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L'ÉDITION DES JEUNES
OPINION

Génération connectée

Elles ont toujours leur smartphone en poche. Comment voient-elles cet outil indisociable de leur quotidien, qui leur permet de surfer sur le web et d'être constamment connectées aux réseaux sociaux? Nos cinq apprentie témoignent.

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Heiner H. Schmitt, Illustration: Caroline Koella
18 novembre 2019

Sylvie Castella (24 ans)

Aujourd’hui, je ne me déconnecte pas vraiment des réseaux sociaux. Mais durant les repas en famille mon téléphone se trouve dans ma chambre ou loin de moi. J’aime ces moments privilégiés que je passe en famille. Quand je ne suis pas sur les réseaux, c’est en grande partie car je suis avec mes proches ou quand je révise mes cours.

Ce qui me dérange sur les réseaux, c’est par exemple que sur Facebook on retrouve souvent la même actualité. Mais il y a aussi les attaques qu’on peut voir sur certaines publications. C’est quelquefois tellement violent et gratuit que ça me dégoûte presque des réseaux sociaux.

Ce qui me dérange sur les réseaux, c’est par exemple que sur Facebook on retrouve souvent la même actualité.

Sylvie, 24 ans

Après je ne les quitte pas car ça me permet de rester connectée avec beaucoup de proches. C’est le point positif ! On peut même avoir des nouvelles d’une personne à l’autre bout du monde. Les réseaux me servent aussi à tuer le temps.

À mon avis, la génération qui a vécu sa jeunesse sans les réseaux sociaux n’a pas raté grand-chose. Peut-être juste le fait de pouvoir communiquer plus facilement avec des personnes loin. Mais après, comparé à nous, je sais qu’ils arrivent à profiter de la vie et de ses petits moments. Ils ont grandi en devant se débrouiller et trouver quelque chose pour s’occuper, et surtout ils ont grandi en ayant un bon contact humain. Ils ne pouvaient pas se cacher derrière des écrans pour communiquer.

Claudia Neves (22 ans)

L’instant où je décide de me déconnecter de tous réseaux sociaux, c’est quand je sens que j’y ai déjà passé trop de temps et que je dois profiter de la vie autrement. Avec mon copain, on s’est accordé un temps pour surfer sur le web pour ensuite passer un moment ensemble dans le but de préserver notre couple. À long terme, les réseaux sociaux peuvent avoir de mauvaises répercussions sur la vie de deux personnes amoureuses car on finit par oublier que cette personne est là à force de ne plus décrocher les yeux du téléphone.

Malgré tout, les réseaux sociaux font partie intégrante de nos vies. C’est à nous de modérer notre consommation. Sur certains réseaux sociaux, comme Instagram, on trouve des profils de personnes qui partagent toute leur vie car ils en ont fait leur métier. Ce qu’on voit n’est pas toujours la réalité, leurs vies ne ressemblent pas forcément à ce qu’ils prétendent. Le web est rempli de mensonges et il est important pour moi d’avoir du recul là-dessus.

Malgré tout, les réseaux sociaux font partie intégrante de nos vies. C’est à nous de modérer notre consommation.

Claudia, 22 ans

Les réseaux me permettent de parcourir des sujets qui me passionnent, comme par exemple, la musculation. Il existe de nombreux profils Instagram qui en parlent et qui partagent beaucoup d’informations intéressantes.

À mon avis, la génération d’avant n’a rien raté car ils avaient d’autres façons de s’occuper, s’amuser et se cultiver. Les gens de cette époque étaient plus heureux et profitaient réellement de la vie. Ils n’étaient jamais enfermés à la maison devant un écran, ils sortaient parcourir nos beaux paysages et rencontrer de nouveaux visages.

Diana da Silva Coelho (20 ans)

En général mon téléphone me suit partout, je passe beaucoup de temps dessus. Je suis toujours connectée sur les réseaux sociaux (Snapchat, Instagram ainsi que Facebook).

Les moments où je me déconnecte c’est quand j’ai beaucoup de choses à faire au niveau privé ainsi qu’au niveau scolaire. Par exemple, lorsque je passe mes examens, je passe très peu de temps sur les réseaux sociaux.

Ce qui me dérange énormément sur les réseaux sociaux c’est le nombre de publicités qu’il y a des fois pour une simple vidéo de 3 à 4 minutes.

Mais ils m’apportent un moment de détente, car c’est souvent après une longue journée de travail que je passe le plus de temps sur les réseaux pour suivre un peu l’actualité et voir ce que les gens ont partagé.

À mon avis, la génération d’aujourd’hui rate des choses car on passe beaucoup de temps sur les réseaux et très peu avec la famille et les amis.

Angela Cefalù (18 ans)

Je me déconnecte rarement des réseaux sociaux et ce qui me dérange, ce sont les personnes qui en abusent. C’est-à-dire qui créent de faux comptes ou piratent des données. Et il y a aussi ceux qui sont actifs sur les réseaux uniquement pour créer des conflits. Les réseaux sont pour moi plus utiles que bénéfiques. Ils me permettent de communiquer avec ma famille et mes amis. 

Notre génération a raté de bons moments à cause des téléphones portables et des réseaux car ils permettent de rencontrer des gens virtuellement sans vraiment connaître la personne avec laquelle on chat. Avant, sans les réseaux, pour rencontrer de nouvelles personnes, il fallait sortir dehors et partager nos passions, nos avis… et je préfère cela.

Sherife Hamzaj (22 ans)

Mon téléphone me suit en général partout. Il m’arrive de passer beaucoup de temps sur les réseaux mais je trouve qu’il est bon de choisir lesquels. Personnellement, j’utilise WhatsApp, Snapchat et Facebook.

Ce qui me déplaît avec les réseaux, c’est que nous sommes constamment envahis de publicités pour telle marque ou telle nouveauté. Même si nous nous abonnons à ce que nous voulons, nous ne choisissons que très peu le contenu que nous voyons. Toutes ces vidéos ou photos sont là pour nous faire oublier la notion du temps et nous nous perdons facilement. C’est pourquoi, j’ai choisi des plateformes qui me permettra de garder un certain contrôle sur ce que je fais et ce que je vois. Celui que j’utilise le moins, Facebook, est justement celui qui m’envoie beaucoup de publicités et fait défiler énormément de vidéos que je n’ai pas forcément envie de voir. J’y passe donc beaucoup moins de temps.

Même si nous nous abonnons à ce que nous voulons, nous ne choisissons que très peu le contenu que nous voyons.

Sherife, 22 ans

Mais ces réseaux peuvent, tout au contraire, être très utiles. J’apprécie la possibilité d’être toujours connectée à mes amis. Nous pouvons également partager des photos que nous apprécions et faire découvrir des nouveautés à ceux qui regarderont notre post. Ces petits moments peuvent apporter un peu de détente après une longue journée chargée. 

Echanger avec nos amis ou famille apporte du bonheur et cela peut être très vite fait par le biais des réseaux. Mon préféré, WhatsApp, me permet de faire tout ça. Je me connecte uniquement pour discuter avec des proches. Son utilisation est simple et fonctionnelle et c’est ce qui me plaît le plus.

Il est dommage pour les générations d’avant qu’ils n’aient pas pu avoir accès à ce monde infini de possibilités. Avant, pour avoir une information, il fallait chercher un moment et surtout savoir ce que l’on voulait trouver. Maintenant, il est possible d’avoir des nouvelles connaissances en étant simplement tombé dessus par hasard. Il suffit de taper un mot pour savoir tout ce qui y est associé. Ces gestes sont devenus banals pour nous mais cela reste quelque chose d’incroyable. C’est une chance que les générations précédentes n’ont pas pu avoir.

A voir aussi:

Le microtrottoir tourné par Angela, Claudia et Sylvie sur l'utilisation des réseaux sociaux par des jeunes.