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Demeurons forts!

Dans des moments difficiles comme celui que nous vivons, il est crucial d’avoir un système immunitaire performant. Nos astuces pour renforcer les défenses de l’organisme. 

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Heiner H. Schmitt
23 mars 2020

Les vitamines permettent de renforcer les défenses de l'organisme.

Pour rester en bonne santé ou retrouver rapidement la forme à la suite d’une maladie, notre corps a besoin d’une armée puissante, capable de lutter contre les innombrables ennemis venus de l’extérieur. Pour combattre les maladies, le corps humain dispose de deux systèmes de défense parallèles: le système immunitaire inné, dit «non spécifique», et le système immunitaire adaptatif, ou acquis, dit «spécifique».

La défense non spécifique s’attaque à tous les agents pathogènes, quels qu’ils soient, à grand renfort de phagocytes et de cellules tueuses. Les défenses adaptatives se construisent, elles, au cours de la vie sur l’expérience des maladies rencontrées. Après une infection, le système immunitaire apprend à reconnaître certains virus ou bactéries. Il fabrique des anticorps qui lui permettront de se défendre lors d’une nouvelle attaque par ce même agent infectieux. En cas de nouvelle infection par un agent pathogène déjà combattu par le passé, ce dernier est reconnu par le système immunitaire et peut être combattu et éradiqué «à la racine».

C’est au moment de la mobilisation des défenses immunitaires, à la suite de la pénétration d’un agent pathogène dans l’organisme, qu’est décidé, si oui ou non, la personne tombera malade et, si tel est le cas, la gravité de la maladie. On retiendra que plus le système immunitaire est fort, plus le risque de contracter une maladie (grave) est faible.

Un système immunitaire vigoureux est une barrière efficace contre les infections.

«On peut partir du principe qu’un système immunitaire fort permet de mieux faire face aux infections, affirme Sarah Tschudin Sutter (44 ans), médecin-cheffe et directrice du groupe de recherche à la clinique d’infectiologie et d’hygiène hospitalière de l’Hôpital universitaire de Bâle. Cela semble également être le cas avec le coronavirus dans la situation actuelle.» La professeure de la fondation pour l’épidémiologie des infections à l’Université de Bâle émet néanmoins une réserve: «De bonnes défenses immunitaires ne peuvent toutefois pas empêcher une infection.»

Cependant, le bon fonctionnement de la défense non spécifique dépend également d’autres facteurs. En effet, l’immunité innée est de moins en moins efficace avec l’âge: plus une personne vieillit, plus elle est vulnérable. Le fait d’avoir souffert antérieurement de certaines maladies n’est pas non plus un facteur favorisant, car lesdites maladies affaiblissent le système immunitaire. Certaines personnes présentent ainsi des défenses immunitaires réduites. C’est le cas des malades chroniques, des patients atteints de cancer sous chimiothérapie ou des personnes vivant avec un organe greffé et contraintes de prendre des immunosuppresseurs pour empêcher le rejet.

Afin de limiter autant que possible le risque de tomber malade, la règle est la même pour tous, que l’on soit en bonne santé ou fragile: faire le maximum pour avoir une «police interne» bien préparée. L’«entraînement» nécessaire se compose des neuf étapes suivantes.

Une approche positive de la vie, des moments de détente, préservent la santé.

Alimentation équilibrée

Pour un fonctionnement optimal de toutes ses fonctions, l’organisme a besoin de vitamines et de minéraux en quantité suffisante. Ceux-ci sont présents dans les fruits, les légumes, la salade, les baies, les champignons, les noix, les graines, les poissons, les œufs, les légumineuses, les produits céréaliers et la viande. Le gingembre, l’ail, l’oignon et le raifort stimulent aussi le système immunitaire. Le tout doit être complété par la consommation d’un à deux litres d’eau ou de tisane non sucrée par jour.

Faire de l’exercice

Footing, randonnée, vélo, promenade, peu importe: l’essentiel est de faire régulièrement de l’exercice en plein air. Des études scientifiques montrent que 30 minutes d’activité physique par jour ou 150 minutes par semaine permettent d’éviter un décès sur douze.

Dormir suffisamment

Le manque de sommeil affaiblit les défenses immunitaires. Il faut donc absolument dormir au minimum six à sept heures par nuit. La température idéale de la pièce se situe entre 16 et 18 °C.

Eviter le stress

Le stress affecte non seulement les nerfs, mais également la santé et le système immunitaire. Pour éviter d’être en permanence sous tension, pensez à faire des pauses le week-end et évadez-vous, si vous le pouvez.

Maintenir des muqueuses humides

Les muqueuses nasales sèches sont très sensibles aux agents pathogènes tels que les virus et les bactéries. Il convient donc de garder les muqueuses bien lubrifiées. Comment? En utilisant un spray d’eau de mer, par exemple. Autre option possible: maintenir le taux d’humidité dans la maison entre 40% et 60%.

Se rincer la bouche

Se gargariser fréquemment permet aussi de réduire la charge virale.

Alterner chaud et froid

Les bains thermaux suivis d’une douche froide ou d’une exposition à l’air frais, les bains Kneipp, le sauna, ou la baignade en eau froide ont pour effet de booster le système immunitaire.

Demeurer optimiste

Voir le verre à moitié plein et rire beaucoup met non seulement du baume au cœur, mais également au corps. L’optimisme a une influence bénéfique sur les organes du cerveau, l’humeur, les performances et les défenses immunitaires.

Et bien d’autres choses...

Les gens qui ne fument pas, qui boivent avec modération et qui évitent le sur­poids font, c’est certain, un cadeau à leur organisme. L’observation de ces mesures ne garantit pas que vous ne tomberez pas malade, mais la probabilité en sera plus faible. «Vivre et manger sainement n’est jamais mauvais, déclare Sarah Tschudin Sutter. Mais il faut attendre un certain temps avant de voir les effets positifs sur le système immunitaire.»


Les fantassins du système immunitaire*

  • Les commandants: les lymphocytes T auxiliaires ou T helper dirigent la défense via des médiateurs chimiques.
  • Le commando tueur: ces cellules patrouillent à l’intérieur de notre corps en quête de cellules malades (p. ex. cellules infectées par un virus ou cellules cancéreuses) pour les détruire.
  • Les armuriers: les lymphocytes B fabriquent des anticorps qui décomposent les envahisseurs tels que virus et champignons. Les lymphocytes B sont «intelligents» et reconnaissent les agents pathogènes auxquels le corps a déjà été confronté.
  • Les colombes de la paix: les lymphocytes T régulateurs empêchent les autres cellules immunitaires d’attaquer les cellules saines.
  • Les troupes de défense: les granulocytes et les macrophages, connus sous le nom de «phagocytes» ou «cellules tueuses», s’attaquent à tous les germes et les rendent inoffensifs.

* On peut imaginer le système immunitaire comme une armée d’élite chargée de préserver la santé ou de nous aider à la récupérer. Nous vous présentons ses principaux fantassins.


Les bons côtés de la fièvre

On parle de fièvre quand la température du corps atteint ou dépasse les 38,2 °C (38,5 chez les enfants). Même s’il est désagréable, ce mécanisme est des plus importants. La fièvre est certes une réaction inflammatoire, mais elle active également les défenses de l’organisme. Pour cette raison, il n’est conseillé de faire baisser la fièvre que si celle-ci est mal supportée ou en cas de problèmes.

En cas de symptômes suspects liés au coronavirus, suivez impérativement les recommandations de l’OFSP et contactez votre médecin par téléphone.