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S'organiser avec un Bullet Journal

Outil de planification qui permet aussi d’exprimer sa créativité, le Bullet Journal peut changer la vie, selon ses adeptes.

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Valentin Flauraud
04 novembre 2019

Le Bullet Journal, abrégé en BuJo par ses fans, est un outil d’organisation et de productivité qui a révolutionné la vie de nombreux adeptes. C’est le cas de Céline Vaccaro, une Vaudoise de 31 ans. «J’ai découvert le concept il y a environ deux ans, après la naissance de ma fille. J’avais l’impression de n’avoir plus de temps pour rien! C’était le chaos, je devais mieux m’organiser.» En cherchant des semainiers familiaux, la jeune femme ne trouve rien d’adapté à ses besoins. Elle découvre alors ce système personnalisable, et pour lequel il suffit d’avoir… un stylo et un carnet. Cela a changé sa vie. «Réfléchir à mon temps m’a aidé à prioriser les choses à faire et à réserver du temps pour moi.» Adieu to-do lists et post-it épars sur le bureau: un seul cahier regroupe toutes les choses dont il faut se souvenir, et sert aussi d’agenda.

 «Lister les tâches, même minimes, me permet de me vider la tête», confie Céline Vaccaro, adepte de Bullet Journal.

Imaginé par l’Américain Ryder Carroll, qui présente l’idée en 2013, son nom vient des bullets, les puces que l’on utilise activement dans ce système. Le principe est de tracer son organiseur personnel sur des pages vierges.

On dresse un calendrier des événements et tâches à réaliser durant l’année (le future log) et durant le mois suivant (page mensuelle, plus détaillée). Puis, chaque soir, on liste les choses à faire pour la journée à venir. Un système de notation avec des puces (voir au bas de la page) permet ensuite de montrer si la tâche a été accomplie, repoussée, ou mise de côté.

Il n'y a pas de limites pour personnaliser ce carnet.

Le lendemain, on recommence, en reportant les choses inscrites dans la page mensuelle, et les tâches qui n’ont pas été terminées. L’idée est de ne jamais détailler plus d’une journée à la fois et ainsi de rester flexible. «Ce n’est pas stressant de ne pas faire tout ce qu’on a prévu: il suffit de reporter quelque chose au lendemain», estime Céline.

Or le Bullet Journal ne se limite pas à cette fonction d’agenda et d’organiseur. «Il y a une structure de base, mais ensuite, on peut créer des pages selon ses besoins. Par exemple, j’en ai une pour les livres que j’ai envie de lire, une autre pour les idées de sorties en famille.»

Tout est imaginable: lister des idées de cadeaux pour ses proches, noter à qui on a prêté quoi... Un classique, ce sont aussi les pages de suivi (trackers). Imaginez une petite case représentant chaque jour du mois, à colorier ou à cocher lorsque vous avez réalisé un objectif (prendre le temps de lire, faire un certain nombre de pas, ne pas fumer ou grignoter – à chacun ses objectifs).

L'avantage sur un agenda? Ce système s'adapte aux besoins spécifiques de chacun.

Pour réaliser ces diverses pages en trois coups de stylo, on trouve de nombreuses vidéos explicatives sur Youtube, ou dans le livre du fondateur de la méthode. Sur les réseaux sociaux, la communauté d’adeptes partage aussi des exemples. Souvent, ceux-ci sont joliment décorés. Mais cela n’a rien d’obligatoire!

Minimaliste ou créatif

«Pour réaliser un Bullet Journal, n’importe quel carnet et stylo suffisent. Ce mode d’organisation exige 5 minutes au quotidien. Après, il y a un autre monde: celui du Bullet Journal créatif!» Un univers qui a happé la Vaudoise. Il s’agit là de décorer les pages autour des outils d’organisation, et de laisser s’exprimer sa patte, avec du lettering et des doodles (petits motifs). «Au début, je recopiais des modèles pris sur les réseaux. Cela m’a rappelé combien j’aimais dessiner quand j’étais plus jeune.»

Aujourd’hui, cela peut lui prendre plus de deux heures pour réaliser une page comme celle en photo ci-dessus: c’est un plaisir qu’elle se réserve pour le week-end. Au quotidien, elle se contente d’inscrire ses tâches dans des mises en page simples. «J’ajoute juste quelques touches de couleur avec des feutres, des stickers et des washi (ndlr: rouleaux de scotch à motif), ça prend peu de temps.»

Le Bullet Journal a même séduit son mari. «Il en fait un, minimaliste, simplement avec un stylo bleu et un stylo noir. Et cela marche très bien aussi, dit-elle. Un BuJo normal est juste une liste de tâches, ce n’est pas forcément très beau, c’est pour cela que l’on voit surtout les exemples très décorés sur les réseaux.»

Pour Céline, remplir son carnet n’est pas une contrainte mais un vrai plaisir. «J’ai envie qu’il me ressemble, que cela soit joli.» Or, pour débuter, mieux vaut se concentrer sur l’aspect organisation pour ne pas se décourager. «J’ai arraché beaucoup de pages au début. Maintenant j’ai appris le lâcher-prise et j’accepte mes erreurs!»

La passionnée observe un engouement pour le Bullet Journal à la fin de l’année, quand les gens se mettent en quête d’un agenda. Le système ne correspond peut-être pas à tout le monde, mais pour le savoir… il faut essayer! 

 


Comme un code

La clé de l’organisation

Gérer les listes de tâches

Sur la première page de son BuJo, on indique la clé des symboles (carrés, ronds...) qui seront utilisés. Exemple: