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Dévaluation: tourisme et argent

Francs Depuis la suppression de l'arrimage à l'euro en 2015, le franc fort pénalise les ventes suisses à l'étranger. Mais ce n'est pas la première fois.

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Museum für Gestaltung Zürich, collection d'affiches, ZHdK © The Herbert Matter Estate/Fotostiftung Schweiz, Dokumentationsbibliothek Davos, DR
09 avril 2017

Au Bolgen à Davos, a été construit le permier téléski à arbalètes du monde. Ce fut aussi le premier téléski de Suisse.


Reportage

Une affiche publicitaire de la Suisse signée Herbert Matter, 1935.

Le 26 septembre 1936 déjà, le Conseil fédéral annonçait sa décision de dévaluer le franc suisse de 30%. Un franc n'équivalait donc plus à 0,29 g d'or, mais à seulement 0,20 g. Le Conseil fédéral cédait ainsi à la pression de l'industrie d'exportation et du secteur du tourisme, souffrant tous deux de la vigueur de la monnaie nationale.
Ils n'étaient pourtant pas si loin, les hivers où la Suisse mettait encore en avant la féérie à bas prix de ses paysages enneigés et promettait à ses hôtes étrangers d'alléchants forfaits «tout compris»: sept jours à l'hôtel en pension complète étaient ainsi proposés, selon la catégorie, entre 60 et 150 francs. Auxquels s'ajoutaient des remises sur les billets de train pouvant atteindre 45%. Jusqu'à l'essence qui, selon une brochure de l'Office national du tourisme, était «cédée à un tarif préférentiel aux automobilistes étrangers jusqu'au 29 février 1936».

Une économie stagnante

Mais l'économie était en crise. Les exportations accusaient un recul à cause du franc fort, les produits suisses n'étant plus attractifs hors des frontières.
La Suisse était tout simplement trop chère aux yeux des visiteurs étrangers. La dévaluation bénéficia globalement à l'économie. L'indice du coût de la vie n'augmenta que de 8 points pour ensuite atteindre 138 points entre septembre 1936 et le début de la Seconde guerre mondiale. Les effets sur le tourisme se révélèrent positifs et les exportations augmentèrent de plus de 40% en 1937. Et en 1938, le nombre de chômeurs avait diminué de presque un tiers.

Gagnante du concours 1927-1937, Geneviève cite sa mère: «Je commence la prim. sup. à St-Roch. Nouvelle étape, la plus belle et la plus fructueuse de ma scolarité. Vingt filles et seize garçons sous la direction de M. Durussel, le meilleur des maîtres, avec qui nous avons beaucoup appris [...] Mon seul regret: devoir aller six heures par semaine faire des ourlets et tricoter pendant que les garçons faisaient de l'algèbre et de la géométrie...» Ma mère est décédée il y a trois mois, juste avant de fêter ses 100 ans.

Heinrich des Grisons: Mes grands-parents avec ma mère, qui avait 14 ans à l'époque, lors d'une balade dans les montagnes grisonnes en été 1929. [...] Des pantalons de randonnée pour femmes n'existaient pas. Des jupes très longues faisaient l'affaire.

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