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Réseaux sociaux

Les coulisses du web

Des jeunes rencontrent le succès sur les réseaux sociaux et font rêver petits et grands. Mais que se passe-t-il derrière leurs caméras?

18 novembre 2019

En 2019, les jeunes utilisent énormément les réseaux sociaux. Youtube, Instagram, Snapchat ou encore Twitter, les plateformes de partage sont nombreuses et les utilisateurs ne cessent d’augmenter. Nous les utilisons chaque jour pour envoyer des messages, partager des moments avec nos amis ou encore se renseigner sur l’actualité. 

Il y a des personnes pour qui les réseaux sont la source de leur métier. Youtubeur, influenceur, blogueur et créateur de contenus, tous ont pour but de divertir leur public, tout en ayant un revenu. C’est le cas de Noam Yaron, créateur de contenus de 22 ans, qui a pu trouver sa place sur les réseaux. Nous l’avons rencontré chez lui à Morges pour en savoir un peu plus sur son parcours et découvrir les coulisses de son activité.

C’est à la fin de ses études au gymnase en 2017, qu’il débute totalement par hasard sur Youtube en publiant quelques vidéos amateur avec son frère. Principalement tournées dans sa chambre avec un matériel d’amateur et dans le but de s’amuser, elles ont vite eu du succès et trouvé une audience. Aujourd’hui, Noam est populaire auprès des jeunes Suisses romands.

La réalisation d’une vidéo pour Youtube n’a rien de facile. Réflexion, écriture, tournage et montage, produire une vidéo demande beaucoup de temps et d’imagination. Sans oublier le matériel indispensable à adopter: caméra, trépied, micro, lumières et rallonges. Le jeune homme a appris à utiliser seul son matériel, en se formant sur Internet. «J’en apprends encore aujourd’hui», dit-il. Un budget est aussi à prévoir, pour le matériel mais aussi pour engager un monteur afin de finaliser certaines de ses vidéos. 

Des contenus rémunérés

Pour pouvoir gagner de l’argent via les publicités  sur Youtube, diffusées avant les vidéos par exemple, il faut avoir des centaines de milliers de visualisations pour que cela commence à devenir une source de revenu. Comme Youtube ne permet pas à Noam d’en faire son métier, il se lance parallèlement sur Instagram, la plateforme de partage d’images et de vidéos. Son profil (@Chiconono) compte plus de 20 000 abonnés. Il y publie des photos de ses voyages, organise des concours pour ses abonnés et fait des placements de produits.

En effet, plusieurs marques font appel à lui et le rémunèrent pour présenter leurs produits. Cela consiste à les mettre en scène dans des photos ou des courtes vidéos, parfois humoristiques. Les partenariats ne sont pas choisis au hasard et Noam favorise les relations à long terme. 

Son activité de créateur de contenus lui permet aujourd’hui d’en vivre tout en terminant ses études en communication marketing et relations publiques. Et il se lance aussi dans le tournage de sa série, «The Clue», qu’il a décidé de créer. 

Noam a la chance de pouvoir faire de sa passion son métier, mais pas tout le monde y parvient. Beaucoup de jeunes en rêvent et se lancent ainsi sur les réseaux. Pour réussir, il faut beaucoup de travail mais aussi avoir la chance de plaire à un public et de rencontrer les bons partenaires.

@Noam Yaron
9K abonnés sur Youtube

J’ai moi-même essayé de partager ma passion pour les loisirs créatifs sur les réseaux, mais ce n’est pas facile de se faire connaître. Cela reste une bonne expérience et, comme dit Noam, il faut oser prendre des risques!

Une photographe passionnée

Mathilde Rietsch, 20 ans, photographe et étudiante en graphisme à l’ECAL à Renens

@mathilde.rietsch
19,8 K abonnés
sur Instagram

Pourquoi vous êtes-vous lancée sur Instagram?

Après plusieurs mois à faire des photos pour moi, que je gardais sur mon ordinateur sans rien en faire, j’ai décidé de partager mon travail avec les autres. C’était pour moi un moyen d’avoir des contacts avec d’autres photographes et d’échanger nos expériences mutuelles. J’ai reçu beaucoup de soutien et de bienveillance, ce qui m’a permis de m’améliorer et de développer mon compte petit à petit.

Avez-vous du temps pour les loisirs à côté de votre activité sur les réseaux?

Je considère mon activité de photographe comme un hobby. J’ai aussi du temps pour d’autres choses, j’aime aller régulièrement en montagne. Ce qui est difficile, c’est de concilier cours, photographie et loisirs; tout est une question d’équilibre.

Qu’est-ce qui vous inspire?

J’aime beaucoup le travail des photographes Alessio Albi et Vivienne Mok et l’émotion qu’ils transmettent. La peinture est aussi une grande source d’inspiration pour moi. Je m’inspire beaucoup de courants artistiques, tels que le romantisme, le préraphaélisme, le symbolisme... Je cherche à mettre en avant la beauté des choses simples à travers mes photos.

Montrer le côté positif

Mathias Thalmann, 23 ans, Influenceur/Youtubeur, étudiant en communication et psycho à Neuchâtel

@mathiasthalmann
15K abonnés
sur Instagram

#Réalité

Mon contenu reflète la réalité dans laquelle je suis, à travers une sorte de filtre permettant de faire abstraction des côtés négatifs, soit par l’humour soit par les retouches. Toutefois, il est vrai que j’essaie de ne montrer que le «positif» dans ma vie, tout simplement car tout le monde a des problèmes et les réseaux sociaux constituent une sorte d’échappatoire à la vie réelle. Je dirais qu’il faut faire attention à dissocier ce qu’on voit sur les réseaux sociaux et la réalité.

#Followers

C’est une idée fausse qu’avoir un grand nombre de followers signifierait être riche. Il y a une corrélation entre le nombre de followers et les demandes de partenariats. Et il m’arrive (souvent) de présenter des produits/événements sans rémunération tout simplement parce que j’ai un « coup de cœur » qui mérite d’être partagé ! 

#Soutien

Ma famille et mes amis me soutiennent, même s’ils se moquent parfois de moi. Ils sont toujours là en cas de besoin. 

Nicola et Daniela Capone

A 28 et 23 ans, ils se mettent en scène dans des contenus humoristiques sur Youtube et Instagram. Ils décrivent le quotidien d’un couple italo-portugais et depuis peu la vie de parents. 

@nicocapone
299K abonnés
sur Youtube

«Nous faisons rire les gens avec du contenu différent et qui sort de l’ordinaire. Mais nous ne vivons pas de Youtube car du jour au lendemain tout peut s’arrêter. Nous avons chacun un travail à côté, peintre en bâtiment et assistante dentaire. En ce moment, ce que nous gagnons sur Youtube, nous le mettons de côté pour le futur.»

Angela Cefalù, 18 ans

Apprentie employée de commerce à la centrale administrative Coop de Renens (VD)