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Jura

Une brasserie devenue lieu de rencontre

Voilà plus de vingt ans que Jérôme Rebetez a créé la bière des Franches-Montagnes à Saignelégier. Sa brasserie fraîchement agrandie est aussi devenue un lieu de sortie et de rencontre pour les Jurassiens.

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David Marchon
22 juillet 2019

C'est en 1997 que Jérôme Rebetez (45 ans) a fondé la Brasserie des Franches-Montagnes (BFM) à Saignelégier.

Devant la Brasserie des Franches- Montagnes (BFM), une grande terrasse accueille le visiteur de la plus belle des manières. D’un côté deux pistes de pétanque fraîchement construites et de l’autre une piscine pour les plus petits qui accompagneraient leurs parents. Ici, on ressent d’entrée un parfum de rencontre. Là un bar, puis une boutique et plus loin une grande scène musicale et des baby-foots. «Les jeunes de la région aiment bien venir ici, lance Jérôme Rebetez, le patron des lieux. Il n’y a pas d’endroit pareil dans le Jura. On est ouvert le soir quatre jours par semaine et on fait le plus gros débit de bière du canton! Notre idée est que Saignelégier devienne un lieu de sortie malgré tout!»

Le boss en compagnie de l'un de ses maîtres brasseurs, Dave Santiago, d'Atlanta (USA). Ici, les séances de production se tiennent d'ailleurs en anglais.

L’eau, la terre, le feu et la magie

Diplômé en œnologie, Jérôme Rebetez tente l’aventure du houblon et du malt en 1997. «La légende dit que j’ai gagné un concours à la télévision pour lancer la brasserie, Le Rêve de nos 20 ans», sourit-il, pas peu fier du chemin parcouru depuis. Aujourd’hui, son audace a de quoi faire rêver. Le Jurassien est le patron d’une trentaine de collaborateurs, sa brasserie s’étend sur près de 4000 m2 et il produit 500000 litres de bière par année.

Il faut croire que la salamandre qu’il a choisie comme emblème de la BFM lui a porté chance. Depuis le Moyen Age, cet animal est aussi bien lié au feu, à la terre, à l’eau qu’à la magie. «Notre nouvelle halle de production a fini d’être mise en route cette année et dans cinq ans, on espère avoir réussi à doubler notre production!»

Bien plus qu’une simple bière régionale, la BFM est distribué dans 18 contrées, dont la plupart des pays européens, les Etats-Unis, le Canada, la Chine, le Japon, Taïwan et la Corée du Sud. Jérôme Rebetez en avale des kilomètres. «Cette année, j’ai déjà dépassé les 70 nuits d’hôtel dans plus d’une dizaine de pays pour faire des tournées promotionnelles et rencontrer les dépositaires et les vendeurs!» De quoi s’interroger sur les qualités de polyglotte de ce voyageur à la fibre créative. Il parle tout simplement huit langues, dont couramment le suisse-allemand, l’allemand et l’anglais, et se débrouille en italien, espagnol, japonais et russe! D’ailleurs, les quatre brasseurs professionnels de la BFM sont aussi bien Ecossais, Américain, Alsacien qu’Allemand!

Une bière du rockeur?

L’originalité est l’un des mots d’ordre de la BFM, qui brasse une douzaine de bières. Petit florilège: La Salamandre (blanche), La Meule (blonde à la sauge), La Torpille (brune), La Cuivrée (ambrée) ou encore La Mandragore (noire). Une bière s’appelle même «Highway to Helles» en référence à AC/DC. «Ein Helles» étant le nom donné à une blonde en allemand. Mais peut-on parler de bière du rockeur pour la BFM? Pas vraiment… Le boss relativise la chose: «Je dirais que la bière, c’est plutôt du rock et le vin de la musique classique!»

Tschhhh! En fait, le patron associe clairement sa bière à la rencontre et à la bonne humeur. Près de 25 concerts ont lieu chaque année sur la scène de la brasserie. Et si vous passez dans le coin, vous croiserez certainement la mascotte du lieu: le chat «27,6»! 

Les bières blanches La Salamandre, à la sauge La Meule et brunes La Torpille sont disponibles dans la plupart des points de vente Coop de votre région.

www.brasseriebfm.ch

 

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