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TOURISME
ROLLE

Bon 700e anniversaire

Rolle fête cette année ses sept siècles d’existence. Une occasion de (re)découvrir l’histoire de cette paisible bourgade du bord du Léman où il fait bon vivre.

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keystone, ALAMY, jasmina slacanin
16 septembre 2019

«Les gens qui viennent à Rolle y restent», introduit d’emblée le Rollois Loïc Haldimann (30 ans), municipal du tourisme. Amoureux de sa «petite ville à taille humaine», de 6000 habitants, il active la nouvelle application touristique (Balades à Rolle) pour smartphone qui propose de nombreux circuits thématiques. Ceux qui ne connaissent pas, ou peu, cette «perle du Léman» comme on la surnomme par ici, peuvent opter pour une balade intitulée «Histoire et curiosité».

Les martinets noirs du château

Le monument incontournable de cette bourgade reste son château. Situé au bord du lac, il aurait été fondé par la maison de Savoie au XIIIe siècle. Possession du comte Amédée V de Savoie, il passe aux mains du chevalier Jean de Greilly, dont les descendants y vécurent jusqu’au XVe siècle. En 1558, Jean de Steiger, un riche patricien bernois le rachète. Le château reste dans la famille jusqu’en 1798. Aujourd’hui, ses salles abritent une école, et des bureaux administratifs.

Fait amusant et plutôt rare selon les ornithologues, des martinets noirs ont installé leur nid sous le toit du château. Ces oiseaux qui ressemblent à des hirondelles peuvent atteindre une vitesse de 140 km/h et passent plus de trois quarts de leur vie à voler. Ils ne se posent que pour nidifier, de mai à juillet.

Voltaire et Madame de Staël

En se baladant dans la Grand-Rue, l’artère principale de Rolle, parsemée de commerces et de restaurants, quelques maisons méritent un arrêt comme l’Hostellerie du Château. L’unique hôtel de la ville, jadis appelé Hôtel des Bains, a accueilli Voltaire. Le philosophe des Lumières y séjourna au XVIIIe siècle à une époque où l’établissement possédait des bains. Madame de Staël fait aussi partie des personnalités ayant vécu dans cette même rue. Mais contrairement à Voltaire, elle n’apprécia guère son passage dans «ce trou de Rolle» comme elle le qualifia. Fuyant la Révolution genevoise de la fin du XVIIIe siècle, elle s’installa au numéro 99, enceinte de son fils Albert qui y naquit. Sa chambre à coucher avec ses boiseries et ses papiers peints peut encore être visitée aujourd’hui.

Parmi les commerces de la Grand-Rue, bon nombre sont des boulangeries. Cela s’explique par le fait que la ville possède une spécialité: les petits pains de Rolle, dont l’origine reste encore mystérieuse. Ces derniers se présentent sous forme de boules briochées, parsemées de sucre.

Il ne reste plus qu’à choisir sa boulangerie préférée. Lorsque l’on interroge les habitants, deux clans se forment. Il y a ceux qui conseillent chez Moret et ceux qui sont pro Boccard (aujourd’hui chez Wolfisberg). «Tout dépend de ce que l’on cherche, nuance Loïc Haldimann diplomate. Pour les sandwichs et le chocolat, j’irais plutôt chez Moret, tandis que pour les pâtisseries et pour la terrasse au bord du lac, j’opterais pour Boccard.»

Pour s’imprégner de l’ambiance détendue de la ville tout en découvrant son histoire de plus de 700 ans, un programme culturel attend les visiteurs jusqu’à mi-octobre 2019.

 

Plus d’infos sur: www.tourisme-rolle.ch