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Cette année, je lève le pied!

Résolutions Ralentir et respirer un grand coup pourrait être salutaire. Pour être plus efficace, mais aussi pour mieux profiter de la vie. C'est le moment ou jamais d'adopter la «slow life», en 5 points.

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Getty Images
22 janvier 2018

Apprendre à se tourner les pouces, laisser son mental de côté Au travers de diverses astuces, on peut réduire considérablement le stress.


Les adeptes du développement personnel en général et les amis de la méditation en particulier sont d'accord sur ce point: soyons reconnaissants envers ce corps si complexe et performant qui nous permet d'être là, et soignons-le! Il s'agit de le nourrir convenablement, de dormir en suffisance et de faire de l'exercice physique – des préceptes bien connus en théorie. Mais aussi de lui redonner une place centrale, alors que le mental a tendance à la voler, pour mieux gérer le stress et l'anxiété. Dans cette optique, la Toulousaine Cindy Chapelle, sophrologue et auteure de «Ma slow life: je lève (enfin) le pied» (Éd. Jouvence), propose un exercice de base à la fois simple et ambitieux pour se connecter à son corps: «Durant une minute, je ferme les yeux et je me concentre sur ma respiration. Je repère son rythme, son amplitude, son trajet et les zones qu'elle mobilise.» Un autre exercice consiste à accueillir ses émotions au fur et à mesure de leurs venues, de repérer leurs déclencheurs et la façon dont elles se manifestent dans le corps.

La «slow life», c'est aussi profiter du quotidien sans remettre le bonheur au lendemain. La vie est faite de petits plaisirs simples, qui donnent de l'énergie. Leur donner de l'attention augmente le bien-être. Quels sont vos gestes «happy»? Faut-il les créer ou sont-ils déjà connus? La sophrologue donne quelques exemples: courir 30 minutes le matin, se préparer un smoothie tonifiant, écouter un morceau de musique émouvant, recevoir un «merci», voir le sourire de votre enfant à la sortie de l'école… Autant de moments pour se ressourcer.
La psychologue Agapi Stassinopoulos livre 52 méditations autour de toutes sortes de thèmes, comme le syndrome du sauveur ou les croyances limitantes, pour retrouver ses bonnes énergies dans son livre «Réveillez la joie qui est en vous» (Éd. Robert Laffont). Elle conseille aussi quelques trucs pour se faire plaisir, cultiver sa propre joie, et encourage tout le monde à trouver ses propres recettes.

Faites-vous partie de ces «vrais» bosseurs toujours surchargés? Pourtant Barbara Berckhan, auteure allemande de «Assez trimé! Faire moins pour accomplir plus» (Éd. Jouvence), remarque que les personnes compétentes devraient avoir plus de temps puisqu'elles sont rapides. Elles espèrent un moment de plaisir après avoir terminé toutes leurs tâches, mais le problème c'est que celui-ci ne vient jamais. N'attendez pas l'épuisement ou un souci de santé pour remettre vos priorités en question.
La méditation, en obligeant à se donner un rendez-vous avec soi-même pour la pratiquer, apprend à se faire passer d'abord, et à commencer la bienveillance par soi-même. Mais comment réduire sa liste infinie de tâches? En disant non, tout simplement.
Ce n'est pas facile pour tout le monde. La formatrice en communication donne donc dans son livre quelques idées de phrases pour s'entraîner, comme: «Oui, je sais le faire plus vite et mieux que toi, mais si tu le fais plus souvent, tu l'apprendras aussi. Tu peux déjà commencer à t'entraîner.» Il faut s'attendre à quelques ronchonnements de la part des collègues et de la famille, mais «partez du principe que les gens autour de vous peuvent s'habituer à la nouveauté».

Quand on aime, on ne compte pas. Pareil pour le travail. Si on aime ce qu'on fait, on le fait sans effort. On est donc plus efficace, le travail est moins pénible, et au final on se sent mieux! Une évidence, peut-être, mais certaines résistances peuvent empêcher sa réalisation. Et là, Barbara Berckhan donne l'exemple parmi ses connaissances d'une secrétaire qui croyait n'avoir aucun talent, mais qui aimait le côté organisation, classement et documentation de son travail. Une fois qu'elle a compris que ces aptitudes avaient de la valeur pour d'autres, elle s'est mise à son propre compte pour proposer ses compétences à d'autres indépendants. L'idéal pour vivre et travailler sans s'épuiser!

Ne rien faire rend plus créatif, Barbara Berckhan et Agapi Stassinopoulos s'accordent là-dessus. Mais ne rien faire, ce n'est pas lire un livre ni faire du tennis, et encore moins consulter sa tablette. La formatrice allemande conseille de noter «TP» dans son agenda pour «se tourner les pouces», et de ne pas céder à la culpabilité.
Pour nous convaincre de l'importance de l'inactivité et de la contemplation, Agapi Stassinopoulos rappelle que: «Albert Einstein réfléchissait aux mystères de l'univers un chat sur les genoux.» Concrètement: «Trouvez un lieu, chez vous, où vous pouvez vous installer, vous détacher de la ‹prochaine tâche à accomplir› et de tout ce qui vous préoccupe. Regardez dans le vide, existez et respirez. Il n'y a pas d'urgence.»
L'inactivité, c'est aussi le plaisir. Après tout, si on travaille beaucoup, c'est pour gagner de l'argent et… se faire plaisir. Donc déguster un carré de chocolat lentement en faisant appel à tous ses sens, c'est devenir riche, d'après le raisonnement… enrichissant de Barbara Berckhan.