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Chocolat: sensuelle gourmandise

Associé à la Saint-Valentin, le chocolat se déguste passionnément. Sa réputation voluptueuse a traversé les siècles.

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08 février 2021
Aphrodisiaque ou pas, le chocolat c’est que du bonheur si on le déguste à petite dose!

Aphrodisiaque ou pas, le chocolat c’est que du bonheur si on le déguste à petite dose!

«Le chocolat est divin, moelleux, sensuel, profond. Noir, somptueux, gratifiant, puissant, dense, crémeux, séducteur, suggestif, riche, excessif, soyeux, doux, luxueux, céleste…» Il s’agit d’une citation de l’auteure américaine de recettes Elaine Sherman, décédée en 2001. Elle avait créé l’entreprise Madame Chocolate et publié avec ce nom un ouvrage de recettes tout chocolat. Comme elle, moult amoureux de cette gourmandise lui prêtent de nombreuses vertus. Et cela ne date pas d’hier...

La réputation aphrodisiaque du chocolat viendrait, selon le scientifique Michel Barel, des Aztèques. Expert en cacao, il explique que le chocolat précolombien, appelé «xocoatl», consistait en des mélanges à boire composés de pâte de cacao râpé et de divers ingrédients tels que farine de maïs, aromates, épices ou encore décoctions. L’ingénieur écrit que les nobles ont alors l’habitude d’en consommer «additionné de produits stimulants qui leur permettent d’honorer leurs nombreuses femmes.»*

Quatre siècles plus tard, en 1702, le médecin français Louis Lémery, cité dans le récent ouvrage d’Alain J. Bougard**, a ces mots à propos du chocolat: «Ses propriétés stimulantes sont propres à exciter les ardeurs de Vénus.» Le cacao, une denrée luxueuse, se fait médicament. En 1860, Napoléon III le qualifie de «physiquement et moralement salutaire». Selon l’article «Sexualité, cœur et chocolat», paru dans la Revue Médicale Suisse***, plus de 100 indications thérapeutiques du cacao et du chocolat étaient répertoriées entre le XVIe et le XXe siècle!

Car une denrée venue des tropiques ne s’impose pas d’elle-même: «On oublie trop souvent que tout ce que nous mangeons est passé par une étape pharmaceutique, devant justifier quels bienfaits apporte tel ou tel nouvel aliment. Le chocolat n’a pas échappé à cette règle», observe Gilles Fumey****.

Merci au cacaoyer

Les fèves de cacao sont à la base de l’élaboration du chocolat. Celles-ci sont extraites des fruits du cacaoyer, un arbre qui prospère dans les régions chaudes et moites de l’équateur. Les planteurs d’Amérique latine le nomment «mère du cacao». Ce sont les Mayas qui ont découvert que ses graines pouvaient se consommer, après avoir été fermentées, séchées, torréfiées et broyées.

Comprendraient-elles ainsi des substances quasi magiques? C’est loin d’être sûr, mais l’effet de certaines substances actives contenues dans le chocolat pourraient bien avoir un effet bénéfique sur la santé. Si ces irrésistibles petits carrés assurent un certain bien-être, c’est parce que la spécialité contient des molécules proches des endorphines, les molécules du plaisir. Mais aussi de la matière grasse et du sucre: gare à ne pas en abuser et à se souvenir que plus le chocolat est riche en cacao, moins il contient de sucre.

A lire pour aller plus loin:
* Michel Barel, «Du cacao au chocolat - L’épopée d’une gourmandise», Ed. Quæ
** Alain J. Bougard, «Femmes et chocolat – Une histoire d’amour», Ed. Cabédita
*** F. Bianchi Demicheli, L. Sekoranja, A. Pechère-Bertschi, «Sexualité, cœur et chocolat», article de la Revue Médicale Suisse du 20 mars 2013
**** Gilles Fumey, «Douceurs et amertumes du chocolat de Suisse et d’ailleurs», Ed. d’en bas

Dessert à la minute: pour fondre de plaisir à deux

Dans une petite casserole, porter à ébullition 1 dl d’eau avec 20 g de sucre. En parallèle, éplucher deux belles poires, les couper en deux et retirer les trognons. Faire des tranches d’env. 3 mm. Une fois que le sucre est dissous dans l’eau, baisser à feu moyen et y cuire les tranches de poires env. 3 min. Sortir les fruits et les dresser sur deux assiettes. Casser env. 30 g de son chocolat noir préféré et le faire fondre à feu doux dans une petite casserole, additionné d’une larme de demi-crème. Verser en zigzag sur les poires et déguster sans tarder.