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Un week-end à Bologne

Capitale de l’Emilie-Romagne, Bologne déborde de charme. Son cœur médiéval est l’un des plus riches d’Europe. Moins prisée que ses consœurs Venise et Florence, elle est très agréable à visiter. A quelques heures de train de la Suisse romande, Bologne est la destination idéale pour une escapade italienne le temps d’un week-end.

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Getty Images | Shutterstock
05 août 2019

Le centre médiéval de Bologne est parmi les plus grands du genre en Europe.

La ville de la tentation gastronomique 

Si l’on surnomme Bologne «la grasse», ce n’est pas parce que sa nourriture est particulièrement riche, mais parce que la ville honore particulièrement bien la bonne chaire. Ses incontournables sont les tagliatelles à la sauce ragoût mijotée durant des heures ou ses tortellinis farcis aux légumes de la région. Pour se délecter de ces plaisirs, le restaurant Drogheria della rosa – aussi atypique que charmant –est l’endroit idéal. Caché sous des arcades et en dehors des ruelles du centre, il offre une ambiance chaleureuse et décontractée. Pour prendre un en-cas sur le pouce, le 051 à la via Pescherie vecchie propose une multitude de tigelle différents (de petits sandwichs garnis de charcuterie ou de légumes). Dans l’Antiquité, la pâte était cuite dans un disque de terre cuite appelé tigella.

Entre le blini et le pain, les «tigelle» sont un street food.

Cœur savant

Bologne ne serait pas la même sans son université. En 1088, la ville a fondé la première institution académique de ce nom d’Europe. Au cours des siècles, le prestige de la ville, également appelée «la savante», a attiré de grands noms: Dante, Pétrarque, Copernic, et plus récemment, Umberto Eco. Aujourd’hui, elle abrite près de 100000 étudiants, soit un quart de sa population. Si les facultés sont dispersées à travers la ville, le cœur historique de l’université se trouve au nord-est de la vieille ville, rue Zamboni. Sur les murs de briques, des graffitis reflètent l’esprit estudiantin contestataire. Bologne «la rouge» n’évoque donc pas seulement la couleur de ses bâtisses, mais également son âme communiste.

Le sanctuaire San Luca

Bâti en 1723 sur le Monte Guardia à 300 m d’altitude, le sanctuaire de la Madonna di San Luca et sa couleur ocre flamboyante semblent dominer la ville. A pied, son ascension commence à la Porta Saragozza et se poursuit sous près de 4 km d’arcades bâties pour protéger l’icône de la Vierge durant les processions. Aujourd’hui, on y croise plutôt des Bolonais en habits de sport. La montée dure environ une heure et offre de magnifiques points de vue, tantôt sur la ville, tantôt sur la campagne. Le parcours est ponctué de marches. Un petit train touristique part de la Piazza Maggiore. Une fois au sanctuaire, il est possible de grimper au sommet du dôme et de bénéficier d’une vue à 360° pour 5 €.

Les arcades protègent du soleil et de la pluie.

Flâner sous les galeries

Ce qui rend la visite de Bologne si agréable est sans aucun doute ses quelque 38 km d’arcades. Ces élégantes galeries ornent quasiment tous les bâtiments du centre, des riches palais aux simples demeures. Le cœur historique se parcourt facilement à pied. Cela permet aux visiteurs de goûter à la dolce vita italienne. Car sous les arcades, bars, cafés, gelateria, boutiques ou échoppes se succèdent comme autant d’invitations à flâner dans ce dédale de petites ruelles.


Infos pratiques

Quand partir: privilégiez le printemps ou l’automne quand les températures sont douces. L’été, il peut faire très chaud et la plupart des étudiants et des habitants désertent la ville.

Comment y aller: depuis la Suisse romande, il est aisé de s’y rendre en train. Au départ de Lausanne par exemple, le trajet le plus direct dure 5 h avec un changement à Milan. Le prix du billet se situe autour des 150-200 fr. avec un demi-tarif.

Budget quotidien: pour une chambre double dans un hôtel du centre, comptez env. 150 €. Pour vous restaurer, prévoyez entre 15 et 20 € par personne pour un en-cas avec boisson à midi et 30 à 40 € pour un menu à plusieurs plats le soir. Pour un café au bar, 1 € 50 suffisent. Par contre, le prix grimpe si on le commande en terrasse.

 

 

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