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L'atout de la diversité climatique

Les vendanges ont déjà démarré dans notre pays, avec d’excellentes conditions. Le réchauffement planétaire engendre des adaptations dans le vignoble suisse.

TEXTE
10 septembre 2018

Le climat actuel joue en faveur d'une qualité accrue des vins suisses. Le millésime s'annonce magnifique.

Les grappes des raisins précoces sont mûres, les taux de sucre atteints. La chaleur de l’été offre des conditions très favorables à un excellent millésime. Sur la base des vingt-cinq dernières années, Jean-Laurent Spring estime que la vendange présente une avance de trois semaines. Chef de groupe en viticulture à Agroscope, le centre de compétences de la Confédération pour la recherche agricole, il observe que le réchauffement climatique a jusqu’à maintenant des conséquences positives sur le raisin suisse: «La vigne est une plante d’origine méditerranéenne. Aujourd’hui, le climat fait que les maturités sont pratiquement assurées pour tous les cépages, ce qui assure une régularité des récoltes et joue en faveur de la qualité des vins.»

Moins à l’aise dans les zones les plus chaudes, les variétés précoces – à l’image du pinot noir – y laisseront peu à peu la place à des cépages plus tardifs, comme le merlot, la syrah, le cornalin ou l’humagne rouge. «Cette adaptation est déjà en route en Valais. L’encépagement va progressivement se modifier, mais comme on a la chance d’avoir des microclimats et un encépagement extrêmement diversifiés en Suisse, ce n’est pas un gros problème.» Si les prévisions les plus pessimistes se réalisent, + 3 °C en 2050, pinot noir et chardonnay ne seront plus adaptés sous nos latitudes. D’autres cépages prendront le relais en Suisse. Il en va autrement en Bourgogne, où toute la réputation des vins est basée sur ces deux cépages.

Un travail de sélection

Cultivés depuis des siècles, les anciens cépages ont donné lieu à des mutations, qui font que tout à coup, un rameau porte des raisins un peu différents des autres, qu’il s’agisse de la taille des baies, de la productivité ou de la couleur. Il existe ainsi par exemple du chasselas blanc, rose et violet.

Grâce à un travail de conser­vation de la biodiversité et de sélection clonale que les équipes d’Agroscope ont commencé en 1923, 1800 biotypes différents de 23 cépages autochtones sont connus. «Les mutations qui concernent la composition des moûts s’avèrent par­ticulièrement intéressantes par rapport à la problématique du réchauffement climatique», précise Jean-Laurent Spring. Ainsi, certains types de chasselas ont des acidités de 20 à 30% plus élevées que d’autres. Mal perçus et mis de côté jusqu’à aujourd’hui, on les plébiscitera avec un réchauffement croissant.

Le défi des maladies

Lorsque le raisin mûrit plus tôt, que beaucoup de pluie tombe sur les ceps et que les grappes sont très compactes, les fruits risquent d’être frappés par de la pourriture. Là aussi, la recherche fait tout pour pallier le problème, en sélectionnant des grappes moins compactes.

En développant de nouvelles variétés, les scientifiques d’Agroscope cherchent à répondre aux besoins du futur en misant sur des cépages plus tardifs, qui aient une grande capacité d’adaptation. «C’est un défi, car on ne sait pas précisément comment le climat va évoluer en Europe centrale», conclut Jean-Laurent Spring. Pour l’heure, le cépage rouge divico – homologué en 2013 – ainsi qu’un nouveau cépage blanc qui sera lancé fin octobre, ont été développés afin de résister aux maladies fongiques de la vigne, comme le mildiou et l’oïdium. L’avenir nous dira si l’air sera plutôt chaud et sec ou chaud et humide.

Les grappes des raisins précoces sont mûres, les taux de sucre atteints. La chaleur de l’été offre des conditions très favorables à un excellent millésime. Sur la base des vingt-cinq dernières années, Jean-Laurent Spring estime que la vendange présente une avance de trois semaines. Chef de groupe en viticulture à Agroscope, le centre de compétences de la Confédération pour la recherche agricole, il observe que le réchauffement climatique a jusqu’à maintenant des conséquences positives sur le raisin suisse: «La vigne est une plante d’origine méditerranéenne. Aujourd’hui, le climat fait que les maturités sont pratiquement assurées pour tous les cépages, ce qui assure une régularité des récoltes et joue en faveur de la qualité des vins.»

Moins à l’aise dans les zones les plus chaudes, les variétés précoces – à l’image du pinot noir – y laisseront peu à peu la place à des cépages plus tardifs, comme le merlot, la syrah, le cornalin ou l’humagne rouge. «Cette adaptation est déjà en route en Valais. L’encépagement va progressivement se modifier, mais comme on a la chance d’avoir des micro-climats et un encépagement extrêmement diversifiés en Suisse, ce n’est pas un gros problème.» Si les prévisions les plus pessimistes se réalisent, + 3°C en 2050, pinot noir et chardonnay ne seront plus adaptés sous nos latitudes. D’autres cépages prendront le relais en Suisse. Il en va autrement en Bourgogne, où toute la réputation des vins est basée sur ces deux cépages.

Sélectionner les meilleurs types

Cultivés depuis des siècles, les anciens cépages ont donné lieu à des mutations, qui font que tout à coup, un rameau porte des raisins un peu différents des autres, qu’il s’agisse de la taille des baies, de la productivité ou de la couleur. Il existe ainsi par exemple du chasselas blanc, rose et violet.

Grâce à un travail de conservation de la biodiversité et de sélection clonale que les équipes d’Agroscope ont commencé en 1923, 1800 biotypes différents de 23 cépages autochtones sont connus. «Les mutations qui concernent la composition des moûts s’avèrent particulièrement intéressantes par rapport à la problématique du réchauffement climatique», précise Jean-Laurent Spring. Ainsi, certains types de chasselas ont des acidités de 20 à 30% plus élevées que d’autres. Mal perçus et mis de côté jusqu’à aujourd’hui, on les plébiscitera avec un réchauffement croissant.

Le défi des maladies

Lorsque le raisin mûrit plus tôt, que beaucoup de pluie tombe sur les ceps et que les grappes sont très compactes, les fruits risquent d’être frappés par de la pourriture. Là aussi, la recherche fait tout pour pallier le problème, en sélectionnant des grappes moins compactes.

Et en développant de nouvelles variétés, les scientifiques d’Agroscope cherchent à répondre aux besoins du futur en misant sur des cépages plus tardifs, qui s’adaptent aux zones et aux climats les plus variés possibles. «C’est un défi, car on ne sait pas précisement comment le climat va évoluer en Europe centrale», conclut Jean-Laurent Spring. Pour l’heure, le cépage rouge divico – homologué en 2013 – ainsi qu’un nouveau cépage blanc qui sera lancé fin octobre, ont été développé afin de résister aux maladies fongiques de la vigne, comme le mildiou et l’oïdium. L’avenir nous dira si l’air sera plutôt chaud et sec ou chaud et humide.

 

Avec les mets au poisson

Marie Linder

Spécialiste en vin

Cet alvarinho au nez de citron vert, doté d’une robe pâle nuancée de vert, offre en bouche un bel équilibre entre sa texture tendre et son acidité énergique. L’alvarinho est un cépage typique de la Côte atlantique que l’on retrouve principalement au Portugal et dans la région de la Galice, en Espagne. C’est un vin d’apéritif, mais aussi un vin idéal pour escorter toutes sortes de mets à base de poisson que l’on savoure au bord de l’océan. Par son fruité, il aimera contrer des plats typiques de Lusitanie à base de bacalhau (morue séchée), souvent assez relevés en sel. Le folklore raconte qu’il existe autant de recettes à base de morue que l’année compte de jours. Voilà donc de nombreuses occasions offertes à la dégustation de cette bouteille.

 

Alvarinho Vinho Verde DOC Solar de Serrade Monção

  • Prix: 14 fr. 95/75 cl
  • Origine: Portugal
  • Région: Vinho Verde
  • Cépage: alvarinho
  • Disponible: dans les grands points de vente Coop

Egalement disponible sur www.mondovino.ch