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Stéphanie Décotterd, une reine de l'accueil

Le guide gastronomique Michelin a conçu de nouveaux prix afin de valoriser les métiers de service. Stéphanie Décotterd assure le trait d’union entre la cuisine et la salle au Pont de Brent, sur la Riviera vaudoise. Elle a été distinguée le mois dernier.

18 mars 2019

Un service aux gestes précis, maîtrisés à la perfection. Dans une approche personnalisée, qui met à l’aise chaque client. C’est ainsi que Stéphanie Décotterd conçoit le travail en salle au Pont de Brent (VD), sur les hauts de Montreux. Aux côtés de son mari Stéphane, le chef de cuisine, elle est à la tête du restaurant gastronomique depuis huit ans. Sa philosophie s’avère fameuse: elle a reçu début février le prix Michelin Suisse de l’accueil et du service. L’édition 2019 du célèbre guide met pour la première fois ce métier en lumière. 

Fière mais humble, la patronne salue l’excellence du travail de ses collaborateurs. Son rôle, elle le conçoit comme un trait d’union entre la salle et la cuisine, afin que tout se passe au mieux des deux côtés: «On forme un tout ensemble.» Elle a rencontré son futur époux dans l’établissement, alors dirigé par Gérard et Josette Rabaey. C’était en 2000. Stéphane y était cuisinier, Stéphanie sommelière. Elle a suivi cette formation après avoir achevé avec succès un cursus en école hôtelière. Depuis, ils ne se sont plus quittés et sont devenus parents en 2007.

La famille Décotterd habite juste à côté du restaurant. «Cela me permet de concilier ma vie professionnelle et privée. Je peux me libérer à certains moments pour passer du temps avec notre fille», précise Stéphanie, qui a grandi à Geispolsheim, en Alsace. A 18 ans, elle rêvait de faire le tour du monde: «Je pensais me diriger dans le tourisme.» Mais au fil de stages en restaurant, durant ses études, le contact avec la clientèle l’a conquise. Passionnée par les parfums, l’univers de la gastronomie et du vin l’ont fascinée.

Aux antipodes du snobisme

Stéphanie Décotterd ne supporte pas que l’on juge quelqu’un sur son apparence. Sous ses ordres, on ne snobe personne. «Mon équipe met les clients en valeur», affirme-t-elle, en évoquant un souvenir vécu dans un restaurant gastronomique de Montréal. Son mari était vêtu d’un jeans. Le personnel lui avait alors demandé de se changer, lui fournissant veston et pantalon de ville. «C’était beaucoup trop grand pour lui,
il ressemblait à un clown et je me suis demandé où était le chic…», raconte l’élégante quadragénaire. Elle aime l’idée que l’on s’apprête bien pour sortir, à condition de rester soi-même.

Adepte d’une décoration de table épurée, elle aime miser sur une fleur coupée, dans un soliflore. Ses conseils en matière de dressage? Exclure la nappe chiffonnée. Et placer les assiettes à un pouce du bord de la table afin qu’elles se trouvent toutes à la même distance. Pour le reste, à chacun son style! 

Questions en rafale

Thé ou café? Les deux, selon le moment de la journée
Mets sucrés ou salés? Salés
Viande ou poisson? Poisson, l’omble chevalier en particulier.
Vins tranquilles ou effervescents? Tranquilles
Rouges ou blancs? Rouges
Vos vins de prédilection? Quand j’étais plus jeune, j’avais une préférence pour les vins très corsés, épicés et tanniques. Maintenant, la finesse et l’élégance me séduisent davantage.
Deux coups de cœur? Les pinots noirs d’Irene Grünen­felder, à Jenins, dans les Grisons. La syrah de Benoît Dorsaz, à Fully, en Valais.
Un voyage de rêve? Au Japon
Radio ou télé? Télé
Jupe ou pantalon? Robe
Sport ou sieste? Je ne suis pas très sportive…