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La mobilité douce avec un e-bike

Dans la campagne fribourgeoise, nous avons testé pour vous les prouesses du vélo électrique en montée, en descente et dans le trafic. Une merveille de mobilité qu’il faut aussi savoir dompter!

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Charly Rappo
19 août 2019

Notre rédacteur Alain Wey sur sa monture électrique aux alentours d'Hauterive (FR).

C’est parti, le casque vissé sur la tête. Premier coup de pédale sur un vélo électrique. Comme tout profane, je me familiarise peu à peu avec la boîte de vitesses, l’assistant au pédalage qui décoche le moteur dans une fourchette de 1 à 9. Il mesure également la vitesse que l’on réussit à côtoyer. Nous démarrons, le photographe et moi-même, au Coop brico+loisirs de Matran, à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Fribourg et traçons sur la route du Moulin Neuf, qui longe la rivière de la Glâne. Après la petite montée d’adrénaline du trafic, nous commençons à comprendre ce qu’apporte le moteur électrique qui équipe le brave deux-roues. Oh oui, un ami, un sauveur et je ne suis pas au bout de mes surprises!

Une simple révolution de pédales

Tout de go, j’enclenche le niveau 9 sur le moteur. Une simple révolution de pédales et le vélo est presque sur pilote automatique. Dingue! J’imagine déjà les prochaines pentes que le grimpeur pourra avaler. Nous testons tout d’abord les prouesses de l’engin sur une belle route secondaire campagnarde. Pas de doute, nous cavalons sur l’avenir de la mobilité douce. 

A l’orée de l’an 2020, un véritable boom du vélo électrique se fait sentir dans notre pays. En 2018, plus de 111  000 e-bikes ont été vendus (voir infographie ci-dessous). Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les ventes ont grimpé de 14% en 2016, de 16% en 2017 pour atteindre l’envolée record de 27% l’année dernière. En d’autres termes, un vélo sur trois acheté en Suisse est électrique! Quant au VTT du genre, il s’en est carrément vendu 51% de plus qu’en 2017! La messe est dite!

Oui, il faisait très chaud, même avec un e-bike. Ici près de Moulin Neuf Matran (FR).

Rester vigilant

Le fameux moulin qui produit la farine de la région disparaît au loin. Nous plongeons sur une nationale qui, forcément, demande une attention que les pâquerettes passées nous avaient fait oublier. Mon compère motive le peloton. Nous sommes vite surpris par la vitesse que nous prenons. Pensez donc, le moteur d’une puissance de 25 watts nous offre une assistance au pédalage de 25 km/h. Avec un tel engin, on reste sur le qui-vive. Enfin, nous nous retirons des grandes transversales routières et descendons par la forêt vers l’abbaye d’Hauterive. Le compteur de vitesse indique un «petit» 42 km/h. «Lentamente!» Nous serpentons la route sans trop de prouesses «Tour de France»… Le monastère est là. 

Petit arrêt pour reprendre notre souffle, bien plus haletant par l’adrénaline que l’effort fourni. A la montée, l’e-bike va-t-il changer ma manière d’envisager les cols à vélo? Olé, pas de doute. L’harmonie entre le moteur électrique et le coup de pédale tutoie les anges. Mais il faut tout de même utiliser les vitesses douces pour grimper sans problème.

Descente et circulation

Nous rejoignons le trafic sur la route cantonale. La descente est impressionnante: je flirte avec les 50 km/h et, évidemment, avec les camions qui me dépassent, je ne suis pas très à l’aise. Il est 16 h passées et nous nous trouvons sur le tronçon qui file de Fribourg à Bulle. Enfin, le rond-point d’arrivée nous salue. L’heure des comptes a sonné. Au final, les prouesses des braves n’impressionneront guère les chevronnés. L’excuse? Nous nous sommes beaucoup arrêtés pour prendre des photos.
Bilan: 16 km en un peu plus d’une heure, avec une vitesse moyenne de 11,6 km/h et une pointe à 52 km/h. 

Lors de notre virée, nous avons croisé plusieurs cyclistes en e-bikes, dont un couple de personnes âgées. Le vélo du XXIe siècle semble faire des adeptes dans toutes les catégories d’âge. De notre côté, c’est sûr, nous sommes sous le charme. Mais, promis, nous n’enfourcherons pas l’engin sans casque!

Données techniques et conseils de sécurité

Les vélos électriques se conduisent différemment des bicyclettes classiques

Deux types d’assistance électrique: l’e-bike «léger» permet une assistance au pédalage atteignant 25 km/h et le «rapide» 45 km/h. Le premier ne nécessite pas de plaque d’immatriculation et le port du casque n’est pas obligatoire, mais il est fortement conseillé pour des raisons de sécurité. En 2018, il y a eu 321 accidents graves sur e-bike, soit 39% de plus qu’en 2017. Notons encore que l’engin pèse environ 20 kg.

Conseils de sécurité: l’e-bike se conduit différemment d’une bicyclette classique. Sa vitesse est plus élevée et sa distance de freinage est plus longue, ce que ne savent pas forcément les autres usagers de la route, piétons y compris. N’oubliez pas le casque (le bpa le recommande)! Anticipez et soyez toujours très attentif. Il est possible de perfectionner votre technique de conduite en suivant un cours dédié aux vélos électriques.

Chez Coop Brico+loisirs

Une vaste gamme d’e-bikes

On compte 16 modèles actuels de vélos électriques vendus dans les magasins Coop brico+loisirs, dans une fourchette de prix allant de 1399 à 3499 francs, dont trois sont des VTT électriques. En moyenne, un vélo sur quatre vendu chez Coop brico+loisirs est électrique. Jusqu’au 31 août, le Leopard E-Bike Vita City Unisex est disponible au prix de 999 francs au lieu de 1799 francs.

www.bricoetloisirs.ch

Évolution des ventes de bicyclettes en Suisse

Un tiers des vélos vendus sont électriques