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Apprendre à s'aimer!

Se respecter et se sentir accomplie, pas facile dans un monde très attaché à l’apparence physique des femmes. L’actrice et activiste Jameela Jamil s’associe à The Body Shop pour faire taire cette petite voix qui nous dit qu’on n’est jamais assez mince ou jolie.

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Getty images, DR
25 mars 2021
L'obsession du poids  et de l'apparence pèse  en particulier sur les femmes. S'en libérer n'est pas simple, mais reste crucial pour l'estime de soi.

L'obsession du poids et de l'apparence pèse en particulier sur les femmes. S'en libérer n'est pas simple, mais reste crucial pour l'estime de soi.

«Lorsque j’étais ado, tout ce qui m’importait était que je n’étais pas assez belle ni assez mince, ni assez claire de peau», raconte Jameela Jamil (35 ans), actrice, présentatrice et activiste, née à Londres. «Je ne correspondais à aucun archétype de beauté dont j’étais bombardée.» Une mauvaise image de soi qui a plongé la jeune femme dans les troubles alimentaires.

Aujourd’hui, celle qui est connue pour son rôle dans la série américaine «The Good Place» profite de sa notoriété pour faire bouger les lignes. Elle est l’égérie de The Body Shop dans sa campagne «Self Love», dédiée à l’estime de soi. L’objectif: encourager femmes et hommes à s’aimer et se respecter. Une problématique cruciale de nos jours.

Jameela Jamil observe en effet avec inquiétude l’impact des réseaux sociaux sur les adolescent(e)s. «Les statistiques montrent une hausse des troubles alimentaires, des opérations chirurgicales, des gestes d’automutilation ou de tentatives de suicide chez eux.» Selon elle, les parents ne réalisent pas toujours à quel point les algorithmes traquent ce public avec des images ou vidéos «toxiques».

Des ados livrés à eux-mêmes

Pour pouvoir en discuter en famille et déconstruire ces images et vidéos très retouchées, il faut comprendre le phénomène. Or il est sous-estimé par les parents et l’école, regrette l’actrice. Sa bête noire: les influenceurs vantant des régimes problématiques pour la santé. «C’est un cauchemar! La mauvaise estime de soi épuise les victimes, et les conduit tout droit vers des troubles du comportement.»

Il faut aussi noter que sur les questions d’estime de soi, femmes et hommes ne sont pas égaux, d’après Sara Kuburic (29 ans), thérapeute et consultante pour The Body Shop. «La société continue de juger la valeur des femmes à leur apparence», observe celle qui est surnommée the Millennial Therapist. «On espère que cela change doucement, mais cette idée insidieuse est transmise via la publicité… ainsi que de mère en fille!» L’activiste Jameela Jamil considère ce poids comme une injustice contre laquelle il faut se rebeller. «Tout ce boulot que l’on doit faire pour contrer le temps et la gravité – les hommes ne l’ont pas sur les épaules», martèle-t-elle.

«Ces heures passées à nous préoccuper de notre apparence, c’est autant de temps qui n’est pas consacré à autre chose – notre éducation, notre carrière ou notre famille par exemple. On est distraites par cet idéal de beauté inatteignable, nous menant toutes à un échec inéluctable. Ce qui nous fait nous sentir vulnérables. C’est une conspiration!»

Jameela Jamil, actrice et présentatrice très engagée pour l'acceptation de soi.

Jamais assez bien

L’actrice s’agace en particulier contre les marques de cosmétiques, dont les publicités poussent les femmes à se sentir mal dans leur corps, à devoir l’améliorer sans cesse. «Il est pourtant possible de vendre des produits de beauté sans pousser ses clientes à nourrir une haine de leurs corps.»

Jameela Jamil raconte avoir eu un déclic après des années à nourrir une attitude négative. «J’ai trouvé la force en moi de m’aimer telle que je suis, et de me battre contre les injonctions. Or j’ai perdu beaucoup de temps avant d’y arriver et souffert de troubles alimentaires durant vingt ans.» C’est pourquoi elle a lancé le mouvement I Weigh sur les réseaux, réunissant une communauté épuisée par cette insatisfaction permanente et souhaitant se rattacher à des valeurs plus constructives. L’idée: se concentrer sur ses accomplissements plutôt que sur le chiffre affiché par sa balance.

Dézoomer!

En même temps, Jameela Jamil veut à tout prix éviter le piège de la positivité toxique. On n’est pas forcée de s’aimer de la tête aux pieds, mais elle recommande de dézoomer et de ne pas s’attarder sur ses complexes.

Selon la thérapeute Sara Kuburic, la crise du coronavirus a tout de même changé la donne. «Les attentes sur l’apparence sont moins fortes. En tête-à-tête avec soi-même, on n’est plus tentées de chercher une forme d’estime de soi dans le regard des autres, mais en nous-mêmes.» Or les visioconférences ont poussé de nombreux télétravailleurs à recourir à la chirurgie esthétique… Apprendre à s’aimer tel que l’on est: tout un programme, et un fragile équilibre à trouver! 

Pour aller plus loin, des astuces et des témoignages inspirants sur le site: www.thebodyshop.ch/fr/self-love
 

Amour de soi

The Body Shop lance un message universel

Avec sa campagne «Self Love Uprising», The Body Shop encourage l’amour de soi. Selon un sondage réalisé auprès de 22000 femmes et hommes dans 21 pays, un sur deux ressent plus de doutes que d’estime de soi. Les trois principales raisons sont la situation financière (32%), la non-réalisation d’objectifs de vie (25%) et l’apparence (23%). The Body Shop souhaite sensibiliser la société sur cette problématique et encourager 1 million de gestes d’amour de soi en un an, avec le hashtag #Self LoveUprising. L’idée derrière: des gens bien dans leur peau ont un impact positif sur le monde!