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«Ces jouets stimulent l'imagination»

Daniel Radcliffe, l’interprète d’Harry Potter, se la joue James Bond dans «Playmobil, le film». Et retrouve dans les fameuses figurines l’univers de son enfance. Rencontre.

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Morgen Production | Corey Nickols/Contour Getty Images
12 août 2019

Dans la version anglaise, Daniel Radcliffe prête sa voix à l'agent secret Rex Dasher.

Gagner des figurines du film

A l’aube de la trentaine, Daniel Radcliffe replonge dans l’enfance. Celui qui a incarné Harry Potter à l’écran pendant dix ans est à l’affiche de «Playmobil, le film», un cocktail coloré d’animation, de live-action et de chansons à la gloire des fameuses figurines. L’histoire? Lorsque le petit Charlie disparaît, sa grande sœur, Marla, part à sa recherche et se retrouve catapultée dans l’univers des Playmobil. Transformée en jouet, elle découvre toute une galerie de personnages et autant de mondes différents, des cow-boys du Far West aux gladiateurs de l’Empire romain, en passant par des Vikings et des pirates. L’acteur anglais prête sa voix à Rex Dasher, un suave espion britannique en smoking surnommé «le meilleur agent secret du monde». Cela vous dit quelque chose? «Comme j’ai un accent anglais, on me dit souvent – en particulier aux Etats-Unis – que je devrais jouer James Bond et je réponds que personne n’a envie de voir un nerd névrosé et nerveux camper 007», plaisante Daniel Radcliffe, lors de notre entretien londonien. «Cela dit, c’est très agréable de pouvoir interpréter ce personnage qui a une très haute opinion de lui-même et doit être remis à sa place par ceux qu’il croise.»

Inventer des histoires

L’univers des Playmobil ne lui est pas étranger puisqu’il se souvient d’avoir joué avec ces figurines avant de devenir Harry Potter et de prêter ses propres traits aux figurines du sorcier binoclard. «Ce qui est génial avec ces jouets, c’est qu’en fin de compte ils laissent à l’enfant le soin d’inventer une histoire. Personnellement, enfant, j’imaginais des scènes et des conversations détaillées entre tous les personnages.»

Très inspiré par le sujet, il poursuit: «Le succès des Playmobil et – je crois que c’est aussi correct de le mentionner – de «La Grande Aventure Lego», me rend profondément heureux. Je suis vraiment content que les gosses continuent de s’amuser avec des jouets physiques parce que, comme je suis vieux avant l’âge, je pense souvent qu’ils ne s’intéressent qu’aux jeux vidéo! En fait, ce n’est absolument pas vrai. Mes deux filleuls, âgés de 13 et 5 ans, sont de grands amateurs de ces jouets qui stimulent l’imagination. Je suis très soulagé que pas grand-chose n’ait changé depuis mon enfance.»

«J’étais un enfant hyperactif, imaginatif et très bavard!»

 

Fils d’une directrice de casting et d’un agent littéraire anglais, le jeune comédien a depuis toujours eu de l’énergie à revendre. «J’étais un enfant hyperactif, imaginatif et très bavard, se souvient-il. Je me réveillais tôt tous les jours, pas plus tard que 5h du matin et ce jusqu’à 6 ans. Je crois que c’est pour ça que je n’ai pas de frères et sœurs. Mes parents se sont dits qu’ils n’allaient pas refaire ça deux fois!»

Encouragé mais pas forcé

Mondialement célèbre dès 12 ans grâce à la saga Harry Potter, Daniel Radcliffe se considère chanceux d’avoir eu des parents qui l’ont encouragé à suivre ses rêves sans toutefois le forcer à réussir. «Comme ils étaient tous les deux acteurs dans leur jeunesse, les gens s’imaginent que mes parents ont projeté leurs ambitions sur moi. En fait, chaque fois que je finissais le tournage d’un volet de la saga, ils me demandaient si je m’amusais toujours et si j’avais envie de continuer. Et ma réponse était invariablement: Oui, ne vous faites aucun souci. J’arrive aujourd’hui à un âge où je commence à songer un peu plus à avoir des enfants et quand je repense à ce que mes parents ont accompli en m’élevant dans des circonstances qui ont dû leur sembler incroyablement bizarres, je trouve qu’ils se sont franchement bien débrouillés.»

Gagner des figurines du film