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Bibacchus: hymne à la diversité des cépages du Valais

La gamme Bibacchus fête ses 20 ans. Aux Celliers de Sion, on la choie d’une génération à l’autre, face au vignoble, au nom de l’avenir.

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Louis Dasselborne
28 juillet 2019

Petite arvine, heida, amigne, humagne rouge, cornalin… Treize vins, huit blancs et cinq rouges, mettent en lumière la richesse des cépages du Valais depuis vingt ans. «Une très jolie aventure.» C’est avec ces mots que l’ingénieur agronome André Darbellay caractérise le lancement de la gamme Bibacchus, en collaboration avec Coop. Il était à l’époque directeur de l’historique maison Bonvin, associée depuis 1992 à une concurrente de tradition elle aussi, la maison Varone. Les spécialités valaisannes étaient alors peu représentées dans les rayons de la grande distribution et Coop avait senti qu’il y avait un intérêt pour elles de la part des consommateurs.

Un accord a été trouvé et, depuis, «le succès est au rendez-vous, grâce à la confiance de nos clients et à la qualité des vins», indique l’acheteur en vins valaisans Ludovic Zimmermann (35 ans). Le nom Bibacchus, c’est-à-dire «deux dieux du vin», vient du rapprochement entre les deux caves valaisannes renommées: «C’est Philippe Varone (ndlr: aujourd’hui président de la ville de Sion) qui a eu cette idée», se souvient André Darbellay.

Dans la pureté des raisins

Nous nous trouvons aux Celliers de Sion, du nom qui réunit les maisons Bonvin et Varone dès 2010. Depuis un an et demi, ce bâtiment contemporain aux murs habillés d’inox, baptisé «Œnoparc», se veut une vitrine pour la viticulture du Valais.

Faisant face au magnifique vignoble en terrasses de Clavau et à ses vieux murs en pierres sèches, André Darbellay, aujourd’hui président du conseil d’administration des Celliers de Sion, nous désigne une parcelle de petite arvine et une autre d’humagne rouge, toutes deux destinées à produire des nectars de la gamme Bibacchus: «Tout est mis en œuvre afin de vinifier ces vins dans la pureté des cépages dont on est si fiers», précise-t-il.

Il y a vingt ans, le consommateur restait fidèle à un ou deux vins. Aujourd’hui, il est avide de découvertes et souhaite «vivre le vin et toutes les émotions qui y sont liées», selon les mots de David Héritier, directeur des Celliers de Sion, qui a suivi un cursus en sciences politiques. D’où un important investissement – 7,5 millions de francs – pour l’Œnoparc.

Trois récompenses en poche

Plusieurs activités y sont proposées aux visiteurs, en intérieur comme en extérieur, à l’image d’une initiation à la dégustation et d’une balade gourmande à pied ou à vélo électrique. «On a accueilli plus de 35 000 personnes l’an dernier et on a déjà reçu trois prix prestigieux en matière d’œnotourisme. Quand ils apprennent qu’il y a plus de 50 cépages cultivés en Valais, certains visiteurs n’en reviennent pas», se félicite David Héritier.

Les amateurs de randonnée se plairont à découvrir le bisse de Clavau, qui date du XVe siècle et surplombe la plaine du Rhône. De retour dans le bâtiment, en regardant les vins Bibacchus qui y sont entre autres présentés, ils méditeront devant ces mots qui leur sont associés: «L’homme a créé la vigne à l’image de la montagne. Bien que cela rende son entretien particulièrement difficile, la vigne profite d’un meilleur angle avec le soleil et capte ainsi tout son potentiel.»

L'histoire de Bibacchus et des Celliers de Sion sur Mondovino

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