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LIFESTYLE
PORTE-MONNAIE

Dans la poche

Il en dit long sur nos habitudes! Voici ce que l’on trouve dans un porte-monnaie helvétique typique. Signe particulier: nous aimons payer avec de l’argent liquide.

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HEINER H. SCHMITT
16 décembre 2019

Le porte-monnaie type des Suisses contient de l'argent liquide (133 fr. en moyenne) et deux cartes bancaires. D'autres classiques: carte d'identité, permis de conduire, demi-tarif ou AG, cartes de fidélité et jeton pour le chariot. Le porte-monnaie a un sexe: certains modèles féminins sont beaucoup plus gros que ceux destinés aux hommes. Peut-être parce qu'elles les glissent dans leur sac à main, alors qu'ils préfèrent qu'il tienne dans la poche...

Il y a ceux dont le porte-monnaie semble plein à craquer, tant il renferme de choses. Pièces qui tintent, cartes bancaires, cartes de fidélité, d’identité, permis de conduire, abonnement de transports publics. Parfois, une collection de tickets de caisse, de cinéma et de loterie. Certains porte-monnaies semblent renfermer toute une vie. D’aucuns y gardent encore une photo de l’être aimé ou de leurs enfants.

Il y a aussi les minimalistes qui préfèrent un petit porte-monnaie compact, tenant dans la poche. Ou se contentent d’un porte-cartes blindé contre le vol de données. Ces objets semblent en dire long sur nous… On oublierait presque que leur première fonction, depuis l’Antiquité, est d’emporter ses moyens de paiement avec soi.

Une particularité du porte-monnaie suisse, c’est qu’il contient des billets et des pièces: on a le réflexe de payer en argent liquide plutôt que par carte, contrairement à nos voisins français par exemple. Selon une enquête de la Banque nationale suisse de 2018, les paiements en liquide dans notre pays représentent 70% des achats.

Les petits montants en particulier sont systématiquement réglés à coups de pièces et de billets. Les Suisses transportent ainsi en moyenne 133 francs dans leur porte-monnaie, en plus de deux cartes bancaires. Malgré la dématérialisation de la monnaie, remplacée par des cartes dotées à présent du sans contact, et par le paiement par smartphone, les Suisses semblent attachés à voir ce qu’ils dépensent, à palper des billets.

Certains les lissent ensuite avant de les glisser dans le rabat dédié, d’autres les plient soigneusement en quatre… Ou peut-être êtes-vous de ceux qui les froissent dans leur poche sans état d’âme! 

Ce porte-monnaie Nulu 100% cuir est doté d’une protection RFID. Disponible pour 39 fr. 95 chez Coop City

Le porte-monnaie à travers l’histoire

Le besoin de transporter de l’argent survient dans l’Antiquité. On a alors une bourse, petit sac en cuir refermé à l’aide d’un cordon pour ranger ses écus. Au Moyen Age, la bourse peut être attachée à la ceinture ou tenue à la main. Ce n’est qu’au XIXe siècle qu’apparaît le porte- monnaie muni d’un fermoir et de compartiments. Dès 1820 environ, ce sont des accessoires précieux, réservés aux gens fortunés, plus que des objets fonctionnels. Ils peuvent être peints, gravés, émaillés, en écaille de tortue. Ils deviennent ensuite plus abordables et se retrouvent dans les poches de la bourgeoisie. Vers 1850, le porte-monnaie à soufflet, en cuir et doté de compartiments, apparaît. Il sert pour l’usage quotidien: on y glisse argent et cartes de visite. De nos jours, il reste un objet indispensable de notre quotidien. Et à l’avenir? On peut imaginer qu’une partie de son contenu se dématérialisera...