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Y sont pas comme nous!

Les rédactions de Coopération, Coopzeitung et Cooperazione se sont chacune envoyé cinq clichés sur les autres régions linguistiques. Découvrez ici les réactions des rédacteurs alémaniques et tessinois sur les préjugés des Romands. On en apprend des choses!

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Andreas kiener
28 juillet 2019

Quiz

Suissitude

Testez vos connaissances sur la Suisse, ses clichés, ses expressions et ses particularités. De bleu, c'est parti pour un quiz!

 

 

Cliché sur les Alémaniques

Les Alémaniques soupent tôt et font de drôles de mélanges tels le hachis aux cornettes avec compote de pommes ou la fondue avec du maïs!


Réponse de Carole Gröflin, rédactrice à Coopzeitung:
«Que nenni! Les us et coutumes gastronomiques des Suisses alémaniques ne sont pas si bizarres. Nous concédons que pour certains, le souper commence à 18 heures précises et pas une minute plus tard. La raison? Ils se ménagent ainsi le temps de terminer la vaisselle avant de s’installer devant le téléjournal! Mais les temps changent. Nous nous affranchissons de plus en plus des conventions et nous glissons les pieds sous la table plus tardivement. L’été s’y prête très bien, comme le prouve l’essor florissant des guinguettes dans les villes. Le mariage de la viande hachée avec la douceur de la compote de pommes nous plaît, c’est vrai. Ces saveurs s’unissent à merveille. Même surprise gustative pour la fondue, dans laquelle nous plongeons volontiers des poires fraîches coupées en cubes ou des abricots secs. Essayez, vous pourriez aimer! Mais du maïs dans la fondue, jamais! A la rigueur, des petits épis au vinaigre, mais seulement pour l’accompagner!»

 

 

Cliché sur les alémaniques

Chez les Alémaniques, on préfère se serrer la main plutôt que de se faire trois bises, mais tout le monde entre nu dans le sauna sans que cela ne pose problème à qui que ce soit!


Réponse de Masa Diethelm, rédactrice à Coopzeitung:
«Mon souvenir le plus marquant d’un cérémonial de salutations «à la suisse» fut lors de l’anniversaire d’une amie proche. Les embrassades et les baisers sur la joue étaient visiblement interdits. Les invités et la famille – même ses grands-parents – l’ont félicitée avec une généreuse poignée de main. En tant que Suissesse d’origine étrangère, cela m’a décontenancée. Dans les pays natals de mes parents, on s’enlace, on se tape sur les épaules, on se pince les joues et bien sûr, on s’embrasse – les bises sont habituelles, même entre hommes. Mais alors, pourquoi la légendaire retenue des Suisses alémaniques reste-t-elle à la porte des saunas? On peut supposer qu’ils sont convaincus de devoir s’en tenir aux règles d’hygiène. Qui dit sauna dit logiquement nudité – et le Suisse alémanique, fidèle à lui-même, ne veut pour rien au monde se faire remarquer avec une serviette nouée autour de la taille!»

 

 

Cliché sur les alémaniques

Les Alémaniques portent des Birkenstock® avec des chaussettes!


Réponse de Yvonne Pini, rédactrice à Coopzeitung:
«Des chaussettes dans les sandales, quel scandale! Cet impair vestimentaire fut longtemps le signe distinctif des personnes au goût douteux ou des hommes d’un certain âge. En Suisse alémanique, et ailleurs d’ailleurs! Mais depuis quelques années, les fashionistas ne jurent plus que par ce contraste qu’elles et ils pensent stylé; c’est ainsi que la tendance a gagné les pieds des jeunes hommes branchés. Les créateurs de marques de luxe du monde entier s’emparent de cette excentricité et l’affichent sur les podiums. Lors du défilé Valentino à Paris, par exemple, les mannequins portaient bel et bien des sandales Birkenstock® avec des chaussettes. Le summum du raffinement désormais en vogue touchera-t-il la Suisse entière? L’avenir nous le dira. En tous cas, jamais la frontière entre bon et mauvais goût n’a été aussi mince. Un conseil: si vous ne possédez pas les codes de la mode actuelle, ne suivez pas cette tendance!»

 

 

Cliché sur les Alémaniques

Pour les Alémaniques, tout est petit. Les croissants (Gipfeli), les chéris (Schatzeli) et même les au revoir (Tschüssli) ont tous leur diminutif.


Réponse de Martin Zimmerli, rédacteur à Coopzeitung:
«Nous autres Suisses alémaniques sommes des êtres discrets et modestes. C’est donc en toute logique que nous employons très souvent des diminutifs: surtout pas de grabuge, pas de vantardise. Mais ce n’est qu’une coquetterie de dialecte, car en réalité, nous n’aimons guère être pris pour des êtres insignifiants ou inoffensifs. Il faut nous prendre au sérieux! Un expatrié allemand qui, pour montrer sa bonne intégration culturelle, nous surnommerait «Schwiizerli» (petits Suisses) a tendance à nous rendre «es bitzeli» (un chouïa) agressifs. Nous avons en revanche le plus grand respect pour nos concitoyens helvètes. Il ne nous viendrait pas à l’idée de parler de «Romandli»! Par contre, j’avoue, je dis volontiers «Tessinerli», mais dans un contexte culinaire: en effet, ce pain traditionnel occupe une place de choix chez les Zimmerli (petite chambre)!»

 

Cliché sur les Alémaniques

Les Suisses alémaniques sont très bien organisés et ont un concept pour tout.


Réponse de Eva Nydegger, rédactrice à Coopzeitung:
«Mazette! Quel sens de l’observation! Voilà un compliment qui nous touche, en particulier venant de nos amis romands. L’organisation – au sens de construction, arrangement, conception, développement, fabrication, structuration, élaboration et réalisation – est effectivement l’un de nos points forts. C’est vrai, nous conceptualisons souvent avant de passer à la réalisation, notamment quand il s’agit de collaborer avec nos collègues romands. Ils sont alors si impressionnés qu’ils nous donnent facilement carte blanche! C’est idéal à tout point de vue: nous créons sans entraves suivant notre propre logique, et ils obtiennent une paix royale. Chez nous, c’est ainsi que les choses avancent!»

 

 

Cliché sur les Tessinois

Au Tessin, tout fonctionne grâce au copinage!


Réponse de Carmela Correale-Maccia, rédactrice à Cooperazione:
«Hmm… qu’est-ce qui pourrait bien se cacher derrière ce stéréotype? Mais je me demande ce qui leur est bien passé par la tête? Comment démonter ce cliché? Ah, j’y suis! Génial, ce Rubik’s Cube. Six faces, six couleurs… Plus de couleurs, donc plus d’identités culturelles… Si au Tessin, il faut des amis et des connaissances, en Suisse alémanique, il y a la vitamine C. C comme Copinage! Et en Suisse romande? C’est le mot réseau qui me vient à l’esprit, que l’on pourrait traduire par un ensemble de relations ou de lignes entrecroisées. Donc: réseau… social, il est bien d’actualité celui-là. Ouf, ce cliché m’a épuisée, une vraie gymnastique d’esprit! En conclusion: le monde est un petit village!»

 

Cliché sur les Tessinois

Le Tessin est le plus beau canton alémanique!


Réponse de Natalia Ferroni, rédactrice en chef adjointe à Cooperazione:
«J’ai plusieurs voisins suisses-allemands, super sympas, accueillants et chaleureux. Mais ils ne parlent pas l’italien, ou peu. Ils font partie des 8,3% de la population tessinoise de langue maternelle allemande. Beaucoup d’entre eux sont âgés et profitent de la «Sonnenstube» (le Tessin est la Riviera des Alémaniques). Ils n’ont plus envie d’apprendre une nouvelle langue ni de s’intégrer. Et puis, il y a les jeunes vacanciers pressés, qui font des grillades de viande marinée et se jettent dans le lac au moindre rayon de soleil, qui aiment le Tessin, mais ne le respectent pas. Nous ne les aimons pas beaucoup, mais nous les respectons.»

 

Cliché sur les Tessinois

Les Tessinois sont politiquement parlant très conservateurs


Réponse de Paolo D’Angelo, rédacteur à Cooperazione:
«Ce n’est pas un préjugé, mais la simple réalité. A l’origine, le Tessin était un canton rural et montagnard, nous ne sommes pas et ne serons jamais urbains et cosmopolites comme Zurich, Bâle ou Genève. D’ailleurs, qu’est-ce que cela signifie, être conservateur? Nous sommes à l’avant-garde en matière d’allocations familiales et autres aides financières, les écoles maternelles sont gratuites, l’UDC n’atteint même pas 7% dans le canton (dans celui de Zurich, c’est le premier parti). Ah, c’est vrai: nous avons la Lega. Il y a beaucoup de jours fériés et cinq députés de la gauche radicale au Grand Conseil. Vous vous souvenez, bien sûr, du mois de grève des bureaux des CFF il y a dix ans de cela… Disons que nous sommes différents, un peu anarchiques, un peu nostalgiques. Et, heureusement, pas toujours homologables.»  

 

 

Cliché sur les Tessinois

Les Tessinois sont les seuls en Suisse à maîtriser les langues nationales


Réponse de Raffaela Brignoni, rédactrice à Cooperazione:
«C’est vrai, and we can also understand english. But nous préférons parler italien. Nous ne jonglons pas avec les langues nationales; si nous nous débrouillons mieux, ce n’est ni grâce à un don particulier ni par patriotisme. C’est une question de pragmatisme.  Nos compatriotes s’amusent peut-être à apprendre deux ou trois mots d’italien pour commander une pizza quand ils viennent au Tessin pour les vacances. Par contre, quand nous allons en Suisse alémanique ou en Romandie, ce n’est généralement pas pour y passer des vacances ni pour commander des rösti ou une fondue moitié-moitié…»

 

 

Cliché sur les Tessinois

Le Tessin, c'est la dolce vita, il y fait toujours beau et tout va toujours bien!


Réponse de Daniele Pini, rédacteur en chef à Cooperazione:
«Les endroits où il fait le plus chaud en Suisse sont le Valais et Bâle. Les cantons qui reçoivent le plus d’aides financières des cantons riches sont ceux de Berne, de Vaud et du Jura. Enfin, Zurich est l’endroit le plus cool de Suisse. Au Tessin, nous nous mettons en colère pour un rien, tu parles de dolce vita... Cela fait quelques années que vous aussi, chers cousins romands, venez nous rendre visite au Tessin, et nous en sommes très heureux. Nous apprendrons ainsi à mieux nous connaître, et peut-être que l’on pourra un jour véritablement parler de la fameuse solidarité latine, elle qui n’est pour l’instant qu’un mythe!»

 

 

Les Alémaniques à propos des Romands

Les Romands préfèreraient, s'ils le pouvaient, être Français


Réponse de Alain Wey, rédacteur à Coopération:
«Au secours! pourquoi? Sont-ils fous nos voisins alémaniques pour croire une telle chose? Pensez-donc, les transports publics français nous rendraient déjà complètement mabouls! Et le reste, ne le dites pas trop fort… Nous, tellement attachés à nos cantons respectifs, supporterions-nous une telle centralisation où Paris dicte sa loi à toutes les régions de France? Dur dur. Pauvre Hexagonaux, va. Ils votent une fois tous les cinq ans pour quelqu'un qui forcément les décevra. Pas de bol. Non, jamais, oh non jamais, le Romand fera partie de la France! Ou alors, qu'il émigre! Sérieusement, il y eut peut-être une période dans les années 1980, où le Romand, un peu masochiste, souhaitait papillonner au pays des Lumières. Mais aujourd'hui, pardi, nein, bitte!» 

 

Les Alémanique à propos des Romands

Les Romands ne se soucient pas beaucoup de l'environnement.


Réponse de Sophie Dürrenmatt, rédactrice à Coopération:
Non mais sérieusement? Ni une ni deux: mon premier réflexe est de consulter l'Office fédéral de l'environnement pour obtenir le détail du tri des déchets par canton. Que nenni, l'Office concerné ne les a pas. Je me rabats donc sur le nombre d'exploitations bio existant de part et d'autre de la Sarine: là, nos voisins ont une légère avance avec leurs 5903 exploitations contre nos 1129 romandes. En comparaison avec notre surface romande qui représente 23% du pays, nous devrions en avoir 1358. Côté production d'énergie solaire, là aussi, ni l’Office fédéral de l’énergie, ni Swiss Solar n’ont de chiffres à me communiquer. En désespoir de cause je suis allée discrètement compter les gourdes, en lieu et place des bouteilles en PET que nous utilisons dans notre open space bâlois où romands et alémaniques se côtoient au quotidien: à l'instant du comptage: alémaniques 7/ romands 5. Après tout, l'important c'est qu'on s'y mette tous non?

 

 

Les Alémaniques à propos des Romands

Les Romands souffrent d'un complexe d'infériorité vis-à-vis des Alémaniques


Réponse de Thierry Délèze, rédacteur en chef à Coopération:
«C’est marrant, je ne l’avais jamais entendu ce cliché-là. Pourquoi devrions-nous souffrir d’un complexe d’infériorité? Parce que moins nombreux? C’est justement parce que la loi du nombre parle en votre faveur que nous nous persuadons que tout est mieux chez nous! Ce dont nous souffrons, c’est plutôt du réflexe naturel de devoir s’affirmer pour être reconnus, coincés que nous sommes entre le grand voisin français et vous, chers cousins. La nécessité de se battre pour exister dans un pays où tout ce qui compte, ou presque, se décide et se communique dans votre langue, où l’on oublie trop souvent que la Suisse continue une fois la Sarine franchie. C’est pour cela que l’on adore vous rappeler que la croissance du bassin lémanique est supérieure à celle de Zurich, et que l’on déborde de fierté lorsqu’un Romand reçoit un Prix Nobel ou gagne Roland-Garros.»

 

 

Les Alémaniques à propos des Romands

Les Romands n'aiment pas travailler dur


Réponse de Chloé Wilhem, community manager à Coopération:
«Disons surtout que les Romands savent apprécier les bonnes choses de la vie! On travaille pour vivre, et pas le contraire… Ayant grandi au milieu d’une maman «welsch» et d’un papa «suisse toto», habitant Fribourg, travaillant à Bâle et vivant actuellement avec un colocataire alémanique, mon cœur balance et je peux difficilement être objective. Cela dit, je ne pense pas que ce cliché soit vrai. En effet, au travail, je vous reconnais rigueur et organisation. Quant à nous, notre flexibilité naturelle débouche souvent sur des solutions. Peu importe les stéréotypes, je peux vous assurer que vivre ou travailler tous ensemble est un réel plaisir et donne lieu à de grandes rigolades et des imitations d’accent à s’étouffer entre deux bouchées de purée de pommes et cervelas. Cliché n’est-ce pas?»

 

 

Les Alémaniques à propos des Romands

Les Romands ne considèrent pas les limitations de vitesse comme une obligation, mais comme une proposition


Réponse de Mélanie Haab, rédactrice à Coopération:
«Vous avez déjà pris le contournement de Berne? Quinze kilomètres infiniment ennuyeux à rouler au pas. La tentation s’avère grande de rouler juste un peu plus vite que la limitation, mais pas trop pour ne pas se faire flasher. A vue d’œil, 10% plus rapide semble un bon compromis. Depuis qu’un policier m’a confié à quelle vitesse le radar était réglé, le 120 km/h sur l’autoroute ne devient effectivement plus qu’une recommandation. La dernière voiture que j’ai possédée avait quinze ans d’âge, c’est donc plutôt par égard pour elle que je respectais – plus ou moins - les limitations ! Chez nous, il existe une blague: ‘‘Pourquoi les autoroutes en Valais sont-elles rembourrées sur les côtés? Pour pouvoir rouler bourré!’’» 

 

 

Les Tessinois à propos des Romands

Les Romands ne boivent que le vin blanc de chez eux


Réponse de Joëlle Challandes, rédactrice à Coopération:
«Naturellement ! Il faut dire qu’à eux seuls, Vaud (39%), Valais (29%) et Genève (10%) comptent plus des trois quarts des surfaces des cépages blancs du pays, avec l’extraordinaire chasselas en tête. Cela ne vous suffit pas? Alors fermez les yeux. Imaginez-vous perché sur un spectaculaire vignoble en terrasses, face à un lac Léman scintillant au soleil et aux grandioses Alpes. Bienvenue à Lavaux, l’une des huit régions viticoles du canton de Vaud, inscrite depuis 2007 en tant que bien culturel au Patrimoine mondial de l’Unesco. Vous êtes en bonne compagnie et un vigneron vous fait déguster l’un de ses blancs, tout en vous parlant passionnément de son métier. Le temps s’arrête, vous n’avez qu’une envie, trinquer.
PS: excusez les éventuelles imprécisions de ces lignes; il est à peine 11h30 et j’ai déjà bu deux verres de blanc… vaudois évidemment.»
 

 

 

Les Tessinois à propos des Romands

Les Romands n'aiment pas être confondus avec des Français


Réponse de Tatiana Tissot, rédactrice à Coopération:
«Membre minoritaire d’un petit pays, le Suisse romand doit élever le ton pour montrer qu’il existe. Et il répugne à ce que son identité soit diluée dans la culture française. Certes, nous sommes influencés par nos voisins, mais nous avons à cœur de nous en distinguer. Le Suisse romand cultive un complexe vis-à-vis de ce grand pays qui parle la même langue que nous, mais qui prétend la parler mieux. Nous confondre avec les Français relève en fait de l’insulte. Pourquoi? Car ils ont mauvaise réputation chez nous – une généralisation qui ne nous fait pas honneur. Quand on entend ''Français'', on a en tête l’archétype du Parisien, qui débarque à Lausanne, notre capitale culturelle, et lance tout haut ''Mais il n’y a rien à faire ici!''. Comment ne pas grincer des dents? En vacances au Tessin, il serait donc agaçant pour nous d’être confondus avec des Français, tout comme les Tessinois qui n'aiment pas être pris pour des Italiens!»

 

 

Les Tessinois à propos des Romands

Les Romands aiment se faire remarquer en arrivant en retard aux réunions


Une réponse de Jasmina Slacanin, rédactrice à Coopération:
«Vous, vous avez l’heure, nous, nous avons le temps! Plus sérieusement. Je ne suis pas du tout d’accord avec cette affirmation car a) il n’y a pas qu’aux séances où nous sommes en retard ! et b) nous n’avons pas besoin d’oublier l’heure pour nous faire remarquer. Ce manque de ponctualité aux séances s’explique par des facteurs scientifiques. En courant, pour arriver à temps, le risque de renverser notre café à l’emporter ou de faire tomber notre dossier coincé sous le bras augmente. C’est de la pure physique !
Et durant la réunion, nous continuerons à attirer votre attention du fond de la salle par nos conversations discrètes ponctuées de quelques rires. Car pourquoi attendre la fin d’une séance pour en faire le debriefing? Sur ce coup-là, nous ne sommes jamais en retard!»
 

 

 

Les Tessinois à propos des Romands

Les Romands ont tous un parent ou une connaissance qui travaille à l'ONU


Une réponse de Jean-Dominique Humbert, rédacteur en chef adjoint à Coopération:
«Alors là, les amis, vous m’épatez ! Parce que figurez-vous, côté clichés sur les Romands, je ne connaissais pas du tout celui-là. Et essayant de comprendre comment a bien pu vous venir cette idée, je me suis souvenu que c’est avec un conseiller fédéral romand, alors ministre des Affaires étrangères, le Fribourgeois Joseph Deiss, que la Suisse a fini en 2002 par adhérer à l’ONU, ce même Joseph Deiss qui sera, huit ans plus tard et à New York, le 65e Président de l’Assemblée générale de l’ONU. Y verriez-vous un lien de cause à effet ? Ou serait-ce parce que vous pensez qu’à Genève, siège européen de l’ONU, nous avons au moins un parent ou un ami ? En tout cas, à l’ONU et dans les questions du monde qu’y doivent s’y résoudre, il vaudrait bien qu’on y entende parler la langue des Tessinois : quand on vous écoute, dans vos inflexions qui presque chantent, on a chaque fois l’impression que la vie avec vous est plus simple et qu’une solution est à l’horizon. Et à propos, en y réfléchissant, je trouve bien une ou deux connaissances à l’ONU…»

 

Les Tessinois à propos des Romands

Les Romands aiment bien dire «chez nous c'est mieux»


Réponse de Mélanie Haab, rédactrice à Coopération:
«C’est vrai. Et on n’a même pas besoin d’exagérer. On a le plus beau lac (le Léman), la plus belle montagne (le Grand Combin), la meilleure spécialité (la fondue), les meilleurs vins (le Cornalin, l’Arvine, la Syrah, le Dézaley, pour ne citer qu’eux), les meilleures hautes écoles (l’école hôtelière et l’EPFL), les plus belles filles (depuis Christa Rigozzi, il y a eu deux Miss Suisse venant de Suisse romande), le plus beau château (Chillon, désolé Bellinzone!), le plus grand parc miniature (le Swiss vapeur parc, désolé Swissminiatur!), les expressions les plus imagées («comme grêle après vendanges», «mettre l’église au milieu du village»). Et Bastian Baker. Y a-t-il encore quelque chose à ajouter?»