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Le bien-être venu d'ailleurs

Une nouvelle année, c’est l’occasion de modifier son mode de vie et sa façon de voir les choses. Voici des concepts empruntés à d’autres cultures pour cocooner ou renouer avec la simplicité. Des idées qui ont aussi un écho côté déco.

20 janvier 2020

Grâce au hygge, les Danois gardent le sourire durant leur long hiver. Leur secret? Ils se créent une ambiance réconfortante, à l'aide de plaids, chaussettes en laine, boissons chaudes et... bonne compagnie.

Un hiver plus hygge

Cocooning à la danoise

Selon le baromètre mondial du bonheur (World Happiness Report) de 2019, le Danemark arrive au second rang des pays les plus heureux, juste derrière la Finlande. Un des secrets des Danois est qu’ils cultivent un environnement hygge (prononcer hü-gueu). Ils tirent parti de leur sombre et long hiver pour se calfeutrer à la maison avec leurs proches, une tasse de thé ou de vin chaud dans une main, une pâtisserie faite maison dans l’autre. Ce qui compte, c’est de partager un moment ensemble, devant un feu de cheminée ou en allumant des bougies pour parfaire l’ambiance.

Ce qu’on retient: ne pas se laisser abattre si le temps fait grise mine. Mais plutôt porter de grosses chaussettes en laine réconfortantes et s’entourer des gens qu’on aime. Soirée film, jeux ou discussion: la simplicité est de mise. L’important est de laisser de côté son téléphone portable! L’ambiance hygge parfaite: une soirée au chalet en bonne compagnie, après une journée de ski.

En déco: ajouter un plaid et des coussins sur le canapé, adopter des coussins de sol, parfaire l’atmosphère douillette en jouant sur un éclairage tamisé et allumer plein de bougies.

Pour aller plus loin: "Le livre du hygge" de Meik Wiking, Ed. First
 

Le wasi-sabi japonais

Célébrer l’imperfection

Ce concept japonais, dérivé du bouddhisme zen, célèbre la beauté des choses imparfaites et fugaces. Dans une société standardisée, il propose de tourner le dos au clinquant et à la quête de la perfection, pour se recentrer sur des choses moins lisses. Et prendre conscience que la beauté survient aussi des imperfections. Le wasi-sabi nous ouvre les yeux sur la beauté des choses singulières et humbles, que ce soit dans le monde qui nous entoure ou dans la nature. Il prône une reconnexion à celle-ci et une satisfaction dans la simplicité.

Ce qu’on retient: avec humilité, on arrête de rechercher la perfection à tout prix, et de vouloir trop en faire. On accepte aussi l’imperfection du monde. On se laisse émouvoir par des choses simples et imparfaites au quotidien: une ride d’expression, un objet patiné par le temps, une fleur qui a commencé à faner, une note griffonnée à la main…

En déco: un objet chiné légèrement rouillé, du bois flotté, un bol en céramique artisanal à la forme imparfaite. Le charme et le vécu de ces objets apportent de l’authenticité à son intérieur.

Pour aller plus loin: "Wabi-Sabi: Le bonheur est dans l’imperfection" de Beth Kempton (Ed. Marabout) 

 

Vivre slow avec le lagom

Trouver l’équilibre à la suédoise

Dans un monde où la surconsommation domine, il y a quelque réconfort à tirer de la notion suédoise du lagom. L’idée peut se résumer par: ni trop ni trop peu. Cette modération choisie s’oppose au «toujours plus» et au gaspillage. Ce qui constitue le «juste assez» est laissé à l’appréciation de chacun. Outre la simplicité, le lagom se base sur l’ordre et la sérénité. L’autre côté de cet art de vivre prône de rester dans la norme et d’éviter les excentricités: une forme de pression sociale. On prend ce qu’on y veut et on laisse le reste!

Ce qu’on retient: se contenter de ce qu’on a, acheter moins de choses, mais de meilleure qualité et qui dureront plus longtemps. Etre locavore, zéro déchet et pratiquer des activités dans la nature, c’est aussi lagom.

En déco: dans cet idéal de simplicité et de fonctionnalité, on vise un intérieur apaisé, aux couleurs douces, et on désencombre en rangeant dans des placards les objets que l’on souhaite garder. L’idée est de se simplifier l’existence, l’ordre amenant la sérénité. Les bibelots n’ont pas la cote dans cet art de vivre.

Pour aller plus loin: "Lagom — Vivre mieux avec moins" de Anna Brones, Ed. Dunod

 

D’autres arts de vivre dont s’inspirer

Le friluftsliv norvégien: c’est ce besoin de vivre au grand air et de s’immerger dans la nature par des activités comme la rando, la pêche, le camping. Ne faire plus qu’un avec les éléments, c’est le bonheur à la norvégienne.

Le còsagach des Ecossais: la satisfaction de se calfeutrer avec un livre autour du feu pendant qu’une tempête fait rage dehors, et l’art de se recentrer sur soi-même en prenant le temps d'apprécier les choses simples. Une sorte de hygge à la sauce des Highlands.