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Les vins sont si meilleurs en vacances!

Nous vous expliquons pourquoi un vin n'a jamais la même saveur dans son terroir ou la région où l'on vit.

19 août 2019

C'est fou ce que le vin dégusté à Mykonos ne plaît pas autant une fois rentré à la maison…

Vous vous jurez systématiquement de ne pas ramener de vin de vos vacances et pourtant le scénario se reproduit à chaque fois: vous êtes face à la mer, une brise légère caresse votre peau, un coucher de soleil éclaire l’horizon, et vous savourez un vin local qui, dans la quiétude crépusculaire, semble être le meilleur du monde. Evidemment, vous avez envie d’en ramener une bouteille!

Une semaine plus tard, retour à la réalité chez vous: au prix de maints efforts en cuisine, vous avez préparé une dorade entière.Heureusement que vous avez ramené dans vos bagages une bouteille d’huile d’olive! La table du balcon prend des allures méditerranéennes, la vue sur la mer en moins. Puis vient le moment tant attendu de porter un toast en souvenir des vacances, vous buvez la première gorgée et… c’est la déception. Mais pourquoi donc le vin des vacances n’a-t-il jamais le même goût une fois de retour à la maison?

Raison n° 1: le voyage

Qu’il s’agisse d’avaler un millier de kilomètres dans une voiture en pleine chaleur ou d’être transporté en avion, le vin n’aime pas être transbahuté. La chaleur extrême peut même l’abîmer. Ces péripéties sont moins graves si on lui laisse deux semaines pour qu’il retrouve ses esprits. Avant de déboucher votre souvenir de vacances, laissez-lui un peu de temps, tout ira peut-être bien ensuite.

Raison n° 2: le climat

Pression atmosphérique, humidité de l’air, parfums environnants, tout cela influence notre perception lorsqu’on déguste un vin.

Même la lumière joue un certain rôle: les mets et les boissons paraissent plus aromatiques dans une lumière bleue, par exemple. Hélas, impossible d’emporter dans sa valise le bleu de la mer Egée ni les senteurs de la garrigue provençale d’ailleurs. Une partie de la saveur du vin reste donc malheureusement sur place.

Raison n° 3: la nourriture

Ce n’est pas pour rien qu’on dit que ce qui provient d’un même terroir s’accorde bien. Un exemple frappant: les vins rouges chinois, indiens ou thaïlandais sont souvent nettement plus doux et sucrés que leurs cousins européens. Ils offrent des mariages intéressants avec les plats épicés et relevés, mais beaucoup moins avec une entrecôte-frites…

Raison n° 4: le contexte

Retour au coucher de soleil ou dans la cave du vigneron local. La scène est si pittoresque, on ne s’en lasse pas! Et c’est bien là le problème. Le saviez-vous? La vision a un effet cent fois plus rapide et dix fois plus fort que l’odorat sur le cerveau. Sachant cela, le nez n’a aucune chance d’être objectif.

Oui, et alors? Faut-il donc se débarrasser des souvenirs vinicoles de vacances une fois pour toutes? Non, évidemment pas. Après tout, la surprise amusée que donne un vin dont la saveur n’est pas la même une fois sur son balcon en Suisse fait partie du rituel de retour de voyage.