la carte que l'on introduit dans la machine, elle effectue une certaine opération – une fois avec, une fois sans prélavage et parfois même sans essorage. Une révolution!
Aujourd'hui encore, Schulthess reste à la pointe de l'innovation. L'entreprise réinvente sans cesse le lavage, comme le «lavage en 3D»: grâce à des «entraîneurs», à savoir des «nervures» dans les tambours, judicieusement placés, le linge n'est pas seulement mû de gauche à droite comme dans les appareils usuels mais aussi d'avant en arrière. Ce qui a pour effet d'accroître l'efficacité du processus et de raccourcir considérablement la durée du lavage. De plus, ce nouveau système contribue à ménager encore davantage les textiles.

Les anciennes générations sen souviennent certainement: les machines vertes deviennent à la mode dans les années 1970.

Du linge légèrement sale est ainsi lavé proprement en 30 minutes et il ne faut que 57 minutes pour du linge très sale. Soit beaucoup moins de temps que n'importe quelle autre machine de la concurrence. En outre, ce système consomme moins d'énergie.
Le secret du succès ne réside pas seulement dans l'évolution constante de la technologie. Schulthess utilise uniquement des matériaux de grande qualité. Le réservoir de lessive, par exemple, n'est pas en plastique mais en acier chromé. Ce qui améliore la durée de vie de l'appareil. Selon les estimations de Schulthess, les machines durent aisément une bonne vingtaine d'années.
Récemment, l'utilisateur d'une machine à laver Schulthess s'est manifesté: après 50 ans de bons et loyaux services, la machine avait pour la première fois besoin d'une pièce de rechange! l

Les appareils Schulthess sont disponibles chez Fust. Sous la marque Novamatic, Schulthess fabrique en exclusivité pour Fust des machines modifiées selon les besoins des clients.

En chiffres

150 Chaque jour, quelque 150 appareils sortent des ateliers de Wolfhausen (ZH).

450 C'est à peu près le nombre de pièces qui composent un lave-linge; et il en faut environ 250 pour un sèche-linge.

100 Selon le type, un lave-linge pèse entre 93 et 105 kilos.

30 C'est le nombre de t-shirts que l'on peut glisser dans un tambour de lavage de 8 kilos.

  • 1845     Kaspar Schulthess ouvre à Zurich une zinguerie.
  • 1904     Reprise de la production d'une machine à laver le linge allemande.
  • 1917     Déplacement de la production à Wolfhausen, dans l'Oberland zurichois.
  • 1949     Des cartes perforées pilotent les machines de Schulthess.
  • 1951     Schulthess sort le premier lave-linge entièrement automatique d'Europe.
  • 1978     Schulthess introduit des processeurs dans ses machines.
  • 1991     Rachat du fabricant d'appareils ménagers Merker.
  • 2003     Production des premières grandes machines pour l'industrie et des immeubles d‘habitation.
  • 2011     Rachat de Schulthess par l'entreprise suédoise Nibe Industrier AB, mais, à ce jour, tous les appareils sont produits en Suisse.
  • 2015     Lancement de la nouvelle génération «Spirit» pour la maison et une année plus tard pour les immeubles d'habitation.
  • 2016     Distinction pour design réussi: les lave-linge et les sèche-linge Schulthess gagnent le célèbre «Red Dot Award».